7 jours de gagnés sur la partition du temps, un peu d’énergie de Patrick

Le Mercredi d’avant le 24 septembre 25, le mercredi d’avant son automne, qui serait monotone sonotone

Ce soir, son ventre devrait être rouvert. Selon l’axe d’un sourire inversé, sur 27 cm 

Opération repoussée de 7 jours

Opérable une semaine plus tard, le têtard était content d’avoir gratté une semaine pour vivre

C’est son dernier mercredi, il jouit de chaque détail dans l’entre-temps du tentant

Son ventre encore fermé pour 7 jours eut déjà tant de mal à cicatriser de la première fois. Il fallut six mois, avec plein de complications, un hématome, c’est-à-dire une hémorragie, puisune fistule infinie…

Alors, avec ces 7 jours de vie gagnés, il a pu :
-Nettoyer sous son lit

-voir l’exposition des parfums Dyptique à la poste du Louvre impeccablement refaite, avec son roof taupes, bar de toit ouvert depuis le printemps 22 ou 23

Passer voir Gérard, qui tient la galerie Leo Arte sur les quais,  face au Louvre, pour voir l’exposition de 11 dessins de Christo

Passer à la si jolie galerie sombre de l’Académie des beaux-arts à l’Institut de France, voir l’Expo trames et structures de Jenny Robinson…

Suite de la liste : il a aussi pu…

  • faire les courses, remplir son congélo pour la solitude d’après
  • en profiter -selon sa règle des 10% – pour subtiliser deux piccadons pseudo-artisanaux, un mini-paquet de parmesan bio, deux kiwis jaunes
  • emmener deux Allemands jeudi du marché d’Aligre au Marais, comme avec Élise fin juin 2020
  • Improviser l’itinéraire de vendredi avec un second couple d’Allemands, à partir de l’Arc du triomphe de Christo et sa Jeanne Claude
  • Avoir le doux rituel d’une dernière seance énergéticienne lundi avec Patrick Fernandez, énergéticien, bienheureux de ses mains, lesquelles transmettent dieu sait quoi, en tout cas, ça en a guéri plus d’un, c’est bien là. Ce soin est bon. Il s’accompagne ensuite de puissants tambours et autres surprenants instruments de musique. Énergéticien fort aussi, durant ses séances, d’un chant résonnant dans la pièce, chargé d’intonations vocales chantées dans sa langue intérieure. Des ondes de gorge, des rivières sonores, des cris selon ce qu’il sent et ressent en vous. Des chants comme surgis de la nuit de temps chamanes. C’est mystérieux, sans théâtre. Ça a l’air vrai.

  • Mardi, journée libre, ultime liberté, flot d’angoisse diffuse des veilles de mise à feu de soi. Insuffisance hépatique postopératoire ou pas, on verrait bien. Ce ne fut pas le cas. Douce dérive parisienne de dernier jour libre, un peu résignée, entre deux eaux, se regardant dans l’eau vague comme du dessus du bloc opératoire, flottant sur la Seine rêvée. L’eau de toutes les énergies   passant…

Dans un salon de gastronomie préparation de courgettes rôties simplettes vite expédiée avec un chef israélien. Puis d’un sublime Riz valenciana au ris d’agneau et olives séchées fondantes. Svec le second du restaurant El Poblet**, Valencia : Luis Valls. La recette de aroz a Valenciana était très bonne, avec des raffinements aperitifs bien dignes d’un deux étoiles Michelin.

Le résultat de ma préparation.
  • Dernière promenade rémunérée avec un couple de Düsseldorf, du Christo du moment aux Champs-Elysées jusqu’au Christo d’antan : le Pont-Neuf emballé en 1985. Fin en terrasse, à la demande du client venu en Porsche de Düsseldorf, rue de Buci. Très mauvaise tarte Tatin. Deux expos, une ultime pérégrination de charme. Parfois j’aime vraiment ce boulot…

Samedi : la tranquillité

Vaine tentative d’aller au festival des jardins de Chaumont-sur-Loire sans qu’il y pleuve dès l’instant où j’ai franchi les portes du Domaine. Jusqu’au dimanche vers 8 heures Nuit à la Tranquillité. Train de retour vers Paris à 09:16.

Anticipation de ce que je connais si bien pour l’avoir vécu

1. la salle de réanimation post-opératoire. Je vais y passer 4/5 jours. Mon risque est celui d’une insuffisance hépatique dans les huit premiers jours.

Train d’Austerlitz vers Onzain- Chaumont-sur-Loire

En bouche
Un petit goût du thym
Mélangé à du pain complet et à ces rillettes qui ont les mêmes valeurs, disait la publicité
Le thym je l’avais
Cueilli au jardin des Plantes
Juste avant mon dernier train à Austerlitz
menant aux jardins de Chaumont, via Onzain

Lors d’un arrêt  » en pleine voie » annoncé par une voix nasillarde
Je ne tente pas d’ouvrir d’autres portières que celles qui m’habilleront pour l’hiver
Je sors quand même divaguer sur les voies…

Mais ce sont les chambres du couloir de l’hôpital, après la réanimation.

Ce sont des couloirs d’hôpital où Philippe Lanson raconte qu’il ne voit que portes ouvertes et télé à fond dans les chambres de moribonds, les momies ridées triplepface
Je connais si bien cette vision

J’en ai tant vu de ces momies à porte ouvertes
lors de mes premières promenades de couloirs post-opératoires
Avançant d’un pas lent de zombie
En slip synthétique sous une couverture bleue merdique

Trainant mon déambulateur,une tige a pied cruciforme sur quadruple roue
grinçant dans les tournants

À peine ôtés
Les tubes dans la gorge que l’on sent à chaque fois qu’on déglutit
Pendant les quatre-cinq jours de réanimation
Suivant la dalle de réveil où tu as des hallus
Au réveil
Si tu as été réopéré deux fois en 48 heures

A supposer que tu en sortes, des cinq jours de réanimation

Si et seulement si
Tu as réchappé au principal risque :
Celui d’insuffisance hépatique, consécutif à l’ablation du foie droit
Faut dire que
35 % du foie suffit à survivre, sauf quand ça foire

sauf complications
Ce dont je suis spécialiste

Je les ai toutes testées, les complications :


Hématome, hémorragie ventrale, fistule, d’où fuite de liquide du foie pendant six mois

Mais j’ai la foi
Qui comble les déserts
On verra de quoi ils sont faits dans les couloirs de nuit déserts ou l’on n’entend que la tonitruante voie de l’infirmier Jean-Louis, qui respire aussi haut qu’il parle. Sans oublier certaines infirmières de nuit bavardes et creuses téléphonant sans fin à des Mireille ou Catherine outre-mer, doudou, dis-donc !

J’étais dans la chambre où se trouve le poste des infirmières, et la réception des visiteurs de jour, juste en face, ça fait du passage


Ma chambre est toujours à côté de ces deux points, précisément
Ce fut déjà le cas trois fois
Logique :
C’est celle du dernier arrivé
Qui n’est ni gradé ni général
Ma seule armée est fantôme
Elle est faite de la puissance de mes espoirs
De la sourde
épaisseur du désespoir

Élise me répond ainsi pour m’encourager :

 » Ton armée est aussi faite de toute la force que tu as accumulée avec ton rapport si singulier au monde, aux goûts, aux fleurs et aux œuvres.
À force de te souvenir du pire , la prochaine opération va, j’espère, être plus simple.
Je t’embrasse fort
E »

Juste avant la pluie
Je vois cette dernière rose trémière, un escargot rusé s’y est réfugié. Croisé vers le château…
🐌

La tranquillité. Mais le clapotis de la pluie sur le Velux.

J’suis arrivé à Paris quand Armstrong marchait sur la lune, qui était pleine ce soir
Je profite en accès libre du roulis du Corail
Mon dernier dernier train d’avant
Revenait d’Onzain où il pleut de nuit pour cacher la lune
En revenant je me suis pas arrêté à Amboise où gît da Vinci dans la chapelle du château d’Amboise
J’suis même pas allé faire un tour à Blois
Ni à Orléans–les Aubrais
Il faisait trop moche


Mais Zut
J’ai ramèné la pluie avec moi à Paris
Ça m’apprendra à partir en quête de rêve de jardins dans l’Ouest.

Je suis un escargot sous la dernière rose trémière sur le pont entre Onzain et Chaumont-sur-Loire

Lundi

Un repas, une Cène en solitaire dans la milleure pizzeria d’Europe 2021, Peppe, rue Saint-Blaise
ne me dit trop rien. Je choisis après les choses nécessaires d’aller au cinéma.

J’ai vu un bout de « La boîte noire « et le Dune du cinéaste Villeneuve. Excellente esthétique et rapports aux matériaux et structures
Les vers géants du desert
ne m’auront pas
Car je suis l’aura

J’exprime souvent par gestes et ondulations des jambes,  bras, hanches
(Façon taichi des bras :  il s’agit de valoriser en moi l’aura du réel d’un moment  » extériorisé »)
Les sons que j’entends et apprécie sont dansés aussitôt
Je suis au diapason d’une notable partie ce que j’entends et vois, qui me traverse un peu :
Un hydravion, un freinage, un roucoulis de pigeon que j’ai renoncé à chasser de la cour d’immeuble, une rumeur de ville…

Je suis tout
Tout sauf l’odeur d’ail
Sempiternelle des cuisiniers clandestins du premier (de 7 heures à Minuit)

Je suis une fermeture éclair beaucoup trop serrée
sur un ventre plat
comme la Terre au XIVième  siècle

Je referme chaque nuit ma fermeture éclair ventrale
Ouf, au moins, elle ne se défait plus en cours de rêve, comme sous la douche ! Mais elle tend tant la peau qu’on la voudrait desserrer. Ou ouvrir vrt fermer à volonté.  Ce que je demande à mon trio de chirurgiens, 10 secondes avant la générale (anesthésie) en trois points corporels. Dans le dos, la péridurale.

Au dernier instant, l’odeur chimique de l’anesthésiant sous le masque. Pendant l’opération, les produits morphinoides, les opiacés. Comme la kétanine, qui m’a fait halluciner en salle de réveil, quand il a fallu me rouvrir au bout de 48 heures. Ça, c’était l’opération d’avant.

Il y aura la poire à morphine pendant la réanimation, puis les premiers jours hospitalisés On a droit à 61 pressions sur la poire en caoutchouc par jour. J’en utilisais une dizaine.  On me disait parfois :  « Mais Monsieur, utilisez-là plus ! »

J’y pense en réa après l’op.
C’est l’enfer absolu, la salle de rea, mais avec un personnel très gentiment dévoué. Tuyaux de partout.  Finition tuyau dans le nez traversant vers le palais supérieur de la mâchoire. Où se trouve un embout de silicone que tu sens en deglutissant. À chaque fois. Gloups !

25 septembre 26 – Le matériel musical utilisé en séance par l’ami Patrick Fernandez, énergéticien et magnétiseur, qui m’a (re)chargé depuis un an autant que faire se peut : Dans le contexte du manque de foi(e) prononcé qui me caractérise. En lui j’ai foi, une foi rayonnante, pas aveugle, en moi il a foie. Une remarquable synergie…

Croyez en lui, il croîtra en vous…

2 réflexions sur “7 jours de gagnés sur la partition du temps, un peu d’énergie de Patrick

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