Oh, Mama Lisboa, reviens stp !

Nous sommes dans les quartiers chics, un peu façon rue la Boétie et compagnie. Checkin fait.

Dans la chambre où sommeillent les bagages, deux masques de super-héros fixés sur les lampes de chevet nous attendent, de part et d’autre du lit. Pour jouer aux dames, aux blackgammon, à dieu sait quels jeux de rôle élastiques peut-être. Tout est possible…

Ca n’a l’air de rien mais ça le fait bien

Ce nouveau Mama Shelter est un genre d’abri (shelter, en anglais) tapi dans un immeuble de bureaux gris reconverti. Genre boîte d’assurances. L’entrée extérieure est plaquée de jolis carreaux de faïence verts en rappel du style des Azulejos lisboètes. Un clin d’oeil à la marque de faïencerie Bordalo Pinheiro, bien reconnue au Portugal, aussi. Cette marque connue pour ses assiettes et tasses à formes de feuilles de chou. D’ailleurs, on a une feuille de chou en tête de lit !

✔️ in efficace et souriant New Gen.
On a une feuille de chou en tête de lit de la chambre medium, option Gainsbourg bourré aux manettes.
Clin d’oeil à la marque de faïencerie du patrimoine vivant #BordaloPinheiro.

Cette marque connue pour ses assiettes et tasses à formes de feuilles de chou…





Second clin d’œil à (l’album) L’homme à la tête de chou du déjà lointain chanteur Serge Gainsbourg. ui serait peut-être aujourd’hui poursuivi pour harcèlement de fin de soirée…

Troisième clin d’oeil en chambre avec super-héros fictifs. Avec le couvercle de la poubelle ? Oui.

Dans la rue en bas, des cadres costumés distingués, panier-repas en main parfois, s’exclament pendant leur pause-déjeuner qu’il fait trop beau et que l’été arrive (c’était début février). Ou trop moche et froid, un traître hiver masqué de printemps trompeur revenu (début Avril). L’équivalent de ce quartier serait le huitième ou le neuvième, à Paris.

C’est le quartier des affaires, entre la place du Marquis de Pombal (le reconstructeur de Lisboa), l’aqueduc de Rato et le parc Édouard VII, du haut duquel on a une jolie vue sur les rives du Tage, à un petit kilomètre de là.

Il y a 400 mètres plus haut un centre commercial doté d’un Corto Inglese, décemment bien dans le genre cossu : Amoreiras.

Sur le trottoir d’en face, a 100 mètres à gauche de l’hôtel, une allée mène au Mercado de Rato, un ancien marché alimentaire reconverti en concept store et boutiques de fripes. Ça vous a un charme mêlé de voir livres et fringues sur les étals en marbre portugais de l’Alentejo de l’ex poissonnerie, au beau milieu du marché d’antan…

Mercado de Rato, un ancien marché alimentaire en face du Mama. Un beau lieu au charme vintage

La chambre medium, à coin canapé joliment coussiné, est bien, le jet abondant et chaud sous la douche, la terrasse, rooftoperie de service, toute neuve aussi, bien sympa. Elle offre sur la ville une vue à souffle coupé , comme dirait un communiqué.

Je me plais à prendre une vue à couper le souffle du baby foot rose bébé. Les gens sur la terrasse d’en face de l’hôtel ne sont pas plus grands que les figurines de footballeurs cirées du Baby… Il y en a un autre dans le vestibule, en bas. Un peu trop dans le passage du flux entrant et sortant pour qu’on y puisse avoir vraiment envie d’y jouer.

On devine le pont du 25 Avril ( copie du Golden Gate de Frisco), le Christ-Roi sur l’autre rive, à Cacilhas.
L’occasion d’un joli aller-retour sur la navette fluviale des travailleurs. Les bateaux partent à gauche de la gare Art Deco Cais do Sodre dont les trains vous emmènent le long du Tejo jusqu’à Cascais…

On est d’ailleurs arrivé à Lisbonne de Funchal, capitale de l’île de Madère, après les deux jours de navigation nécessaires. Après avoir découvert cinq des neuf îles des Açores. C’était bon, le volcan de l’île de Sao Jorge qui s’était récemment réveillé ne provoqua pas de tsunami. Ou bien si ? C’était a bord d’un World explorer Rivages du monde, récent petit navire à propulsion hybride lavant plus vert.

On s’est installé, une fois débarqué à la gare maritime de Santa Apollonia, en bas du Panthéon et du marché aux puces de Santa Clara (aux terrasses protégées du vent), en ce nouveau Mama Shelter pour la petite touche d’excentricité soigneusement formatée de ce groupe hôtelier (créé par Serge Trigano, fondateur du club Med, avec son fils et leur « bande » actuelle).

Cet hôtel ( un trois étoiles plutôt +) propose un confort appréciable après les « grimpettes pavées » dans ma ville à 7 collines préférée. C’est qu’il y a aussi Rome et Jérusalem.

Le restaurant à décoration chargée, touffue, sans scrupules ni retenue, semble devenu tendance. Il est en tout cas plein de chez plein ce soir-là. On y dîne pas mal. Arrive un plat végétarien, un chou entier farci d’autres légumes : le clou du spectacle dînatoire…

La morue grillée ( grilled cod sur la carte) est en fait une variation à tranches de patates autour du fish and chips. Trop de pâte autour du cabillaud, donc. Plutôt bon, le pauvre devient victime de la mode croûteuse street foodesque.

On opte pour ce dessert authentique, la  » Torta da Mae », tarte de la maman : un roulé amandes algarvien fourré de ce jaune d’oeuf sucré, si portugais. Bien sucré, bien bon, surprenant au goût des touristes.

Moi, c’est particulier : il me fait fondre comme une madeleine de Proust : ma mère adorait cette douceur de lave jaune-orangée avec un café au lait servi dans un verre haut, le galão… on le remuait avec un modèle de fine cuillère télescopique n’existant qu’au Portugal.

Mama, Mae, Maman, stp, reviens manger des gâteaux à la pastelaria à l’angle des rues portugaises de nos vacances ! Il y en a si souvent une, avec son lot de gens mangeant sur le pouce au comptoir leurs sandwiches au roastbeef ou gâteaux. Reviens avec ton fils, cet enfant sommeillant en moi. Qui apprit à aimer ces pâtisseries portugaises avec toi…

D’ailleurs, des pâtisseries à l’amande, à l’oeuf ( comme les moles de Aveiro), j’en rapporte à chaque fois. Où des queijadas de Sintra aux amandes teintées de jaune. Ici dans leur emballage cylindrique blanc pour six unités

Une fois chez moi, je te nuage tout ça de cannelle… Et c’est bon. Avec mangue, cette fois-ci. Faut du fruit comme alibi…

Mama Shelter Story : avoir une idée de l’indice de croissance puissante de cette marque ? mama-shelter-poursuit-le-developpement-de-son-parc

Le bonus textuel

Il faisait très moche ce jour-là : fin-mars début- Avril, c’est souvent comme ça au Portugal, comme en France. Une fous mais n check-in faut, je ressors, je découvre le petit marché de Rato, j’y negocie sans conviction une écharpe d’occasion pour être sûr qu’on ne me la vende pas. Quand je ressors par derrière, la pluie revient. je vais glaner un peu de hasard dans l’arrière zone du marché, une cour qui donne sur un genre d’école.

Pluie interminable. Comme à Paris, le vendredi d’après, averse puissante que je prendrai à Montmartre, en montant d’arrêt en arrêt dégustations avec une famille allemande. Sale coïncidence…

Fin du flashback
Juste eu le temps de glaner à Lisboa 3 pavés dans les poubelles derrière le mercado do rato, un ancien marché custo en fringues market, après mon checkin jeudi, avant l’énieme averse depuis mon arrivée lundi… Je lave mes pavés dans l’évier de la chambre, puis les dispose comme suit sur une table de nuit, puis l’autre. Petit plaisir de composition esthétique avant dîner…

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