Atelier d’artiste à Montparnasse : Claude de Soria travaille le ciment comme un tissu de pierre précieuse

Art-dresse secrète, visite gratuite, sens de la composition un peu mystérieuse, c’est tout bon…

Un atelier à Montparnasse, boulevard Raspail Celui d’une femme, Claude de Soria, qui travaillait le ciment comme un marbre, un tissu, une pierre semi-précieuse. On aime ses cercles concentriques, ses disques semblables à de l’onyx. De doux cratères, des planètes si lisses, lamelles douces au toucher, sensuelles au doigt et à l’oeil…

L’atelier avant/après sa rénovation.
Variations sur matières

Allez-y/Just do it!

La sculptrice, plasticienne Claude de Soria a mené de fructueuses recherches sur les formes et les matériaux. Le ciment fut son coup de cœur, sa matière de prédilection, elle lui a fait des trucs insensés. Elle le rendait tout lisse, poli comme une caresse d’un revers de la main sur une toile cirée, il a un toucher de béton ciré…

En 2015, au décès de Claude de Soria, les portes de son atelier se sont refermées sur plus de 2000 pièces : sculptures en ciment, terre cuite et plâtre, œuvres sur papier, plastique ou Rhodoïd, croquis, aquarelles… Claude de Soria a travaillé dans cet atelier du boulevard Raspail, de 1973 à 2015, à proximité de ceux qui furent ses maîtres : André Lhote, Fernand Léger et Ossip Zadkine.

OOn aima, on s’aimanta, on s’arrima à ses cercles concentriques, disques semblables à de l’onyx
De dOux cratères, des planètes si lisses, dOuces au toucher, sensuelles au dOigt et à l’Oeil


Elle acceptait les surprises au démoulage. Les accidents, le hasard font partie de son art. Aiguilles, totems, cercles, sculptures, pans plissés…. Cet univers est à l’œuvre dans l’atelier rénové avec une sobre maestria, un dépouillement de bon aloi.

Un parcours intime, un accueil, une médiation de grande qualité. Undocumentaire de Beaubourg sur l’artiste vous sera proposé pour mieux vous plonger ou couler dans l’oeuvre.

Elle aimait dire « Je suis le ciment« 

Faire corps de son oeuvre et oeuvres de son cœur ❤️. Ses planètes de ciment sont peut-être autant de ses coeurs en 3D…

Jours de visite : Vendredi, Samedi et Dimanche de 11 à 19:00.
Inscription préalable sur
claudedesoria.com
NB : Weekend de présentation vernissage les 29 et 30/1

À côté de l’Académie de la Grande Chaumière où elle étudia avec André Lhote, tout près du Musée Zadkine et de l’atelier de Fernand Léger, trois maîtres de l’artiste, l’Atelier Claude de Soria offre aux visiteurs une nouvelle manière d’aborder et de découvrir une œuvre, principalement consacrée la matière ciment.

Une collection de 2000 pièces uniques, dont une majorité de dessins..on peut parcourir la documentation rassemblée par l’artiste, sa bibliothèque, son « musée imaginaire ».  On peut envisager d’acheter certaines oeuvres. Et… « On a le  droit de toucher. Mais si on casse, on paie ! « 


L’atelier est à la fois lieu d’exposition, une bibliothèque de livres d’art constituée au fil du temps et lieu de résidence temporaire pour des écrivains, scénaristes et chercheurs.

J’y laisse ce dessin sur le livre d’or. Hommage à une femme-ciment qui en usa comme une orfèvre. Bravo pour en faire autant !

Cratère traçant son sillon dans nos planètes imaginaires…


OOn aima, on s’aimanta, on s’arrima à ses cercles concentriques, disques semblables à de l’onyx
De dOux cratères, des planètes si lisses, dOuces au toucher, sensuelles au dOigt et à l’Oeil

Visite gratuite, en peluche !
claudedesoria.com

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