L’ADN des refuges d’art

Alpes de Haute-Provence

D’Alexandra David-Néel au Tibet vers les chemins et refuges d’art, il n’y a presque que quelques pas…

Entre Haute Provence et Alpes du Sud, le méridional s’étire vers la montagne. L’âme s’élève d’autant,  de la pétanque vers un art paysager d’artistes marcheurs.

En bas, Manosque, la terre de Jean Giono, qui trouvait la Côte d’Azur vulgaire « avec tous ses poils de mer ». Cette figure des lettres sera à l’honneur en 2020.

En haut, Digne-les-Bains, terre d’élection d’une pionnière, une femme à neuf vies, un peu anarchiste a ses débuts, elle écrivit par exemple que l’obéissance, c’est la mort. Elle fut initiée dans un ermitage, passa un hiver dans une caverne tibétaine située sous celle de son maître  un lama-yogi, qui lui fit connaître le bouddhisme tantrique et voie du vide. 

A 100 ans, elle voulut renouveler son passeport. Féministe, cantatrice et actrice dans sa première vie. Le musée possède toujours ses costumes d’opéra qui l’amenèrent de Hanoï à New Delhi. D’abord voyageuse, elle devient ethnologue et exploratrice :  Alexandra David-Néel. Sa maison dignoise, achetée avec les droits d’auteur de son livre « Une parisienne à Lhassa » est en pleine renaissance, après un an de travaux. Elle a gagné en élégance, possède plus de cachet que la version historique… on a reconstitué d’après archives le motif du papier d’origine,  art déco virant vers le psyché.

Bien sûr, des anciens trouvent que c’était mieux avant. Sa secrétaire particulière, Marie-Madeleine Peyronnet, qui vit toujours ici, deux pièces derrière une porte dérobée à gauche du musée, se sent un peu dépossédée aussi. 

N’empêche qu’elle est l’héroïne d’une bande dessinée en quatre tomes assez géniale. Belle reconnaissance collatérale ! 

Situé un peu plus haut, le musée est  bien plus rigoureux dans sa présentation, présentant les voyages en Asie au rez-de-chaussée, la vie à Digne au premier.

 Les hauteurs de ce pays dignois, longtemps un bout du monde, elle ne les avait pas choisies par hasard : Cela lui rappelait son Tibet.

ll y a ici il y a une relation à la marche qui dure depuis le XVIIe siècle. A l’époque, l’astronome Gassendi, qui a son musée à Digne-les-Bains, répond dans une lettre à René Descartes (qui pense donc il est ) : ambulo ergo sum. Je marche donc je suis. 

Que de chemins parcourus depuis ! Le premier  geopark mondial a été impulsé par Guy Martini et sa femme Nadine Gomez en 1990, puis classé UNESCO en 2000. Ills ont rencontré des artistes marcheurs comme Andy Goldsworthy ou Herman de Vries. Des cheminements artistiques en sont issus dans des refuges d’art. Pour cinq nuits, par exemple, c’est très bien.

Un rêve de refuge

Nous avions le rêve de passer une nuit dans  le refuge d’art du vieil Esclangon. Il nous abrita par une douce nuit de septembre. Il rouvrira en mai. On vous recommande chaudement ce songe pour une nuit d’été. 

Une nuit chez Andy… 

Au Refuge Le Veil Esclangon : un hameau disparu, servi sur un haut-plateau : l’oeuvre s’appelle « River earth » un bonheur serpentin en glaise des terres rouges en schiste , prélevées par l’artiste, plus bas sur le chemin d’accès.. Une nuit douce et  étoilée, encore chaude. On dort en solo, après que les amis soient redescendus. Un luxe : le dénuement, un couchage spartiate sur tapis de sol et duvet.

Le lendemain, splendeur modeste d’un réveil avec le jour. OOn sort de sa chrysalide-duvet, on s’étire en montant vers le belvédère à 1050 mètres  Pour la vue plongeante sur le site dit  » Le Vélodrome ». L’une des nombreuses curiosités géologiques du département.

Circuit : http://www.refugesdart.frhttp://www.chemindart.com

Le lendemain, on passe une nuit dans la douceur de la Villa Gaia, charme ancien, vaste jardin, arbres majestueux et bonne table ! Une pension de famille tenue par Georges- Henri et son épouse. 

Au rayon nourritures terrestres de qualité, on dinera à la table d’une cheffe, à l’hôtel « du Grand Paris. » On passera chez le tout jeune chef de l’Auberge a côté du campanile de la cathédrale Saint-Jérôme, faite avec  3 styles de pierres différents. Insolite ! 

 Et en face de la maison d’ADN, on déjeunera chez Nusa, un charmant bistrot végétarien tenues par deux jeunes femmes, avec vue plongeante sur la vallée.

Beaux bouquets de saveur. Sauf le fondant chocolat sans gluten ni œufs qui vous va a un goût de goulbi-goulba new age.

 Alexandra aurait-elle aimé, ne serait-ce que par solidarité féminine ? Frugale par nécessité durant ses expéditions, elle savait se contenter de bien moins…

Christophe Riedel

Renseignements

www.alpes-haute-provence.com

www.alexandra-david-neel.fr

www.cairncentredart

Crédit Photos

ADT04 – Maison et Musée ADN

A 100 ans, elle tenta de faire renouveler son passeport Féministe, cantatrice et actrice dans sa première vie. Le musée possède toujours ses costumes d’opéra qui l’amenèrent de Hanoï à  New Delhi. 

D’abord voyageuse, elle devient ethnologue et exploratrice :  Alexandra David-Néel. Sa maison dignoise, achetée avec les droits d’auteur de son livre  « Une parisienne à Lhassa » est en pleine renaissance, après un an de travaux. Elle a gagné en élégance, possède plus de cachet que la version historique.

 Bien sûr, des anciens trouvent que c’était mieux avant. Sa secrétaire particulière, Marie-Madeleine Peyronnet, qui vit toujours ici, deux pièces derrière une porte dérobée a gauche du musée, se sent un peu dépossédée. 

N’empêche qu’elle est l’héroïne d’une bande dessinée en quatre tomes assez géniale. Belle reconnaissance ! Situé un peu plus haut, le musée est  bien plus rigoureux dans sa présentation, présentant les voyages en Asie au rez-de-chaussée, la vie à Digne au premier.

 Les hauteurs de ce pays dignois, longtemps un bout du monde, elle ne les avait pas choisies par hasard : Cela lui rappelait son Tibet. Et surtout,ses parents, revenus d’Algérie, avaient vécus un peu plus bas en ville.

l y a ici il y a une relation à la philosophie de la marche qui dure depuis le XVIIe siècle. A l’époque, l’astronome Gassendi, qui a son musée à Digne-les-Bains, répond dans une lettre à René Descartes (qui pense donc il est ) :

ambulo ergo sum. Je marche donc je suis.

Que de chemins parcourus depuis !

 Le premier  geopark mondial a été impulsé par Guy Martini et sa femme Nadine Gomez en 1990, puis classé UNESCO en 2000.. Ils ont rencontré des artistes marcheurs comme Andy Goldsworthy. Des cheminements artistiques en sont issus. 

Un rêve de refuge

Nous avions le rêve de passer une nuit dans  le refuge d’art du vieil Esclangon. Il ui nous abrita par une douce nuit de septembre. Il rouvrira en mai, in vous recommandé chaudement ce songe pour une nuit d’été. 

De Gassendi l’astronome montant faire ses observations lunaires  à la marcheuse ADN, les artistes marcheurs qui ont créé l’art en marche et le parcours refugedart.

10 sites :  6 refuges d’art, le musée Gassendi, 3 sentinelles de pierre à l’orée de 3 vallées. .

De Gassendi l’astronome montant faire ses observations lunaires  à la marcheuse ADN, en passant par Rousseau ou Nietzsche, tant d’artistes marcheurs ont contribué à créer l’art en marche et le parcours refuge dart…

10 sites :  6 refuges d’art, le musée Gassendi, 3 sentinelles de pierre à l’orée de 3 vallées. 

La marche est un art

 passage à la boutique-librairie Alexandra David Nell dans la rue de L’Ubac. 

Dans les pas de l’exploratrice…

Une activité « apprendre à méditer en marchant » dans la vallée de Barles avec Pascal Mazzani, accompagnateur de montagne et sophrologue.

Stage de 3 jours

Herman de Vries souhaite transmettre de notre rapport à la nature, notre réalité première : la physique et la métaphysique ne font qu’un. 

Infos randonnée 

  • • Petite pratique respiratoire immobile 
  • • Départ de la marche sur le sentier du vallon de Descoures sur le rythme « LER » : Lenteur, Expire (profond), Relâchement 
  • • Après un Km de marche, pause sensorielle auditive avec technique de relaxation sophrologique 
  • • Montée vers le lieu dit « château de Barles » avec les techniques de respiration synchronisée de la marche afghane 

Refuge d’Art est une seule oeuvre d’art à parcourir en une dizaine de jours de marche. Conçu par l’artiste britannique Andy Goldsworthy en partenariat avec le Musée Gassendi et la Réserve Géologique de Haute-Provence, ce parcours unique en Europe traverse sur 150 km les paysages exceptionnels de la Réserve et allie de façon singulière l’art contemporain, la randonnée et la valorisation du patrimoine naturel et culturel.

Reliant trois Sentinelles (cairns en pierre séche réalisés par l’artiste au coeur de trois vallées), le trajet emprunte d’anciens chemins et croise les traces d’une vie agricole autrefois intense. Andy Goldsworthy a souhaité ponctuer ce parcours de Refuges, d’anciens habitats en ruine appartenant au petit patrimoine rural non-protégé (chapelles, fermes, jas) qui ont été restaurés pour abriter les randonneurs le temps d’une halte ou d’’une nuit. Une sculpture conçue spécifiquement dans chacun de ces sites fait désormais partie intégrante du bâti.

Cadeau : Petite biographie off d’ADN

28/10/21

It’s the birthday of writer and explorer Alexandra David-Néel, born in Saint-Mandé, France, in 1868. She had an unhappy childhood, the only child of bitter parents who fought all the time. She tried running away over and over, starting when she was two years old. As a teenager, she traveled by herself through European countries, including a bike trip across Spain.

When she was 21, she inherited money from her parents, and she used it all to go to Sri Lanka. She worked as an opera singer for a while to finance her travels. She was especially interested in Buddhism.

She disguised herself as a Tibetan woman and managed to get into the city of Lhasa, which at that time was off-limits to foreigners. She became fluent in Tibetan, met the Dalai Lama, practiced meditation and yoga, and trekked through the Himalayas, where she survived by eating the leather off her boots and once saved herself in a snowstorm with a meditation that increases body temperature.

The locals thought she might be the incarnation of Thunderbolt Sow, a female Buddhist deity. She became a Tantrika in Tibet when she was 52 years old.

And she wrote about it all.

Her most famous book is Magic and Mystery in Tibet (1929), in which she wrote:

“Then it was springtime in the cloudy Himalayas. Nine hundred feet below my cave rhododendrons blossomed. I climbed barren mountain-tops. Long tramps led me to desolate valleys studded with translucent lakes … Solitude, solitude! …

Mind and senses develop their sensibility in this contemplative life made up of continual observations and reflections. Does one become a visionary or, rather, is it not that one has been blind until then?”

She died in 1969, at the age of 101, a few months after renewing her passport. She was a big influence on the Beat writers, especially Allen Ginsberg, who converted to Buddhism after reading some of her teachings.

~ The Writer’s Almanac

2 réflexions sur “L’ADN des refuges d’art

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