L’Arc de Triomphe empaqueté du 18/9 au 3/10/21. Emballant ?

J’aime toujours ses drapés
J’ai de bons souvenirs
De not’ Pont-Neuf empaqueté,
devenu un étrange navire tendu de tissu beige doré au crépuscule « La critique est aisée… »

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L’artiste plasticien Christo, intervenant entre Land art et packaging, est célèbre pour avoir emballé des tas de beaux monuments et sites. Après 10 ans de négociations avec les élus. Ainsi, à Paris, il enroba d’une toile d’or le Pont-Neuf. Une toile de voile. J’ai longtemps conservé un échantillon de cette toile, que les médiateurs proposaient durant les 3 mois de l’événement en 1986).

« L’empaquetage du Pont-Neuf a été un moment hors du temps. C’est ce qu’on s’apprête à vivre une nouvelle fois ici. Nous veillons à ce que l’Arc de Triomphe soit protégé comme il faut, d’autant que le monument reste ouvert au public. »

Evidemment, ce sont des projets portés à bout de bras pendant 10 à 20 ans avant l’acceptation des décideurs publics. Jacquou Chirac, alors maire de Paris, avait accepté, puis refusé le Pont-Neuf. Puis récupéré à son profit l’acceptation des pouvoirs publics nationaux ensuite obtenue par Christo… Classique !

Christo est mort à l’âge de 84 ans en 2020. Son exposition hommage au Centre Pompidou, à Beaubourg, a eu lieu de juillet à septembre 2020.

Ultime hommage emballant

Un autre vieux projet, conçu et pensé par l’artiste et sa compagne Jeanne Claude dans les années Soixante, quand il habitait à côté, dans une chambre de bonne avec vue sur le monument, se réalise post mortem.

l’Arc de Triomphe sera/fut empaqueté du 18 septembre au 3/10/21. Emballant pour les uns, scandaleux, dispendieux, trop cher pour les autres.

Mais ce n’est pas aux frais du contribuable, tout étant censément financé par la vente des œuvres, dessins… En tout cas, pour 15 jours, ce sera plié !

Et, comme Sotheby’s, la galerie Léo Arte, 17 quai Voltaire, face à la Seine, dans le sixième arrondissement, en profite pour exposer quelques uns de ses projets à partir du 9 septembre… C’est plié !

Christo disparu, l’Arc de Triomphe sera quand même empaqueté… en 2021 (du 18/9 au 3/10). Emballant !

Voir aussi cet édito qui en profite pour faire un titre accrocheur…

https://www.lexpress.fr/actualite/societe/qui-va-payer-l-arc-de-triomphe-emballe-enquete-sur-le-business-monumental-de-l-art-contemporain_2155942.html

©️ AG

Pendant l’empaquetage de l’Arc de Triomphe, le monument continue d’accueillir les visiteurs

Maj du 10/7/2/ source : Francinfo

« Le chantier de l’empaquetage de l’Arc de Triomphe, projet imaginé par l’artiste bulgare Christo décédé en 2020, a débuté fin juin. Entre-temps, les visites continuent et la flamme du soldat inconnu est ravivée chaque soir…

Chantier de l'empaquetage de l'Arc de Triomphe, le 30 juin 2021, Paris (LUDOVIC MARIN / AFP)

Chantier de l’empaquetage de l’Arc de Triomphe, le 30 juin 2021, Paris (LUDOVIC MARIN / AFP)

Deux grues rouges déployées jusqu’au sommet, les groupes sculptés protégés sous des treillages, des dizaines de techniciens affairés, mais aussi des visiteurs en nombre : pendant les préparatifs de son empaquetage, œuvre posthume de Christo, l’Arc de Triomphe reste ouvert et la flamme ravivée chaque soir sur la tombe du Soldat inconnu.

Du 18 septembre au 3 octobre 2021, le rêve de jeunesse de l’artiste plasticien bulgare décédé en mai 2020 et de son épouse Jeanne-Claude, sera réalisé : haut-lieu des commémorations françaises, l’Arc de Triomphe, haut de 50 mètres, sera intégralement recouvert de 25 000 m2 de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté, ondoyant au gré des éléments, maintenu par 3000 mètres de corde rouge. En 1985, Christo avait déjà empaqueté ainsi le Pont-Neuf, l’un des ponts enjambant la Seine.

Le monument ressemblera à « un objet vivant »

Démarrés fin juin, les préparatifs visant à empaqueter le célèbre monument se poursuivent à un rythme soutenu sous la houlette de Vladimir Javacheff, neveu de Christo, conformément aux vœux très précis de son oncle, avec le soutien enthousiaste du Centre des monuments nationaux. « Ce sera comme un objet vivant qui va s’animer dans le vent et refléter la lumière. Les plis vont bouger, la surface du monument devenir sensuelle« , expliquait Christo en présentant son ultime projet, deux ans avant sa mort.

Dès 1962, Christo et Jeanne-Claude avaient signé un photomontage avec l’Arc de Triomphe empaqueté, une idée qui avait surgi en regardant le monument depuis leur premier appartement parisien, avenue Foch.

Le paquet-cadeau comme symbole de l’enfance

Pour le moment, le « paquet-cadeau » n’est pas visible. La toile sera déployée dans les tout premiers jours de septembre. Les trois équipes qui se relaient 24h sur 24, dont des membres des Charpentiers de Paris, s’emploient à installer les points de fixation de la toile, sans aucune atteinte au monument, grâce à des patins de bois.

D’un coût de 14 millions d’euros, le projet est entièrement autofinancé, sans subvention publique, grâce à la vente d’œuvres originales de Christo, dessins préparatoires, souvenirs, maquettes et lithographies. « Vous voyez le câble qui est en train d’être installé : il tire la toile vers l’arrière et les cordes sur le dessus pour la retenir comme une ceinture« , confie le neveu de l’artiste. « C’était le souhait de Christo que nous terminions le projet.« 

« Quand ça sera terminé, vous penserez juste que nous avons déposé un tissu sur le sommet et mis quelques cordes, et que l’ensemble a été attaché comme un cadeau de Noël !« , explique Vladimir Javacheff. « Christo et Jeanne-Claude diraient que nous avons de l’amour et de la tendresse pour l’enfance, car elle ne dure pas. Quand on sait qu’une chose n’est là que pour une très courte période, on la traite d’une manière différente.« 

« L’élégance et l’humilité d’être éphémère »

Pour Bruno Cordeau, administrateur de l’Arc de Triomphe, « accompagner la mise en place d’une œuvre comme ça, dans les circonstances qui sont celles d’aujourd’hui, c’est magique ! ». « L’empaquetage du Pont-Neuf a été un moment hors du temps. C’est ce qu’on s’apprête à vivre une nouvelle fois ici. Nous veillons à ce que l’Arc de Triomphe soit protégé comme il faut, d’autant que le monument reste ouvert au public« , ajoute-t-il.

« L’Arc de Triomphe n’est pas un monument comme les autres. C’est celui de la concorde nationale. C’est aussi un lieu de culture. L’œuvre de Christo a l’élégance et l’humilité d’être éphémère. Au bout de quinze jours, elle disparaîtra« , souligne l’administrateur de l’Arc qui a associé au projet le Comité de la Flamme et les anciens combattants.

Au-delà des conséquences de la pandémie, le projet a été retardé aussi par la nidification printanière des faucons crécerelles, pensionnaires de l’Arc de longue date. »

Maj du 11/9/21

Le 18 septembre, tout le monde pourra toucher. Effleurer ou palper la toile argentée, tramée de bleu, texture râpeuse et apparence métallique, qui recouvrira l’Arc de Triomphe. De chacune des douze avenues débouchant sur la place de l’Etoile, à Paris, on pourra aussi porter un nouveau regard sur l’édifice historique, dont l’empaquetage sera cerclé de cordes rouges, ainsi que l’avait voulu Christo. « Ce ne sera pas une oeuvre architecturale normale mais un objet vivant qui ne cessera de se mouvoir », expliquait l’artiste deux mois avant son décès le 31 mai 2020 à New York (1). Bâti sur une colline et haut de 50 mètres, l’Arc de Triomphe est balayé par les vents. « C’est là que réside l’incroyable plaisir. Le tissu peut traduire le vent. On peut voir le vent ! », poursuivait-il.

Prouesse technique et sensations brutes
Avant cela, il ne faudra pas moins de 50 cordistes pour déployer la toile à partir de rouleaux de huit mètres de large pesant plus d’une tonne en descendant en rappel du sommet du monument. « L’Arc de Triomphe empaqueté » sera, à l’instar de la plupart des oeuvres de Christo et de son épouse Jeanne-Claude, temporaire et spectaculaire, l’alliance d’une prouesse technique et de sensations brutes, visuelles et tactiles, ressenties par les passants et visiteurs.

Source : « Les Echos Week-End »

« Christo aimait beaucoup que les gens touchent. C’est la vraie vie », confie son neveu Vladimir Yavachev, bras droit de l’artiste depuis le décès de Jeanne-Claude en 2009. Car ce projet est aussi un héritage : « Christo m’avait demandé de lui promettre de finir le travail et je le lui ai promis. » Comme Jeanne-Claude avant lui, Vladimir ne prenait jamais le même avion que son oncle afin d’être certain « que si l’un de nous disparaissait, l’autre pourrait continuer », nous explique-t-il encore, installé pour quelques minutes (d’habitude il court partout) dans le QG de l’équipe, au dernier étage sous les combles d’un immeuble de l’avenue de la Grande-Armée avec vue sur l’Arc de Triomphe.

Vladimir Yavachev, neveu de Christo, et son bras droit depuis 2009, supervise la réalisation de « L’Arc de Triomphe empaqueté »… »

J’adore sa description des toits parisiens…

On ne sait s’il faut établir un parallèle entre ce lieu et le premier logement de Christo à Paris, rue Quentin-Bauchart : arrivé dans la capitale en 1958, le jeune étudiant en art qui avait fui seul la Bulgarie communiste logeait dans une chambre de bonne dont la lucarne donnait sur l’Arc de Triomphe et une myriade de toits en zinc ou en ardoise. Une vue qui l’a longtemps inspirée.

Christo, l’artiste de tous les emballements

Hormis la référence aux couleurs du drapeau français (tissu bleuté, blanc du ciel et cordes rouges), Christo voulait que la teinte de la toile « recrée ce sentiment de permanente surprise qu’on expérimente en regardant les toits de Paris » (2). « Leurs reflets vont du plus profond gris de plomb au bleu cobalt le plus intense, en passant par du bleu Della Robbia et un glorieux et scintillant gris argent. C’est quelque chose que l’on ne peut trouver dans aucune autre ville au monde », confiait-il.

Il a eu le temps de choisir la toile et bien d’autres choses lors des essais sur maquette géante organisés, d’octobre à décembre 2019, sur le site des Charpentiers de Paris à Bagneux… Source : https://www.lesechos.fr/weekend/livres-expositions/larc-de-triomphe-empaquete-ou-ladieu-de-christo-a-paris-1342968

LA CRITIQUE EST AISÉE MAIS L’ART EST DIFFICILE
https://www.facebook.com/paul-tomasini-photographe-242336332478797

Toutes les images sur le lien suivant https://paultomasini.zenfolio.com/p913463075

L’Arc de triomphe emballé par les équipes de Christo.

Né à Gabrovo en Bulgarie, il se dit bulgare macédonien d’origine tchèque. Son père possédait une usine de produits chimiques et sa mère était secrétaire générale de l’Académie des Beaux-Arts de Sofia jusqu’en 1931. Sa mère avait fui la Macédoine en 1913. La famille de Christo a beaucoup servi de refuge à des artistes et des amis fuyant les bombardements des villes par les Alliés.
Au nombre des souvenirs d’enfance de Christo figurent aussi les corps de partisans exécutés dans les rues et l’entrée de l’Armée rouge en Bulgarie en 1944. Le père de Christo a été harcelé et emprisonné par le nouveau régime communiste pour « sabotage ». On peut donc dire que l’enfance de Christo a été assez rude et qu’elle a sûrement eu un impact important sur l’artiste. Très tôt il eut des contacts avec l’art. À l’âge de 6 ans, il fit des portraits de nombreuses femmes du village. En 1953, il débuta sa formation artistique aux Beaux-Arts de Sofia où il étudia la peinture, la sculpture et l’architecture jusqu’en 1956. Il est chargé, par le pouvoir en place, d’aménager les abords du train Orient-Express pour donner aux passagers occidentaux une image riante de la Bulgarie. Cependant, en raison de la forte propagande du régime, seuls les vrais partisans du parti communiste pouvaient accéder au diplôme, ce que Christo n’était pas. En effet, Christo défiait le système en peignant des toiles allant à l’encontre de l’idéologie (comme des paysans se reposant). Il eut donc quelques ennuis avec le réalisme socialiste qui était la norme et qui imposait un traitement marxiste-léniniste des sujets comme du style. Il décide en 1956 de fuir à Vienne.
Il s’installe à Paris en 1958. Pour vivre il fait des portraits à l’huile qu’il signe de son nom « Javacheff » et c’est en livrant le portrait de l’épouse du général Jacques de Guillebon, directeur de l’École polytechnique, qu’il rencontre leur fille Jeanne-Claude, une « rousse flamboyante comme empaquetée d’un film plastique ». En 1963, il côtoie le groupe des nouveaux réalistes. Ses premières œuvres sont des peintures abstraites et des empaquetages d’objets (bouteilles, bidons, cartons, tables, etc.) ou de modèles vivants dans de la toile ou du plastique.
Il meurt le 31 mai 2020 à New York.
Sources Wikipédia

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