Corail Le Mans-Paris, correspondances glacées au « 56ième Ciel »

Je me souviens de tant
De gares et de trains
D’étreintes passées, futures
Du sang circulant/du temps circulaire
Des gens circulant
Dans les arènes
des gares en heure ronde ou de pointe

De connexions sages
Ou hagardes
Du Budapest-Keletulipu
De 10:40
Via Innsbruck
et Wien

Veines, laçis d’individus
Foule de synapses, de rhizomes
Houle lente des
Foules 好了。tranquillement s’étirant dans les déversoirs des gares

Je me souviens des
Trains corail vers Le Mans
Où je vendais l’été
Des Kim Cones
Aux gens passageant : les voyageurs du Paris-Le Mans
Mes glaces installées dans une paniere d’osier (carboglaçée par en-dessous), sanglée sur mes épaules. La même que celle des ouvreuses de cinéma, bonbons, chocolats…

Je tentai de les écouler, mes glaces, tant mieux s’il faisait chaud,
Sur fond de bruit
Des arrières, des essieux
gémissant sur les voies
Grinçant sur les voies

Arrivé au Mans,
Je tuais le temps
D’une nuit
Dans un hotel miteux remboursé Après m’être partout promené


Un jour, au retour vers Paris
Après avoir vendu mes glaces en train Corail
Un 14 juilllet
J’avais mangé
des champignons
Fracassants
Qu’on m’avait donné un mois auparavant dans une petite enveloppe, emportée le matin en partant au boulot. Je me disais qu’il fallait bien que je les bouffe un jour Un 14 juillet après l’aller- retour vers les rillettes AOC sonnait plutôt bien pour ça.
Leur consommation fut sans resultats apparents
Sur mon chiffre d’affaires

Revenu gare Montparnasse, une fois mes glaces recongelées sans rupture de la chaîne du froid, mon matériel remisé, ma caisse rendue…

Je m’offris une montée – au double sens du terme – sous champi en ascenseur direct
Vers le haut de la tour Montparnasse

Le bar-restaurant de toit, chic et toc, s’appelait Le Cinquante-sixième Ciel

Il a changé de nom depuis. 3 potes de mon fils y travaillent en restauration depuis la récente réouverture. Je leur ai raconté ceci.

Je m’y offris un drink 🍷 à la nature oubliée, probablement une de ces saletés de cocktails sucrés à mort.

Puis l’essentiel s’offrit à moi : le feu d’artifice du 14 commença, dura, s’acheva en bouquet du tonnerre de Paris, la vue sur notre Tour Eiffel scintillant là-dedans était aussi belle que prévue. Tout ce ça éclatant se réverbérait dans mes pupilles, mon iris e tutti quanti jusqu’au cerveau. Plein de synapses ébranlés à coup sûr. Je commençai à amortir les champis. Ensuite, je ne me souviens plus de rien …

J’étais vraiment au
 » Cinquante sixième Ciel « 

Oh, Rien d’extraordinaire n’arriva. Pure routine : métros en mode pilote automatique vers chez moi. Ça, je sais.

Mais où était-ce, chez moi ? Ah oui, du côté de Quai de la Gare, Treizième. De la cuisine, vue sur Montmartre au loin, du salon, sur la Grande bibliothèque.

Un deux pièces parquet, salle de bains de nain, chauffe-eau antique, un Chaffoteaux et Maury, sa petite flamme n’avait pas trop la flemme. Elle brille encore quelquepart. En moi ?

Un sixième étage sans ascenseur. Il valait le coup d’œil et même de jambes avec les courses plein pot. Ça me faisait les jambes.

J’étais un peu au
 » Sixième Ciel « 

Ici, ce jour-là, nous avions à faire en gare de Zurich. Pour dieu sait quelle correspondance des possibilités…

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