Variations sur bois à la galerie Léo Arte

Poursuivons nos explorations galeristes. N’est-ce-pas aussi la seule piste pour assouvir des désirs d’arts parisiens ? Allons sur les quais, après les Beaux-Arts et l’Académie française, face au Louvre, quai Voltaire. Au 17.

Juste après la Passerelle des Arts, un beau désir d’art s’assouvira chez Léo Arte. Une adresse aussi sélecte que discrète. Elle vaut plus qu’une visite : On lui accorderait volontiers un chèque sur fond blanc. Celui des murs de la galerie.

Si elle se trouve

Entre deux cossues boutiques

d’antiquaires à l’ancienne

Elle, elle est sans poussière surannée

Ni meubles patinés…

Le Louvre, sur le quai d’en face, se reflète dans le haut rectangle de verre en façade…

Une sculpture de Hervé Di Rosa en sa période camerounaise.

– l’un des dix pays de son tour du monde de création artistique avec des artisans – est juste derrière la vitrine. Un hybride de culture locale et de Bib Michelin ?

Nous tournant le dos, cette sculpture nous accueille pourtant. Son esprit magique serait-il biface ?

Elle nous invite à un voyage intercontinental. Son dénominateur commun ? Les œuvres, les pièces, les volumrs sont tous de bois vêtus. Ou bien l’ont pour sujet :

Une photographie d’Eugène Atget, deux de Bruno Privat, un autre photographe encore, puis un subtil dessin de Corot…

Léo

C’est le prénom du fils du créateur de ce bel espace oblong. On est un peu subjugué par l’épure d’une courbe blanche.

Une rampe d’escalier digne d’une scène holywoodienne de château Renaissance, revisitée Art déco, revue et corrigée par le minimalisme eighties, mène -en pirogue- à de mystérieux bureaux.

Au fond, donnant sur la cour pavée, un canapé, les tours de bois, puissants volumes dans la masse du Hollandais Mathieu Nab, un artiste vivant sur une péniche à Amsterdam. Et un autre Di Rosa me comble… On se croirait un peu en Polynésie. Mais non, c’est toujours au Cameroun.

Tout cela est un cabinet de curiosités boisées reflétant la curiosité polymorphe du créateur de la galerie : le décorateur Christian Liaigre.

En haut, un dessin de Christo : les arbres emballés de la Fondation Bayeler, en Suisse.
Un homme sculpté par un élève du Bernin, comme on en voit à Rome, Versailles ou Florence. Sur le mur, une cabane-arbre dans la veine de « l’artiste cabaneur » Tadashi Kawamata

Le tout relève du cabinet d’amateur. Plaisant parcours : allez jusqu’au bout. La pièce du fond vous comblera. On peut s’y asseoir sur un doux canapé en regardant la cour, sans plus penser à rien…

« Bois  » – une exposition à voir jusqu’au 3/4/21

Du mardi au samedi, 14-17:30. ( Et 19:00, hors couvre-feu de Cendrillon.

www.leo-arte.fr

Souvenirs

Quai Voltaire. C’était aussi le nom d’une maison d’édition. Vous reviennent les récentes « aventures du jeune Voltaire » sur Terre. Un titre à la Jules Verne…

Ah, j’oubliais : ces amoureux du Pont-Neuf, à quelques pas.

(Sur)pris le jour de la Saint-Valentin, revenant de la pointe du Square du Vert-Galant. Ils se sont juste mouillés les pieds. Une micro aventure…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s