Beau de l’air libre, Moesta et Errabunda, verts paradis…

Verts paradis enfantins, adolescents ? Urbains, trop urbains ils furent. Teintés de campagne à Milly, de montagnes alpines serrées, de bouts d’Atlantique, de Dinard, avec Maman Jacqueline et Monsieur Jeusset, à Lisboa, ou sur la côte marocaine…

Beau de l’air y remédia…

Moesta et Errabunda

Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l’immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate !
Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
– Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

Ce bout de forêt de Bourgogne, fruit d’une promenade (chute de tronc coupé) a pris place, bois sur bois. Contre le bois d’un bureau d’enfant reconverti en meuble télé. Je l’ai brumisé, Élise pronostiqua une possible odeur de sous-bois retrouvé, qui ne vînt pas…

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
– Mais le vert paradis des amours enfantines,


Franziska Maria (größmutti),

Toni, Manfred, Renate, Vati Achim, Weinachten 1943

Unkel Manfred Riedel sagt :  » Ja im Dezember ’43 waren wir noch in Preussisch Friedland. Heute Polen. Erinnere mich an die Vorbereitung fur den Photographen aus Zoppot heute Sopot, Vorort von Gdansk. Schick anziehen, alle, und dann Aufstellung und der Blitz für die foto.

Am 18. Jannuar ’45 ist Mutti mit uns Vieren vor der Roten Armee gefluechtet. Wir sind dann erst im Juni in Regensburg, Bayern, bei der Grossmutter Cenzi angekommen. »

L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?
Moesta et errabunda
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l’immonde cité,
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ?
Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ?

La mer, la vaste mer, console nos labeurs !
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu’accompagne l’immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse ?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs !

Emporte-moi, wagon ! enlève-moi, frégate !
Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs !
– Est-il vrai que parfois le triste coeur d’Agathe
Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n’est qu’amour et joie,
Où tout ce que l’on aime est digne d’être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie !
Comme vous êtes loin, paradis parfumé !

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
– Mais le vert paradis des amours enfantines,

L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l’animer encor d’une voix argentine,
L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ?

Charles Beau de l’air
Libre
Charles, Beau, de l’air
Libéré

A écouter : Mother’s little helper, Polyphonic size

π===============≠

Verts paradis : cette utopie de marche, de l’air libre

Aubagne, puis Manosque

Les deux dernières figues du figuier de la maison collinaire de Patou, du côté de Roquevaire, mangées le 24/9/20 avec un chèvre aux herbes à la table de l’ami Jacques.

C’était le tout dernier jour d’un été prodigue. Jour où je suis passé du pays de Pagnol (Aubagne) à celui de Giono le Manosquin

J’ai atteint mon but sans but

Re-venir de ces six jours -tant espérés et attendus- les yeux pleins de lumière (de la Montagnette de Lure, du petit Mont d’Or manosquin, des galets de la plagette de Cassis).
Plein de lumière pour huit jours et huit « moi ».

8 et 8
les yeux, les mirettes, la lumière solaire, le bleu du ciel, l’évidence de la vie, du vide craint, du flirt avec Thanatos, de la fuite d’Eros, de l’érosion de toute jeunesse.

Une dame, recroisée par hasard pendant la lecture de Marianne Denicourt, en clôture de la 22ième édition des Correspondances de Manosque, m’a ainsi apostrophé :

 » Comment va monsieur le kangourou ? »

C’était après notre randonnée littéraire commune sur les pas de Giono dans la forêt, samedi matin. L’excellent Arnaud du village réapparu de Banon (site : Les artisans de la randonnée) lisait, à chaque pause paysagère, un choix parfait d’extraits de livres gioniens illustrant la promenade.

La dame n’aurait pu me faire plus plaisir qu’en me traitant de kangourou. ..

Ou de cabri
La démarche du cabri, c’est pas fini

À écouter : Knokke-Le-Zoute Tango, de Jacques Brel

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