Un Spiess pour Zeppelin, un !

D’autres vies que les nôtres… Celle du père du ballon dirigeable en bois…

« Un savant français, M. Joseph Spiess dont le génie créateur avait conçu, il y a déjà un grand nombre d’années, le type de ballon dirigeable à carcasse rigide que le comte Zeppelin devait copier par la suite, s’est éteint doucement, dans l’appartement qu’il occupait avenue du Bois-de-Boulogne.

M. Spiess, qui était âgé de soixante-dix-huit ans, était né à Mulhouse et, ayant opté pour la France, combattit vaillamment dans les rangs de l’armée française pendant la guerre de 1870 et reçut la médaille militaire.

L’amertume que lui fit éprouver la défaite le poussa à rechercher un engin capable d’assurer la suprématie a l’armement militaire de la France. L’esprit inventif de M. Spiess le fit s’attacher au grand problème de la dirigeabilité des ballons.

Après de laborieuses études, l’inventeur français établit, dès 1873, les plans d’un modèle de ballon dirigeable à armature rigide plans dont, il convient d’insister sur ce point, s’inspira le comte Zeppelin.


Il éprouva de grandes difficultés pour la construction du type qu’il avait conçu. Ce ne fut que quelques années avant la guerre, lorsqu’on parla des premiers essais du comte Zeppelin, que le premier dirigeable Spiess fut enfin exécuté.

Piloté par le comte de la Vaux, le « Spiess » effectua plusieurs sorties au-dessus de Paris et ses essais donnèrent les résultats les plus satisfaisants; son inventeur fut fait chevalier de la Légion d’honneur.

Dès le début des hostilités, M. Spiess fit don de son aéronef au gouvernement français. » (Le Petit Parisien, édition du 02 avril 1917)

Joseph Spiess avait déposé le brevet d’un dirigeable rigide dès 1873, soit 20 ans avant le premier brevet Zeppelin.
Alors que les dirigeables Zeppelin sont en aluminium, le Spiess est constitué de poutres de bois creux. D’abord essayé avec une longueur de 113 m, le Spiess fut rallongé de 27 m afin qu’il atteigne 16 400 mètres cubes.

31 mars 1917.
Mort de Joseph Spiess, l’inventeur du dirigeable rigide. Il repose dans la 89ème division, en bordure de l’avenue Carette. « 

Via l’éphéméride du père Lachaise

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