Rouge Colorado, de Denver aux Rocheuses

Montagnes Rocheuses, rouge Colorado

Décors plus vrais que Nature

Cet État-là, moins connu que ses voisins Utah et Arizona, est le plus élevé d’Amérique du Nord, avec une altitude moyenne de 2073 mètres. Il regorge de paysages purs comme à l’origine du monde, argentiques plutôt que numériques, de formations rocheuses aux tons rouges dignes des Ocres du Roussillon français (qu’on appellent d’ailleurs le Petit Colorado).

Le tout en version américaine, c’est à dire gigantesque, voire monumentale ! Exemple : Red Rocks Parks, un amphithéâtre taillé sur roche rouge où les Beatles se produisirent au crépuscule du 29 août 1964. Quelle idée d’avoir raté cela ! Pas grave, on s’y téléportera.Il y a aussi des mines désaffectées dont les villes se sont reconverties en casino, des canyons profonds, des dunes de sables imposantes (le site des Sand Dunes), les restes d’une sublime cité indienne taillée dans une sorte d’œuf primal rocheux, à Mesa Verde, près de Durango.

De Denver à Aspen et Snowmass

Des fossiles de dinosaures aux locomotives à vapeur, de l’art Amérindien aux vestiges du vieil Ouest, les musées du Colorado restituent cet État. On a suivi la route du superbe Parc Naturel des Montagnes Rocheuses (troisième plus visité du pays) dont un tiers st constitué de toundra (où les marmottes passent dignement l’hiver) vers les stations de ski d’Aspen et Snowmass, dont la neige est plus légère que la nôtre du fait d’un climat très sec.

C’est un 11 septembre qu’on est là, donc on zappe avant le petit déjeuner : car Obama, décidément très digne, commémore. Des amis américains supplient au petit déjeuner que le Trump show commémoratif leur soit épargné !

On a fait le plein :

de fabuleuses vallées et pics bercés par les animaux croisés, des tons automnaux des feuilles de tremble aux troncs dotés d’yeux que les Indiens attribuaient aux ancêtres vous regardant.

Il est vrai que la symphonie sculpturale des paysages, en roulant jusqu’au point culminant du Trail Ridge est une splendeur digne des Chamanes…

Mention spéciale charme aux maisons en bois datant des années western dans de petites villes à cachet historique. Breckenridge, Fort Collins, dont des maisons de la rue principale ont inspiré Walt pour la rue de son Disneyand californien…

On dormira à l’hôtel Armstrong pour l’ambiance rétro filmique. Puis à Frisco, au Frisco Lodge, sur Main Street, où l’on petit déjeune en table d’hôte avec des Américains de passage. Butch Cassidy et le Kid fut tourné ici, comme tant d’autres films. http://coloradofilm.org

3 millions de Denverites

Tout cela est à quatre heures de conduite de Denver, La capitale en plein boom : dix mille personnes par mois s’y installent pour sa qualité de vie.

Denver Beer Trail : La ville a une fibre brassicole, avec une soixantaine de microbrasseries travailant en séries limitées (en plus de la fameuse Coors). On est passé en visiter une toute nouvelle et prometteuse, la brasserie Ratio.

Les 3 millions de Denverites ont aussi la fibre artistique dans de nombreuses galeries et créations. En tête d’affiche, le spectaculaire musée d’Art Contemporain. L’architecte Daniel Liebeskind s’inspira des aiguilles rocheuses survolées en avion vers Aspen pour concevoir un bâtiment en arêtes excluant tout angle droit. Les robes follement austères et baroques des Japonais avant-gardistes des années 80 (de Yamamoto à Comme des Garçons) y sont à l’honneur jusqu’à fin décembre. La curatrice de cette exposition, Shock Wave, est une brune française séduisante chicissime, venue du Musée des Arts Décoratifs.

On visite le beau Capitole fédéral en pierre du pays, on fait le tour de la scène bistronomique des quartiers tendance, des classiques (Capitole Hill ou Larimer Square), à ceux de la Bohème (RiNo, Highlands), pleins de petites maisons adorables (dont la valeur a quintuplé depuis 2000). Par exemple avec Aspire tours, la société de Catherine, une Suissesse tombée amoureuse de cet Etat.

Legalized weed

Pionnier pour sa filière brassiciole, donc. Ainsi que pour la légalisation de l’économie parallèle fumante en 2012. Depuis vendue dans de drôles de dispensaires à croix verte aux allures de pharmacie. Quoi qu’on en pense, une chose est sûre : 30 % de son chiffre d’affaires revient à l’Etat, qui réinvestit massivement pour être exemplaire.

Et il faudra dormir à la gare ?

Oui, à l’hôtel Crawford, dans la gare refaite avec superbe en 2014 pour son centenaire : L’Union Station.

D’où l’on voit passer les trains Amtrak de la ligne de Chicago (bonne façon de visiter sans conduire) qui longeront plus loin la rivière Colorado dans les Rocheuses, près de l’incontournable parc des Maroon Bells (oui, les cloches marrons). Ce site, le plus photographié du pays, nous a permis de croiser des Wapitis.

On vit aussi des animaux à bois dans le Parc des Rocheuses Et pendant la montée de notre merveilleuse montée à cheval (accessible aux débutants, dont moi) sur la montagnette rouge au-dessus du Ranch de Sylvan Dale où l’on dort en cabane donnant sur rivière. Promenade équestre suivie d’un dîner au couchant. Le cheval nous redescend au ranch où la maîtresse des lieux, madame Jessup chante à la guitare le patrimoine musical western après le dîner. Un séjour à la semaine avec cheval attitré, invitant à découvrir son « Cowboy intérieur ». Cela vaut le coup d’essayer. www.sylvandale.com

A Snowmass-Aspen, 3 jours plus tard

Pour notre délicieux dîner barbecue d’adieu, on monte en jeep surélevée,presque un véhicule lunaire, vers un lac à 3400 mètres. Au-dessus de ces deux stations de ski (où l’on a découvert un site de mammouths de 50 à 70 000 ans en 2010 lors de travaux dans le lac), un guitariste country très inspiré, à voix de gorge profonde, comme hiver et été qui reviendront, chante du John Denver : Le peseudo du compositeur de l’hymne fédéral du Colorado, qui s’installa ici, natif d’ailleurs. www.aspensnowmass.com

El Colorado

(17 % des habitants y sont d’origine mexicaine, ce pays n’étant qu’à 1000 kilomètres) totalise 53 sommets s’élevant à plus de 4000 mètres, dont dix où il faut bivouaquer avant de redescendre. On les appelle les Fourteeners (pour leur altitude de 14 000 pieds) et un club de montagnards les a toutes escaladées. Le plus haut pic du secteur que nous avons visité est l’imposant Long’s Peak. Jules Verne, dans son roman « De la Terre à la Lune » y situait un réflecteur géant la réfléchissant. En 1979, le dernier grizzly a été tué en combat singulier au couteau par un chasseur qui ne s’en est jamais remis. Pas plus que nous de ce séjour coloradien plus vrai que nature. Christophe Riedel

Renseignements

www.colorado.com/francais

Photos Colorado. C.Riedel

25 routes panoramiques

Le Colorado est aussi l’État doté du plus grand nombre de routes scéniques, les « America’s Byways » : 10. Outre ces 10 routes désignées comme patrimoine national, il compte 15 routes touristiques et historiques.

www.colorado.com/francais/routes-touristiques

Alpine Loop (Sud-ouest)
Cache la Poudre – North Park (Front Range/Nord-ouest)
Collegiate Peaks (Centre sud)
Colorado River Headwaters (Nord-ouest)
Dinosaur Diamond (Nord-ouest)
Flat Tops Trail (Nord-ouest)
Frontier Pathways (Sud-est/Centre sud)
Gold Belt Tour (Centre sud)
Grand Mesa (Nord-ouest/Sud-ouest)
Guanella Pass (Front Range)
Highway of Legends (Sud-est)
Lariat Loop (Denver/Front Range)
Los Caminos Antiguos (Centre sud)
Mount Evans (Front Range)
Pawnee Pioneer Trails (Nord-est)
Peak to Peak (Front Range)
San Juan Skyway (Sud-ouest)
Santa Fe Trail (Sud-est)
Silver Thread (Centre sud/Sud-ouest)
South Platte River Trail (Nord-est)
Top of the Rockies (Centre sud)
Trail of the Ancients (Sud-ouest)
Trail Ridge Road (Front Range/Nord-est)
Unaweep-Tabeguache (Sud-ouest)
West Elk Loop (Sud-ouest/Nord-ouest)

Univers de forêts alpines, de déserts, qui s’étendent au sud et à l’ouest et abritent de grandes formations rocheuses rouges, de canyons profonds et des dunes de sables imposantes. Et les versants ouest des montagnes qui se déclinent en pâturages verdoyants, en vignobles et en vergers. A l’est, l’état offre un autre paysage: hauts plateaux à perte de vue, vastes et ondulantes prairies et champs de maïs.

Abonde d’une faune et flore sauvage et de merveilles naturelles, ainsi qu’un riche patrimoine culturel avec ses chemins de fer, ses musées sur l’histoire des mines, les fossiles de dinosaures, l’art Amérindien et les anciennes habitations troglodytes, à Mesa Verde…

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Colorado

Rocky Mountains

La ruée vers l’air rocheux

Cet État, qui se découvre au printemps, en été ou aux couleurs de l’automne naissant, est le plus élevé d’Amérique du Nord. Altitude moyenne : 2073 mètres. Il regorge pourtant lui aussi de paysages purs comme à l’origine du monde de formations rocheuses d’une belle teinte ocre rouge (que l’on retrouve dans le Roussillon français) : les Rocky Mountains. Je respire tout cela en randonnant dans la vallée des deux pics des Maroon Bells un must : l’un des lieux le plus photographié du pays. Alerte wapiti pendant ma promenade : On vient de fermer une partie du parc, près du lac où se reflètent les monts. Que je scrute. Ah oui, on voit les cornes de la bête, qui se tient à bonne distance. Vu ce que je sais des humains, je dirais qu’elle a raison.

El Colorado. Ce mot vient de l’espagnol rouge. il faut dire que 17 % des habitants y sont d’origine mexicaine (ce pays n’est qu’à 1000 kilomètres). Il compte 53 sommets de plus de 4000 mètres (dont dix où il faut bivouaquer une nuit avant la redescente). On les appelle les Fourteeners (pour leur altitude de 14 000 pieds).

Le plus haut pic du secteur que nous avons visité est l’incisif Long’s Peak. Jules Verne (dans son roman « De la Terre à la Lune ») y imagina un réflecteur géant la réfléchissant. En 1987, c’est près de là que le dernier grizzly fut tué en combat singulier par un guide chasseur. Qui ne s’en est jamais remis. Ce n’est que justice ? Butch Cassidy et le Kid fut tourné ici, comme tant d’autres films. Apercu ici http://coloradofilm.org

Un western rocky. Il y a tout ce qu’il faut de mines d’or et d’argent désaffectées visitables, d’ex villes minières fantômes reconverties en casinos, entre Silverton et Durango. Des canyons profonds, des dunes de sables imposantes : le site des Sand Dunes.

Un tronçon de la ligne western Silverton-Durango permet de faire 72 kilomètres en train à vapeur old style. Une scène du film Butch Cassidy fut tournée à bord. Et il y a de mystérieux vestiges. Près de Durango, la cité indienne de Mesa Verde, classée Unesco en 1978, témoigne superbement du temps des indiens Pueblos, avec des maisons taillées dans la roche abritant jusqu’à 140 pièces. Les Indiens ont disparu de ces sites au XVI sans qu’on sache bien pourquoi. Mais il y a bien d’autres tribus.

De Denver aux Rocheuses Des fossiles de mammouths (à Snowmass) aux locos à vapeur, de l’art Amérindien aux vestiges du vieil Ouest, j’ai suivi à partir de Denver, en quatre heures de conduite et plein d’étapes, la Highway 36 vers le centenaire Parc Naturel des Montagnes Rocheuses, troisième plus visité du pays, voire second, selon les sources. Un tiers est constitué de toundra alpine où les marmottes passent dignement l’hiver, affrontant des vents jusqu’à 140km/h. Premier paysage à partir de Denver, au pied des Rocheuses, le Red Rocks Park, amphithéâtre taillé dans le rocher d’où partent de nombreux trails à pied et à vélo. Les Beatles s’y produisirent au crépuscule du 29 août 1964, comme tant d’autres stars, Elvis, U2 and Co. Coureurs du matin sur les gradins, cours de yoga à 1500 participants, nombreux chemins de randonnée.

Fort Collins et Walt Disney Mention spéciale charme aux maisons en bois datant des années western dans les petites villes au coeur historique western croisées : Fort Collins. Il faut dire que quelques maisons de la rue principale ont inspiré Walt pour la Main Street de son premier Disneyland californien. Y compris celle qui abritait son bureau dans une tourelle.

Joli lac Dillon pour s’initier au SUV (Standing up paddle), la planche à pagaie : facile de trouver son équilibre, gratifiant de traverser le lac en deux heures en papotant. On dort à l’hôtel Armstrong pour l’ambiance années trente ou cinquante. Enfin un mélange des deux, comme si souvent dans ce pays où les passés récents se superposent en un millefeuille incessant. Dans les Oldtown des villes, on se croit toujours un peu dans une esthétique de tableau d’Edward Hopper.

Puis vient la ville de Frisco, dont la rue principale est un vrai décor western avec ses maisons préservées. L’une d’entre elles est le kitchsissime Frisco Lodge, sur Main Street. L’on y petit déjeune avec de vrais Américains causant comme dans « On the road » du père Kerouac ou les personnages du film Into The Wild. Il y a des bikers, des gens sillonnant cinq Etats en van.

Tous les gens croisés adorent, voire révèrent, cette région, quasi mythique aux Etats-Unis. Les Rocheuses, c’est la ruée vers l’air et l’un des mythes fondateurs des temps pionniers. Je fais ensuite un tour en bateau électrique Pontoon de deux heures sur le lac, jouant les conducteurs faciles. Marina bay avenante, phare donnant sur les montagnes : c’est toujours piquant contraste. Vue sur les monts numérotés 1 à 1O. Ceux qui sont skiables vont de 6 à 10, on les fait en jonction en 2 ou 3 jours. Un jour, on fera probablement une liaison inter stations comme aux Trois Vallées. On en parle depuis longtemps.

Un plein de beautés western… avec le carburant du tonnerre indien. Voilà l’effet que produit cette région. Force tranquille, fabuleuses vallées, nébuleuse de pics. Le tout bercé par les animaux croisés (wapitis, écureuils posant, voire causant).

Travelling de tons automnaux feuillus des trembles aux reflets solaires argentés. Leurs troncs blancs s’argentant au soleil. Je remarque comme des yeux sur leur écorce, c’est leur marque de fabrique. Les Indiens les attribuaient à des ancêtres vous observant. Big Eye is watching you !

Il est vrai que la symphonie sculpturale le long de la route, via le point culminant de la Trail Ridge Road à 3900 mètres, est prodigue en visions paysagères. Cela ne s’arrête pas d’être beau, de vallée en vallée. De quoi vous rendre chamane comme un indien Pueblo ! Le Colorado est l’État doté du plus grand nombre de routes scéniques, les « America’s Byways » : 10.

Je continue ma route vers Aspen et Snowmass. Ces stations de ski première classe, si elles n’égalent pas les alpines en termes techniques, ne manquent pas d’allure ni de boulevards à ski. Les rues d’Aspen, la Courchevel locale, sont un catalogue d’imagerie pour magazine de luxe. A peine plus qu’à Snowmass, sa voisine plus familiale et Vair. Il y a 150 stations de ski en tout !

On me fait valoir que la neige est plus légère sur ce continent, la glisse plus facile que sur les pentes alpines. Pourquoi ? Le climat est très sec (à 98%). Il faudra venir l’hiver pour tester.

Cela me rappelle qu’en 2015, les Etats-Unis auraient dépassé pour la première fois la France en termes de fréquentation de stations d’hiver. En tout cas, on est plus haut ici. On arrête pas de vous dire : il faut bien s’hydrater !

Et les deux golfs les plus cotés ? Le Snowmass Club, juste avant le Condominium Crestwood (une résidence fermée) où je dors avec vue sur cabines et montagne. Et le Aspen Golf Course. Altitude oblige, les swings portent un peu plus loin les balles. Les joueurs esquissent un clin d’œil en vous racontant cela…

Loveland est la plus élevée des stations de ski. C’et aussi un joli petit cœur de ville dont le nom évocateur ne vient pas d’un chanteur disparu : c’était celui de l’ingénieur qui y acheva la ligne. Lune des portes d’entrée du Parc des Rocky Mountains, avant Estes Park, plus loin sur le chemin. Loveland est a capitale américaine du bronze, on y fond la monnaie, cela se visite bien sûr.

D’où une production de sculptures importantes aussi d’imagerie très américaine. Je passe forcément au jardin de sculptures Benson, l’un des premiers en plein air de tout le pays. Pumas, lynx, poissons, portraits de et Il y en a 156, disséminées dans un parc enchanteur. Je mange à côté du Rialto, un vieux cinéma au panache décati comme je les aime, réhabilité en salles de spectacles par la commune.

(encadré)

Une nuit au ranch

A une heure de Denver, après le Red Rocks Park, on arrive du côté de Loveland au Sylvan Dale Guest Ranch, tenu par une cow girl de 72 ans (qui ne les fait pas) jouant fort bien de la guitare après le dîner au coin du feu. Elle montre les portraits de des parents venus ici après-guerre, puis nous enivre verbalement des odeurs de l’écurie. Dans laquelle son mari prend le relais pour nous présenter à notre cheval et le briefer sur nous. Enfin, le contraire ! S’ensuit une ballade équestre de deux heures vers la montagnette à crête rouge au-dessus.

Ce qui est bien, c’est qu’elle est accessible à tous. Même quand je monte sur un raidillon : les chevaux connaissent bien leur parcours. Je vois à trente mètres à flanc de la colline de jeunes cervidés curieux ! Notre cowboy donne de la voix pour les faire fuir, de peur qu’ils effraient les chevaux. Normal, mais dommage !

Au bout dune heure, j’arrive en haut par une lumière technicolor, on dîne bientôt au couchant d’un bon BBQ et salades accompagné de sodas en glacière. J’essaie un Mountain Dew parfumé citron, pas mal. C’est un énergisant contenant quatre cafés, pas près de dormir ! Une fois redescendu, veillée musicale à la guitare au coin du feu, chamallows grillés au bout d’une pique à fourrer dans des biscuits flanqués de carrés de chocolat. Comme en colo ! Mais avec option bière produite par la brasserie d’â côté. Je chante un peu, puis file vers ma cabane, ferme ma fenêtre donnant sur rivière. Le matin, y a des lapins dans le parc, près du manège à carrousel. J’en course un (comme je le ferai en Finlande la semaine d’après, dans un parc urbain de Joensue). Toujours bon de prolonger le jeu d’enfance !

(fin de l’encadré)

A Aspen Snowmass, pour mon dîner barbecue d’adieu, on monte en jeep surélevée pendant une heure au-dessus des deux stations de ski. Je vois le lac où l’on a découvert par le hasard de travaux un site de mammouths et autres animaux de 50 à 70 000 ans, en 2010. Je mange au pied d’un plan d’eau. Un guitariste country très inspiré, à voix de gorge profonde, comme hiver et été qui reviendront, interprète l’hymne fédéral composé par John Denver. On s’y croirait ! Normal, on y est…

Renseignements

Y aller : www.colorado.com/francais

www.icelandair.fr

Itinéraire, activités, excursions, suggestions d’hôtels

Red Rocks Park & Amphitheatre – 24 kilomètres à l’Ouest de Denver. C’est le seul amphithéâtre du monde à avoir été formé naturellement tout en ayant une acoustique parfaite. Le Visitor Center propose des expositions interactives, un court documentaire sur la géologie et l’histoire musicale ainsi qu’une présentation des meilleurs artistes qui s’y sont produits. Red Rocks est reconnu pour ses nombreux concerts, son acoustique naturelle et son ambiance, ainsi que pour son incroyable sentier de randonnée et ses pistes cyclables. L’amphithéâtre a fêté son 75ème anniversaire en 2016.

Fort Collins

Ville animée, éclectique et authentique, elle fait d’ailleurs partie, années après années, des listes « best of » grâce à ses nombreuses opportunités culturelles. Art florissant, boutique et restaurants, et plus de bières et de cafés artisanaux que les villes de taille similaire avoisinantes, tels sont les atouts de Fort Collins. La ville offre des centaines de kilomètres de piste cyclable, de chemin de randonnée et de sentiers pédestres. Adeptes de la nature : Les oiseaux y sont observables toute l’année. Depuis peu, un troupeau de bisons génétiquement pur s’est installé à proximité. Stand up Paddle sur le lac.

45 minutes de Fort Collins à Loveland. 45 minutes au nord de Denver, bijou niché dans les Montagnes Rocheuses, porte d’entrée du Rocky Mountain National Park. Authentique communauté artistique, visites de brasserie : New belgium brewery, une Scope détenue par ses salariés, qui produit des vélos aussi !

90 minutes vers le Rocky Mountain National Park

Beaver Meadows Visitor Center : Informations sur l’histoire du parc et la nature, petit film sur les Montagnes Rocheuses appelé Spirit of the Mountains.

Le Rocky Mountain National Park est l’un des plus visités : histoire du parc, vie sauvage, géologie. Tout au long du trajet, quelques scènes de la vie sauvage faciles à saisir, parfois trop à mon goût. Je voudrais devoir m’y m’enfoncer des heures durant ! Les parcs nationaux ont fêté leurs 100 ans en 2016. Pique-nique dans le parc. On arrive ensuite à Grand Lake, petite ville où je croise par hasard un rassemblement de collectionneurs de ma mythique AC Cobra, au bord du lac. Génial !

Frisco. 2 heures de Pontoon Boat Ride à partir de la Marina du lac Dillon Frisco Bay Marina

– Frisco Fall Fest, le second samedi de septembre : Ce festival présente les restaurants rassemblés sous une tente. On déguste leurs plats en tapas. De la musique et de l’art régional animent la journée de 11h à 17h.

Après-midi à Breckenridge, bourg aux allures autrichiennes, sous le signe de la fête de la bière bavaroise.

Nuit au Frisco Lodge par exemple.

De Frisco à Snowmass, 2 heures.

Située à seulement 15 minutes sur la route emblématique vers Aspen, Snowmass est l’une des stations de ski du Colorado lles plus réputées au monde.

Randonnée à Snowmass : plein de sentiers…

Activité

Nuit à l’hôtel Crestwood par exemple. On est chez des gens qui louent leur appartement au sein d’une résidence (Condominium). Leur portrait de famille sur la cheminée en pierre rouge…

Une semaine au ranch ?

On peut faire un séjour à la semaine, avec son cheval attitré et programme d’activités. Ce « dude ranch » est une invitation à découvrir son « Cowboy intérieur ». À la lumière du couchant sur les roches rouges, le ventre bien plein, après une montée à cheval, j’ai bien cru apercevoir le mien. Il était clouté d’un vrai enthousiasme en fer à cheval. www.sylvandale.com

25 routes panoramiques

Le Colorado est l’État américain doté du plus grand nombre de routes scéniques patrimoniales, les America’s Byways : 10. Outre les 10 routes désignées comme patrimoine national, le Colorado est également doté de 15 routes touristiques et historiques

lpine Loop (Sud-ouest)
Cache la Poudre – North Park (Front Range/Nord-ouest)
Collegiate Peaks (Centre sud)
Colorado River Headwaters (Nord-ouest)
Dinosaur Diamond (Nord-ouest)
Flat Tops Trail (Nord-ouest)
Frontier Pathways (Sud-est/Centre sud)
Gold Belt Tour (Centre sud)
Grand Mesa (Nord-ouest/Sud-ouest)
Guanella Pass (Front Range)
Highway of Legends (Sud-est)
Lariat Loop (Denver/Front Range)
Los Caminos Antiguos (Centre sud)
Mount Evans (Front Range)
Pawnee Pioneer Trails (Nord-est)
Peak to Peak (Front Range)
San Juan Skyway (Sud-ouest)
Santa Fe Trail (Sud-est)
Silver Thread (Centre sud/Sud-ouest)
South Platte River Trail (Nord-est)
Top of the Rockies (Centre sud)
Trail of the Ancients (Sud-ouest)
Trail Ridge Road (Front Range/Nord-est)
Unaweep-Tabeguache (Sud-ouest)
West Elk Loop (Sud-ouest/Nord-ouest)

Grands sentiers de randonnée du Colorado

site web : Office de tourisme du Colorado

Tél : 01 44 77 88 05 colorado@ecltd.com

Y aller : Paris Denver via… Reykjavik !

On a atterri à Denver avec Iceland Air parce que la compagnie islandaise propose (à partir de Paris) un arrêt à Reykjavik jusqu’à 7 jours. Un petit cœur de ville nordique dépaysant, un bain soufré aux incroyables sources chaudes à décor d’usine du Blue Lagoon, la vertigineuse chute d’eau de Gullfoss et le puissant « Geysir » sont des préludes savoureux à la wilderness, la petite sauvagerie de la grande Nature américaine. Plaisir et surprise inattendus ? Toujours bon à prendre…

Y aller : Icelandair

Informations sur Icelandair :

« Icelandair, la compagnie régulière islandaise, relie une vingtaine de destinations européennes à 16 villes nord-américaines via l’Islande, à mi chemin entre l’Europe et l’Amérique du nord. La compagnie propose 23 vols hebdomadaires entre Paris et l’Islande : 17 vols depuis Paris-CDG (2 à 3 vols par jours) et jusqu’à 6 vols depuis Paris-Orly.

Le vol aller-retour Paris-Denver via Reykjavík est actuellement affiché à partir de 615€ TTC par personne*

* tarifs ‘à partir de’ en classe économique soumis à disponibilité »

#MyStopover

Le concept : Icelandair propose de faire une escale en Islande jusqu’à 7 nuits, à l’aller et/ou au retour des USA, sans supplément. De quoi découvrir 2 destinations pour le prix d’1 !

Crédits Photos

Colorado Tourisme/C.Riedel

================== Urbanités : Focus sur Denver=======================

Colorado

Denver en plein renouveau

Au pied des Rocheuses, Denver, fondée vers 1860 du temps de la ruée vers l’or, après que William Russel ait découvert les premières pépites dans le lit de sa rivière, la South Platte, fut vite surnommée la One Mile-High City : elle s’élève à 1609 mètres. Pour repère, vous serez en quatre heures de conduit au point culminant de la Route des Rocheuses, à près de 4000 mètres. Mais cet itinéraire se déguste avec de nombreux arrêts (dont je vous parle dans mon autre article coloradien).

Après des années de crise, la ville connaît un nouvel âge d’or qui ne doit rien aux métaux. La capitale de 3 millions d’habitants est en plein boom, affichant une note de 9,9 au « US News Desirability Index 2016 » des villes les plus cotées. Dix mille personnes par mois s’y installent pour sa qualité de vie, sa palette gastronomique récente de bonnes tables et autres bistrots fusion, son sens de l’art pétillant dans le circuit des galeries et musées. Les collections du Denver Art Museum donnent à voir une centaine d’années d’art des Native nations, Les Indiens d’Amérique (voir encadré présentées selon leur appartenance géographique et répercutant les influences entre différentes cultures. Belles expos temporaires avec vue sur le Capitole ou siège l’Etat…

Rouge Capitole en pierre du pays que je vais voir juste après, dans son quartier cossu, Capitole Hill Avant d’explorer les scènes des quartiers tendance. De Downtown, à ceux de la Bohème (RiNo, pour RiverNorth, puis Highland). Adorables petites maisons en bois dont la valeur a quintuplé depuis 2000. Une Suisse qui s’y était installée en 2000 se mord les doigts d’avoir vendu la sienne trop tôt, pour cause de séparation…

On the road

Figurez-vous que Jack Kerouac, écrivain voyageur de la Beat Generation, venait rencontrer ici son ami bad boy voleur de voitures : Neil Cassidy. Celui qui devait devenir le personnage de son fameux On the road, écrit pur main sur un long rouleau de papiers scotchés. Avec les moyens du bord, dans la digne tradition de la littérature voyageuse fauchée grand siècle !

Coté architecture, le centre, Dowtown jouit d’un modeste skyline de tours e autour de Larimer Square. il a du charme : C’est LowDo (Lower Dowtown) que parcourt une rue piétonne d’un mile bourrée de bars et restaurants de qualité : La 16th Street Mall. Une mini-navette gratuite la dessert, entre bars, boutiques et attractions. Un vrai service de vélos aussi urbain aussi: les B-Cycle, permet de rouler propre. Le droit de marcher : tout cela est exceptionnel aux USA.

A 10 minutes à pied, Union Station, la gare refaite en 2014 pour son centenaire : Son style pré art déco est du coup devenu class, avec un Terminal Bar dans le hall, un bar tea time et cocktails au décor de film noir au premier, où un superbe boutique hôtel, le Crawford, permet de dormir bien isolé des trains. Les Amtrak passent sur les voies non loin, j’en prendrais bien un au hasard. Je mange un bon petit-déj au Snooze en bas, un bistrot proposant du mexicain ou une trilogie de pancakes anabolisés (donc géants et délicieux). Yummy (délicieux) !

L’Eldorado des micro-brasseries

Au delà de l’industrielle Coors, dont elle est le siège au pays des Broncos (l’équipe de foot), Il y a rush sur la microbrasserie : on brasse une bonne quarantaine des 200 bières du Colorado, plus que dans toutes les autres villes américaines. Itinéraire sur Denver Beer Trail.

Les Denverites cultivent aussi la fibre artistique dans de nombreuses lieux de création et autres galeries. En tête d’affiche, le spectaculaire Art Museum recouvert de titane dont j’ai parlé au début. Son architecte, Daniel Liebeskind, s’inspira des aiguilles rocheuses survolées en avion pour concevoir un bâtiment en arêtes (symbolisant aussi l’esprit d’innovation, paraît-il), excluant tout angle droit. Ce qui n’est pas toujours pratique pour les accrochages d’exposition.

Dormir à la gare avant le ranch ?

Oui, à l’impeccable et silencieux hôtel Crawford (thecrawfordhotel.com) dans la gare de Denver, refaite en 2014 pour son centenaire : L’Union Station. Très beau, très class. En sortant, on voit passer les trains Amtrak de la ligne de Chicago (une bonne façon de visiter sans conduire). On en prendrait bien un, qui longera la rivière Colorado dans une vallée des Rocheuses. Près de l’incontournable parc des Maroon Bells (on dit les cloches marronnes). Ce site, le plus photographié du pays, nous a permis de croiser des Wapitis paresseusment. On vit aussi d’atres cervidés dans le Parc des Rocheuses.

(Encadré)

Les tribus amérindiennes au Colorado

La tribu Navajo, située principalement au Nouveau-Mexique, jouxte ce qui est maintenant le Colorado. La tribu Arapaho la plus orientale était en grande partie agricole. Ils vivaient de la terre. L’un des plus grands comtés du Colorado, Arapahoe, a été nommé d’après eux. La deuxième plus grande ville, Aurora, y est située. Les Comanches, connus comme des guerriers, était ici une petite tribu. Les Indiens Ute étaient composé de 3 « familles » différentes. Les deux dans le Colorado sont les Mountain et Southern Ute. La tribu Ute du Sud existe toujours dans le sud-ouest, près d’Ignacio. Ils ont du pétrole sur leurs terres, ainsi qu’un casino centre de conférence. Ils sont assez prospères. Pour une fois, cela fait plaisir ! Car en général, les conditions de vie des Native nations dans leurs Reservations (à léchelon national) ne sont pas toujours enviées, ni même enviables…

Les Utes de montagne, chasseurs et cueilleurs, sont ceux dont les ancêtres ont vécu dans les habitations troglodytiques, qui font maintenant partie du parc national de Mesa Verde.

Plus d’informations sur les habitations troglodytiques : https://www.nps.gov/meve/index.htm

(Encadré 2)

Un cas d’école

La légalisation par référendum en 2012 de l’usage récréatif de la « fumeuse » économie jusqu’alors parallèle. L’usage médical était déjà autorisé. Depuis, l’herbe, vendue dans des dispensaires à croix verte aux allures de pharmacie ou de mini- clinique, est plus verte qu’ailleurs. Par contre, la consommation sur place, comme sur la voie publique, demeure prohibée par l’Etat fédéral.

Car, quoi qu’on en pense, une chose est sûre : 30 % du chiffre d’affaires revient à l’Etat, qui le réinvestit massivement pour se montrer exemplaire. De nombreux autres Etats, voire pays, sont en veille sur la façon dont cela se passe Colorado.

Activités à Denver

  • Denver Union Station. La gare Art Déco est devenue depuis son centenaire en 2014 un bijou architectural incontournable au cœur du centre-ville : A la fois lieu de transports en commun, restaurants, bars tendances, shopping. Un superbe boutique hôtel : Le Crawford. Petits déjeuners du tonnerre au Snooze.
  • Rockmount Ranch Wear – Véritable icône de l’Ouest américain, monsieur Rockmount, disparu à 105 ans en 2008, a introduit les premières chemises à bouton pression et a contribué à populariser la mode de l’Ouest comme légitime. Un bâtiment historique construit en 1909 avec mini-musée au premier. 1626 Wazee Street
  • Tattered Cover Book Store – Les lecteurs se sentent comme à la maison dans cette librairie communautaire autonome intime, depuis 36 ans.

http://www.tatteredcover.com

  • 16th Street Mall – construite en 1982, cette rue piétonne longue de plus d’1,5km regorge de magasins, restaurants et activités. Une navette gratuite dépose les passagers à chaque intersection, ce qui permet de visiter une grande partie de la rue en un temps réduit.
  • Denver Pavilions – Ce centre d’activités et de shopping en plein air est situé sur la 16ème rue, dans la zone piétonne au cœur du centre-ville de Denver. Ne manquez pas le magasin « I Heart Denver » au deuxième étage, à côté de GAP. Sur la 16ème Street entre Welton et Tremont Streets http://www.denverpavilions.com
  • Larimer Square – Cette rue historique prend tout son charme le soir lorsque les ampoules qui recouvrent les bâtiments victoriens de brique rouge s’illuminent. Bistros tenus par des chefs réputés, petites boutiques et bars à vin rendent cette rue à la fois élégante et vivante.
  • Denver Performing Arts Complex – Le Denver Performing Arts Complex (DPAC) est le plus grand complexe artistique couvert et le deuxième plus grand centre artistique en terme de programmation et de capacité assise. Le DPAC abrite 10 espaces dans 4 blocs étalés sur 6 hectares.
  • Colorado Convention Center & Big Blue Bear – I See What You Mean, la sculpture géante du « Big Blue Bear » de Lawrence Argent, au croisement de 14th et California Street. Cette sculpture d’un ours de 12 mètres en train de regarder à travers les vitres du Convention Center symbolise l’environnement naturel du Colorado. Quartier : RiNo (River North)

La ville innove dans les spiritueux bio et la bière, avec une soixantaine de microbrasseries travaillant en séries limitées. On est passé en visiter une récente et prometteuse : Ratio. Denver Beer Trail

Tournée gastronome locavore Localtablestours.com

Visite du centre-ville de Denver et RiNo : Aspire Tours

2 réflexions sur “Rouge Colorado, de Denver aux Rocheuses

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