Places parisiennes refaites : du baume au coeur… et au vélo pendant les grèves

Du baume au cœur… et au corps, à vélo !

Un des avantages de la transformation de la Place de la Bastille en zone piétonne ? L’on peut enfin se rendre au pied de la colonne de Juillet… Et pédaler sur une piste circulaire latérale qui vous donne l’impression d’être sur une mini voie royale….

Comme celle des grands axes, par exemple de la porte de la Villette jusqu’à Bastille, Saint-Germain-des-prés. Ou les Halles.

La place de la République avait marqué le pas en premier.

Refaite il y a quelques années, elle est infiniment mieux qu’avant. Les gens peuvent se promener ou skater à leur guise sur le parvis agrandi, lisse comme du billard ! Tant mieux pour les piétons, tant pis pour les bagnolards grincheux !

La Place de la Nation, refaite cet été, est devenue bien agréable, en tout cas a la belle saison, avec son petit jardin central au mobilier en bois et chaises longues. Et ainsi de suite : Toutes les places se refont. La ville mue. Tant mieux pour l’arpenteur urbain.

Ce qui est drôle à la marge ? ll se trouvera toujours des momies pour dire que « c’était mieux avant ». J’en ai croisé une, qui regrettait la piètonnisation des voies sur berges de la Seine… Elle disait que  » les voitures protégeaient quand même » des  » dégradations visuelles » des quais refaits pour les promeneurs. Elle défendait bien sûr « un point de vue patrimonial » de conservatrice.

Celui d’une vieille barbe ou chignon distingué de l’Ouest parisien ?

Bien sûr, il y a des bémols. Par exemple, fin décembre 2019, place Gambetta, beaucoup plus petite, le Parisien pointe le mécontentement de certains ( voir plus bas)…

Par ailleurs, c’est un bonheur de rouler à vélo sur les grands axes boulevardiers : des pistes cyclables élargies. Aussi larges que les couloirs de bus qui leur sont parallèles… C’est le droit du cycliste réinventé. Par rapport aux boyaux d’avant… En termes de largeur. On risquait à tout moment de heurter les trottoirs et remontées, bordures de chaussées. Pendant la pénibilité des grèves de décembre, cela a vraiment sauvé la mise à plein d’habitants pour aller travailler. Mais c’est une mise en danger aussi : seuls les vaillants survivront ! Très Darwinien, un peu injuste ..

Sauf que j’étais en cicatrisation d’une opération. Ca, mon corps a eu du mal à le supporter. Merci, les cheminots et conducteurs de la France rance…

Au fait, Vous avez entendu parler des régimes de retraite dans les autres pays du monde, vous ? Non, leurs conditions sont moindres de toute façon depuis belle lurette. C’est juste dans le Village d’Astérix hexagonal qu’on vous collé un mois de grève… La 🍒 sur le gâteau de la  » french touch », je suppose ? Chacun jugera… Christophe Riedel

Et voici l’article Benoit Hasse – Le 29 décembre 2019 :

« Tout ça pour ça! » Le jugement de Mathieu, un jeune homme qui habite à Ménilmontant, est lapidaire. Mais il résume bien le sentiment de nombreux riverains de la place Gambetta. L’esplanade du cœur du XX e arrondissement — qui faisait partie des 7 grandes places de la capitale que la mairie de Paris a entrepris de « réinventer » — vient d’être rendue aux piétons et aux automobilistes après un peu plus d’un an de travaux.

Une transformation qui laisse perplexe

Et selon les riverains ou les « utilisateurs » du nouveau site, le résultat n’est pas à la hauteur des nuisances subies durant le chantier.

Il faut dire que contrairement aux autres places déjà « réinventées » (Nation, Bastille, Panthéon, Madeleine, place de Fêtes), la place Gambetta n’a pas connu de grosses transfigurations. Mais simplement une réduction de l’espace réservé aux voitures.

Le plan de circulation, en rond-point autour de la fontaine, n’a pas été modifié. Mais la largeur de la chaussée a été réduite de moitié. Les « îlots » piétons, entre les 6 voies qui desservent la place, ont été agrandis de 8 m, équipés d’une piste cyclable et entourés de drôles de banquettes design où les promeneurs peuvent désormais s’asseoir… dos à la circulation !

Toujours plein de voitures et de gros bouchons

« Le problème, c’est qu’il y a toujours autant d’autos qui arrivent depuis les rues Belgrand, Gambetta ou Pyrénées, mais moins de place sur le rond-point (NDLR : où les automobilistes doivent céder le passage aux véhicules entrant). Aux heures de pointe, ils restent tous bloqués au milieu et ça klaxonne en permanence », déplore le fleuriste de la place. « C’est pire qu’avant les travaux », assure le commerçant installé là depuis plus de 15 ans. « Mais à part ça, la nouvelle place est très bien », conclut-il avec ironie.

Les internautes sont encore plus sévères. Les tweets dénonçant le « massacre de la place Gambetta », la « laideur redoutable » des aménagements ou l’inutilité des banquettes, se sont récemment multipliés sur la toile. « Le truc moche au milieu, on ne le doit pas à Hidalgo », corrige un « twittos » en référence à la fontaine en panneaux de verre qui trône sur la place depuis 1993. « Au moins Gambetta ne ressemble plus à une gare routière », nuance Nicole, une retraitée du quartier, satisfaite que tous les arrêts de bus aient été déplacés rue du Japon, derrière la mairie. « On va vite s’apercevoir que c’est mieux qu’avant », conclut-elle. »

Bonne nouvelle Place de la Bastille…

Son ange génie doré capte notre regard. Rares sont les occasions de flirter de près avec la colonne de la Bastille. Et pour cause, depuis 1985, le monument est fermé au public, faisant de lui un symbole historique un peu hors de notre portée. Mais il rouvrira en 2020 !

L’occasion de découvrir ses immenses caveaux et d’en savoir plus sur l’étrange momie qui y dort depuis des décennies…

Sa construction remonte au début des années 1830, sous l’impulsion de Louis-Philippe. Porté au pouvoir par l’insurrection, le nouveau roi souhaite rendre hommage aux émeutiers et à leur combat. Il fait donc construire cette colonne de 50 mètres de haut, à l’emplacement des remparts de la prison de la Bastille.

Deux grands tombeaux et une momie égyptienne

Ce que l’on sait généralement moins, c’est que cet édifice abrite deux grands tombeaux : au moment de son inauguration en 1840, il accueillait les corps des révolutionnaires de 1830, rejoints par la suite par ceux de la Révolution de février 1848. Au total, pas moins de 700 victimes y reposent depuis des décennies…

Osez vous approcher de la colonne, et vous y verrez d’ailleurs leur nom gravés dans le bronze. Plus insolite encore, le monument conserve jalousement une momie rapportée en France d’Egypte par Napoléon, autour des années 1800. Nul ne connaît d’ailleurs la raison exacte de sa présence à cet endroit…

Réouverture en 2020

D’ici quelques mois, il sera de nouveau possible de palper l’atmosphère si singulière de cet édifice parisien, selon les informations du Centre des monuments nationaux.

Entièrement rénovées, les parties basses de la colonne vont être rouvertes au public, dans le cadre de visites-conférences pour des groupes de 19 personnes.

L’occasion de découvrir la galerie circulaire, ses vitraux et mosaïques, ainsi bien sûr que la mystérieuse crypte. En raison de son étroitesse, il ne sera en revanche pas possible d’emprunter l’escalier métallique permettant d’accéder au sommet de la colonne. Dommage et compréhensible…

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