Je suis l’arbre-monde (de mes pensées)

Les yeux fermés,
Ce rêve reviendra-t-il ?
Je suis l’arbre. Je suis son entrelacs de branches. Son réseau branchu, son rhizome blanchi par le temps (comme les cheveux de Gilles qui refusa de vieillir davantage, entre asthme et miasmes).

Chaque paire de branches de l’arbre- moi est un propulseur potentiel. Ça nous fait un bon petit paquet de lance-pierres que l’esprit a garni d’autant d’élastiques pour la fonction lance-pierres.

Je ne lance pas de pierres. Je propulse mon moi fractal, je fractionne, je dissémine ce moi qui fut et sera moi ou toi, vous et nous, eux. Chaque entresac de branches tire un caillou de moi, un caillaud de celui qui sera toi

Veuillez agréer, chers vivants, la quintessence d’un orage estival éclatant en nous à flanc de montagne.
Un orage à fleur d’eau
vu avec les gros yeux bulbeux dépassant de l’eau de ce poisson qui m’accompagna, tandis que je marchais dans l’eau en parallèle à une plage maldivienne. Où j’étais vaguement honteux de séjourner dans un bungalow sur pilotis sur la mer létale (une water villa dans le jargon hôtelier).

Avec cinq consoeurs spécialisées en bien-être et Spa. La nuit le clapotis des vaguelettes me réveillait… L’hydravion jaune et rouge atterrissant et décollant, les pilotes pieds nus, pilotant en tongs…

Ainsi je me propulse vers + L’infini. En activant la fonction branches lance-pierres de moi. Du marbre, du granite, du pavé de lisboa, du grès. En contrat de gré à gré. Je nage vers moins l’infini. Des huit cent branches de mon hêtre, je peux lancer 400 pierres molles vers l’infini. Quand je me rends, l’instant vous je les lâche toutes, c’est bon, je m’etire, je tire. Je suis un lanceur. Un propulseur propulsé.

Avec une gestion du bien » en bon père de famille » comme disait le vieux Droit. Jugé misogyne récemment. Non sans raison. Donc, on dit en gestion paisible de bon propriétaire du bien terrestre.

Je me tire vers plus l’infini par chaque branche de l’arbre-roi du moi.
Je m’etire vers – L’infini. Je nage vers plus l’infini du bout des bras.
Plutôt en brasse coulée qu’en crawl. Je trouve cela un peu trop étalage de puissance virile, le crawl. Trop de splash !

Je nage jusqu’à perte de rue
Je nage jusqu’à perte de vue

L’infini ment
Comme un infinitif dément

Pour cela, faute d’y pouvoir remédier
J’apporte un démenti formel à l’allégation sans fondement
De mon existence
Préférant de loin me propulser de mon cèdre
Me transformer en séquoia
Pour différer les séquences de mon être
Préférant la diffraction de toute capacité de l’étant

Ce bloody « Da sein »

Tant qu’à être
Autant être autre

Etre hêtre

Je mets de l’ordre dans mon passé

J’amnistis mon avenir. Drapeau blanc de la virginité de l’instant neuf.

Je ne tance, je me lance, je me dérange, me dérance. Ça me démange de me tirer plus loin.

Propulsant mon âme ou ce qui en tient lieu.

Arcant mon corps d’arbre.

Arguant de mon corps d’arbre

J’ai renié l’humain soi-disant généreux et partageur. Un salopard mortifère, la plupart du temps !

Je rogne l’humain, je ne garde que la puissance de la corporal itération transmuée en arbre.

En arbre montagne

Ça fait un bien fou

Cela !

PS : d’être un arc boutant aussi

Merci infiniment

Oui, consacre toi à toi.

Merci pour cette fenêtre à ce moi ouverte, qui me permit d’exhumer du placard un être se rêvant au Monde, comme il aime à emprunter les chemins de traverse durant ses voyages. Toujours en partant de côté, on trouve ce qui se cache.
Toujours progresser latéralement, dédaigner, ignorer les entrées principales, progresser comme le 🦀, le crabounet qu’on est.

Je repense au bûcher de Jeanne sur la place de Rouen

dans cet incroyable monument en dos de tortue, dragon, bouclier d’écailles de tuiles. Si sixties.

Elle était d’Arc, Jeanne. Un village.

La gentille dame qui tient les toilettes publiques de la Place du bûcher est devenue une amie annuelle. J’avais suggéré le fait que ces toilettes pussent rester ouverts en saison a l’heure du déjeuner. Elle m’avait fièrement dit l’an dernier que c’était dorénavant ainsi. Il y a de ces petits combats…

Merci, l’infini ment
Comme un infinitif dement

Les yeux fermés,
Ce rêve reviendra-t-il ?
Je suis l’arbre. Je suis son entrelacs de branches. Son réseau branchu, son rhizome blanchi par le temps (comme les cheveux de Gilles qui refusa de vieillir davantage, entre asthme et miasmes)
Chaque paire de branches de l’arbre- moi est un propulseur potentiel. Ça fait un bon petit paquet de lance-pierres que l’esprit a garni d’autant d’élastiques pour la fonction lance-pierres. Je ne lance pas de pierres. Je propulse mon moi fractal, je fractionne, je dissémine ce moi qui fut et sera moi ou toi, vous et nous, eux. Chaque entresac de branches tire un caillou de moi, un caillaud de celui qui sera toi
Ainsi je me propulse vers + L’infini. En activant la fonction branches lance-pierres de moi. Du marbre, du granite, du pavé de lisboa, du grès. En contrat de gré à gré.

Avec une gestion du bien » en bon père de famille » comme disait le vieux Droit. Jugé misogyne récemment. Non sans raison. Donc, on dit en gestion paisible de bon propriétaire du bien terrestre.
Je me tire vers plus l’infini par chaque branche de l’arbre-roi du moi.
Je m’etire vers – L’infini. Je nage vers plus l’infini du bout des bras.
Plutôt en brasse coulée qu’en crawl. Je trouve cela un peu trop étalage de puissance virile, le crawl. Trop de splash !
Je nage jusqu’à perte de rue
Je nage jusqu’à perte de vue

L’infini ment
Comme un infinitif dément
Pour cela, faute d’y pouvoir remédier
J’apporte un démenti formel à l’allégation sans fondement
De mon existence
Préférant de loin me propulser de mon cèdre
Me transformer en séquoia
Pour différer les séquences de mon être
Préférant la diffraction de toute capacité
À être
Un hêtre

C’était un poème de rebond

que je voulais écrire depuis le rêve de jeudi matin, juste après un déménagement.
Ou de mercredi matin, juste avant

Je me propulse vers cet infiniment
Qui ne saurait m’échapper

Sur lequel je ne saurais me contenter d’achoper comme pierre qui mousse

En guise de fortune
Je neveux amasser que la houle

Je ne veux amasser que la houle
La houle normande d’une plage de gros galets déserte. la mer y crépite en ce va-et-vient amoureux de la vague entre les pierres des moi dissous

Peut-être jusqu’à Issoudun, de cuir et et d’étain

https://www.berryprovince.com/patrimoine-culturel/visite-guidee-dissoudun-issoudun/

Veuillez agréer, chers vivants

la quintessence d’un orage estival éclatant en nous à flanc de montagne.
Un orage à fleur d’eau
vu avec les gros yeux bulbeux dépassant de l’eau de ce poisson qui m’accompagna, tandis que je marchais dans l’eau en parallèle à une plage maldivienne. Où j’étais vaguement honteux de séjourner dans un bungalow sur pilotis sur la mer létale (une water villa dans le jargon hôtelier). Avec cinq consoeurs spécialisées en bien-être et Spa. La nuit le clapotis des vaguelettes me réveillait…

L’hydravion jaune et rouge atterrissant et décollant, les pilotes pieds nus, pilotant en tongs…

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