Les Tribulations d’un polochon alpin (de Lisboa á Valencia)

Tribulations d’un polochon de chambre, donc. Rencontré en hauteur, à 1502 mètres à la Bouitte. Un mètre trente. Spécimen grandeur nature. Édition à quinze exemplaires dans les quinze chambres de La Bouitte à saint Marcel, près Saint-Martin de Belleville.

Un truc à fendre le cœur d’un sourire sans fin…

La Bouitte est une petite maison, en patois savoyard. Celle de l’enfance de René certainement. Celle d’une enfance aux madeleines restituées au passe-plat par un père et un fils. Un duo gagnant. L’orage passe.

Une longue saucisse de fourrure siglée d’une vache. Oui. Jamais vu ça dans une de ces chambres trop chic où rien ne doit détonner. On met un peu d’étonnement, de contraste, dans les plus inventives…

Le polochon : Une invitation à un sport nouveau. À un lancer nouveau.

Le lancer polochonnant du balcon jusqu’au haut de la montagne. Réelle, magique, fantasmée. La montagne de l’imaginaire. Celle du chat chartreux , assez égyptien ou assyrien aussi, de Rafael (ci-dessus) aussi.

Un cas unique de pelochon créé en Relais et Châteaux. Le pelochon de combats menés, qu’on n’a pas menés, de batailles gagnées et reperdues, éperdument regagnées. Tandis que s’estompe l’orage de la nuit du 15 au 16 août lavant tout vers minuit.

Lavant les pensées, faisant valoir et baisser enfin la délicieuse chaleur lourde hispanique vécue à Lisboa (42 le premier weekend d’août).

Puis en transition vers la fraîche ville côtière de surfeurs, Ericeira, dimanche. Il y a 7 jours… En voiture avec Maria Delfina Gama, vers sa maison dans le joli centre blanc et bleu de Ericeira.

Longue discussion. Directrice d’un récent quatre étoiles Rua Aurea, dans la Baixa pombalina. Où je la rencontre. Elle a écrit des livres sur l’hôtellerie de luxe, milieu où elle travaille…

Jolie Ericeira, un climat breton vif frais en version portugaise où des grappes de planchistes soupoudrent les vagues. Ici, on aperçoit la jonction entre mer et rivière : Foz do Lizandro.

Puis furtif retour a Lisboa, vol TAP vers Valencia, train vers Grau et Castellón. L’aérodrome de Castellón près de la maison. Le bourdonnement des Pilate décollant…

Chez un ami, Rafael

… Navarre-Billard-d’Espagne. Il y a 4 jours, j’y arrivai. Une bande littorale côtière à mer chaude, 28, une bande tranquille à la maison près de l’aérodrome, des soirées sympas. Une ou deux acrobaties en duo avec Étienne, un jeune ami de Rafael vif argent, curieux de tout.

Un grand gars du Lot-et-Garonne le cœur sur la main et l’esprit pas loin, qui me prêta ses livres de Martinet et Henri Cadet.

Des personnages masculins de perdus magnifiques et désolants, de petites gens de la France d’avant dans « La Belle Lurette » de Cadet. Étienne me ut la courte échelle, les épaules en échelle vers la fenêtre du premier étage pour une histoire de porte fermée sans clef ( par moi, sous prétexte de moustiques à circonscrire). Ça crée des liens…

Un doux ronflement la nuit peut-être. Le soleil sur la peau, la Mer presque trop chaude, lavée par un premier orage dans la nuit du dimanche au lundi d’arrivée à Castellón.

Et puis Valencia, chez l’ami Rafael, sa famille, une intégration pour moi, le désintégré… L’élégance tranquille de ses maisons… Un ami retrouvé.

La terrasse…

Retour vers la cuisine de René et Maxime Meilleur

Fraîcheur d’une enfance montagnarde jamais perdue. 3 beurres à table, dont un rance de paysan d’antan. La pluie a cessé.
Le foie gras sur galette de maïs en fondant.
Le délice flan au miel en sa résille de miel serpolette. Un goutte-à-goutte.

Voilà qui tranche avec un monde du luxe si souvent formaté.

Soyons légers : Bataille de polochons jusqu’au ciel non inclue dans le service. Mais pourquoi ne pas l’organiser ? Une preste prestation viendrait ainsi s’inventer dans la partition des possibles.

#parallelespotentiels #mountains #pilars #relaisetchateaux #polochon #lesensdujeu #labouitte #threestarsmichelin #luxe and #fun #michelin
#renemeilleur #maximemeilleur

Le bonus

9 jours d’un père séparé avec ses deux filles

En revenant de Ericeira
Entre Torres Vedras Et Mafra
Je me souvîns de toi

De 8 jours de visite dans la ville mère, ma seconde ville et vie peut-être.

Jeudi, Lou arriva par la Gare d’Oriente d’une nuit espagnole non désirée. La Renfe étant encore au moyen âge international, je n’avais pu obtenir en ligne de e-billet pour la portion Hendaye Lisbonne de son trajet. Elle se sentit un peu clandestine… Et le d’expérience, qui me rappelais les trains allemands de l’enfance avec mon père sans billet. Un fraudeur.

Pour remettre Lou de sa nuit difficile, après un bon petit déj au nouveau café et une sieste sur canapé, on alla la baptiser sur mon secret de plage :

Azarujinha, une Tasse à anse rocheuse inconnue au bataillon
Lovée entre Sao Joao e Pedro de Estoril… aucun touriste, juste de jeunes portugais.

La narration portugaise, suite

Je coule un second et dernier jour valencien fort paisible après découverte d’un nouveau lieu d’art dans la réhabilitation d’une friche industrielle : la fabrique de bombes hydrauliques « Bomba Gens »

Jeudi dernier
Lou et Iris
Vous repartiez
Nous allâmes faire un tour en bas a Alameda, deux Pingo Doce, un dernier balcon au ☀️, un tour devant la Fontaine alamadienne qui s’éteignit brusquement en nous voyant passer.

Mardi dernier, plage et promenade à Estoril, petit resto en bas le soir,
Lundi Dernier
Pierre et Patrick nous prirent au train à Cascais. En Citroën DS 5, on s’offrit les hauteurs fraiches de la colline de Sintra pour voir le couvent où ils logent dans la chambre au balcon donnant sur la pointe rocheuse. Puis Praia da Adraga, Et son aileron de requin rocheux, si algarvien déjà… On explore la plage secrète à droite ou l’eau fouette déjà en contournement rocheux d’accès
Petite glace chez Santini, souvenirs d’enfance dorée de Pierre là-bas.. qui partage avec mes filles,vues pour la seconde fois. J’en suis fier et content
Maison de vacances du roi d’Espagne à Cascais aperçue en roulant

Dimanche, le musée de la Fondation Gulbenkian, gratuit à partir de 14 heures, à Lisboa, station Sao Sebastião. Puis After concert à DJ au jardim da basílica da Estrela. Pas vu depuis longtemps, l’enfance peut-être, ses ficus massifs aux cordes troncs multiples puissants. Si tropicaux déjà

La veille, Monte Estoril, troisième et dernier jour au Rbnb de Joana, le musée de la musique et guitare portugaise « Casa de Verdades Férias de l’ethno-musicologue Michel Giacometti dans la Maison jaune si romantique du poète anglais Thomas birk sur la colline juste en face.
Une centaine d’instruments, des photos, des enregistrements : un fond musical paysan de chants tels que j’en entendais avec ma maman en Alentejo. Ceux-là, que Iris et Lou écoutent au casque, sont du Minho ou de la Beira Baixa. Vos arrières grands-parents étaient de Covilhã, dans la région montagneuse déshéritée de la Serra da Estrela. C’est pour cela qu’ils immigrerent, fuyant la pauvreté pour une vie de travail meilleure en France.

On alla à la plage favorite de ma maman, en dessous de l’hôtel Albatroz, choisie par Lou : la petite Praia da Rainha á Cascais, après la piscine naturelle rocheuse à gradins, en contrebas de la voie, bruit des trains, immeuble sur pattes en forme de chien…

Les filles partirent en exploration nocturne du petit hypermarché Jumbo de Cascais : les terres de la consommation sont aussi un continent, des rayons sans fin où l’on cherche aussi ce dont on n’a pas besoin. Nous y avions acheté un sèche-linge, un parasol, 20 mètres de fil de corde à linge métallique doré bronze pour le balcon, et 3 de corde a bonbon dévoré dans le petit train, le jour de l’arrivée de Lou je crois.

Dignement porté par les filles, le sèche-linge, jusqu’au quartier de la Piche d’Olaia qui nous, qui les abritait pour la première fois…

On revient à Lisbonne le mercredi, cela nous fit trois jours de mer, une demi-matinée de guitares. Des souvenirs d’un appartement rbnbien de plus, celui de Joana, á Monte Estoril, dont j’adore le discret retrait et l’élégance des maisons balnéaires sertissant les collines ( Monte, les monts). Plus tard, les filles en eurent deux autres a Napoli, puis Isquia, une île Italienne de la baie napolitaine. Le nom d’un 🍰 glacé, aussi : un napolitain.

Légèrement écoeurant, le Napolitain, peut-être moins que des gâteaux aux jaune d’oeuf sursucré portugais.

On revient à Lisbonne le mercredi soir pour les heures du crépuscule sur le balcon, déjà le séjour tire à sa fin. Il fait moins chaud, le pic de 42 degrés du weekend à dauphins du Sado, que le catamaran chercha longtemps ce samedi après-midi là, est passé. Il fit alors 51 à Alger, 30 dans le cercle Polaire, ce qui n’est pas sain.

Le jeudi, on doit partir vers 16 heures, on va se promener en bas à Alameda, on explore encore les rues, les tables des joueurs le long du parc après le 🤳 à la fontaine d’ Alameda. Deux supermarchés du pingouin doux ( Pingo doce), on fourre pour déjeuner un pao com chorizo e queijo dans la bouche de Lou, qui ne s’en plaint pas. Iris, venue au printemps d’avant ( cru 2017) connaît déjà ce goût pratique-là. Il reste le temps d’un peu de soleil sur le balcon, de quelques prises de tête à bagage superflues, d’un trajet vers l’aéroport si proche, d’un retard au décollage de 3 heures trente.
C’était notre première fois familiale a Lisboa… Joana d’Estoril a dit de nous en commentaire que nous étions « une famille très sympathique ».
Cela fait toujours plaisir, ce travail de cicatrisation affective…

Dans le coffre-fort du temps, des erreurs, des trésors enfouis, perdus et retrouvés..

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