L’Atelier Cantoisel, Joigny, Bourgogne

Atelier Cantoisel, Joigny : la Bourgogne à une heure de Paris. Une maison du XVIIIe, un lieu de vie comme de vue artistique. Chaque pièce est un univers, une installation in situ. Ou un multivers ? En vieux français, Cantoisel, c’est l’oiseau qui chante…

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Très beau lieu, crée en 1981 par un couple de passionnés. Jany et Michel Thibault portent l’Atelier Cantoisel depuis plus de trente ans. Le couple a acheté une maison du XVIIIe siècle dans le vieux Joigny, près des maisons médiévales (une vingtaine) en 1981. Et dès 1982, a commencé à y accueillir des expositions d’art contemporain. 230 artistes y sont passés.

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Regarder les « murales » (joli mot : c’est-à-dire la description des peintures installations sur les murs, escaliers, cave coutée…) sur leur site. www.cantoisel.com

Et la citation de Guillevic sur ces pierres dans leurs jardin…

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Une pierre qui me sourit ? Je serai cap’ de le dire. M’arrive par foi, pas à vous ? Les arbres aussi ploient à mon passage, moi au leur. Non, ce n’est pas un leurre. Ou alors un beau leurre. D’où l’expression avoir le beurre et l’argent du leurre. Pourvu qu’il ne me transforme pas en souris. Ou alors d’agneau. Fondant dans un palais à jamais carnivore (végétalien ? Encore une excuse complaisante pour compenser les méfaits humains). Mitonnée à petit feu pendant 5 heures, la souris…

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La parole est à Christian Bonnefoi, un bon ami du lieu :

«  Il y a à peu près toutes les différentes approches concernant l’art d’aujourd’hui. La peinture au sens classique du terme, qui fait que celle-ci sera toujours contemporaine, et c’est son charme, de son passé. La peinture déplacée, c’est-à-dire la peinture déposée sur autre chose que ses supports traditionnels : dans l’espace ou sur des volumes… la peinture qui s’appuie sur l’architecture, comme un dédoublement ou une copie, mais pas tout à fait, avec un léger décalage ou pivotement qui fait d’un coup surgir une deuxième image là où il n’y en avait qu’une…

Mais… L’atelier-cantoisel-se-bat-pour-ne-pas-fermer

Il y a(vait lors de l’exposition visitée par le poète en 2015) aussi du figuratif, une histoire d’oiseaux avec le moine fou d’Assise, drôle d’oiseau celui-là aussi. Et des lettres au mur, au sol, une œuvre qui rassemble des données liées à l’histoire de Cantoisel, des gens qui sont passés par là, une condensation formelle et biographique, avec une suprême maîtrise de la tautologie qui caractérise cet art qu’on appelle conceptuel… »

« COMPLÉMENT D’INFORMATION : Cantoisel ce sont des chambres. Les peintures faites ou exposées ici c’est tenir l’exigence de « Cantoisel » : c’est mettre son art à l’épreuve d’une proposition qui est aussi une contrainte. Car on se voit offrir un lieu de vie comme matière même de l’œuvre…  » Nous résumons ici les paroles de Pierre Wat dans « Le temps des Demeures« , édition Cantoisel 2012.
Quand : En mai, juin et septembre, la maison est ouverte tous les samedis de 14 h 30 à 18 h. Juillet et août du mercredi au dimanche aux mêmes heures. La maison Cantoisel reçoit les autres jours et heures sur rendez-vous. Tél. 03 86 62 08 65
Pour combien de temps encore ? On sait pas trop, faute de transmission car « La Maison Cantoisel va sans doute devoir fermer… Il n’y a pas encore de date de clôture arrêtée : on recherche jusqu’au bout une solution », espère Jany Thibault.
Bah, les Amis de l’Atelier se remueront, espère t’on…

#BourgogneFrancheComte #atelierCantoisel #parallelespotentiels#Joigny #BourgogneFrancheComte

Bonus subliminal ====================== découlant si l’on veut de ce petit temple de beauté artistique. De l’invitation faite à transmettre un secret. Invitation énoncée par le trop chic – mais sensé parfois – « Collectif Catastrophe » :

Je veux l’amour dans tous les cerisiers en fleurs d’un Japon fictionné

Le secret d’un instant n’a pas besoin de l’être, j’en fais don :
Je jouis de toutes les liaisons possibles
Je luis de tous les espoirs pour la soif
Je fuis toutes les compromissions consensuelles
Je veux l’amour dans tous les cerisiers en fleurs d’un Japon fictionné
Après en avoir jeté la carte postale

Et l’avoir retrouvée dans la plus belle perdue…

éperdu pour toujours

du doux tourment

des beautés

perdues

Encore un parallèle Potentiel :

Quand je tombe sur des photos de mes enfants petits, je ne peux m’empêcher de me demander où sont passés ces bambins. Ca me rend presque triste 😐

Et maintenant, les photos…. Faut penser à en imprimer à partir du petit machin plat tactile !

Reprenons notre bonus sublimé
 
Le temps passe sur les bambins des bambins des bambins des bambins que nous fûmes.
 
 Le temps passe sur les bambins des bambins des bambins des bambins que nous eûmes…
 
Moi, la nostalgie se reporte sur des scenes anodines : des soins apportés durant la toute petite enfance, capables de me faire pleurer en idée : Les yeux qui vous regardent pendant le changement de couche sur la table a langer…
Le serum physiologique versé dans les petits yeux gentiment apeurés car ils savent les gouttes à venir… qui laveront les vilainbs microbes avant la crème antibiotique.
Le biberon du matin ou de la nuit, la tétine dans le bac a sterilisation.
Le biberon du matin ou de la nuit, la tétine dans le bac a stérilisation qui sent la piscine. La pastille de chlore à changer toutes les 24 heures
Le silence, les échanges avec les bébés, ceux d’avant le temps de la parole…
Les tous petits conflits portant sur des details
Semblant si dispensables après coup
Mon immatûrité d’alors, qui me faisait signifier – si ce n’est dire -que tout cela était tout de même un peu fastidieux
Comme si je valais tellement mieux et volais bien plus haut (cest-à-dire nulle part) que cette vanité de la vie à petites corvées reproductrices routinières
Tout cela, (en tout cas en bonne partie, pas que comme prétexte, lui semblait-il) parce que j étais moi même issu d’un échec de la première heure, mes parents s’étant séparés avant mes 18 mois révolus
Tout cela parce que je ne savais pas aimer assez, je suppose. Tout simplement.
Tout simplement pas assez aimer simplement, je le crains
Juger du poids de ses erreurs et regrets est chose si malaisée, conclut-il. 🙈🙉🙊🐒
Enchainons sur

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