Dans la ville blanche/Lisboa, mues urbaines, boa

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juillet 4, 2016 par Parallèles Potentiels

Lisboa Cais do SodreC’était un petit quartier Rouge entourant la gare de service. Celle de Cais do Sodre, en bas de Lisboa, celle de la ligne de train longeant O Tejo, le fleuve, puis O Mar, la mer, jusqu’à Cascais.

Après Alcantara résonnant des vibrations métalliques du Pont rouge du 25 Avril. Alain Taner y tourna une scène de son film portugais « Dans la ville blanche« …Elle était peuplée, pas le film, la rue, de vieilles tepu grasses comme le seraient des boas non lipo-suçès, de dames péripapéticiennes faisant ce qu’elles pouvaient pour se défendre, c’est-à-dire travailler, gagner leur croûte. L’un des bars rouverts leur rend hommage par son nom : Bar da Velha Senhora : la vieille dame, the Old lady….

Je me souviens de plus que ce que j’ai vu…

La photo ci-dessus montre la Discoteca Roterdao, le Club Rotterdam, vintage en diable, disons seventies. Plus loin dans cette rue, d’autres bars in the mood of the moment. Dont un, le Sol y Pesca fait marchand de sardines chic sous emballage rétromignon, comme Lisbonne les a vu fleurir depuis quelque temps. Sous les arcades, une salle de concert jeun’s.

Bar-da-Velha-Senhora-Lisbon-Cais-do-Sodre-burlesque-performances-street

Au-dessus, le va et vient des piétons et des bus montant vers les hauts de Lisbonne, le Bairro Alto surgira 600 mètres plus haut vers la gauche. A droite, deux arrets de bus plus tard, après le Mirador de Sao Pedro de Alcantara, surgira la vue sur les fortifications du château Sao Jorge en haut de la colline d’en face. Celle d’Alfama, que j’aime tant gravir à pied, me perdre pour me retrouver d’une ruelle à l’autre. Puis redescendre de l’autre côté via le lacis de rues populeuses de la Mouraria.

J’ai vu plus que ce dont je me souviens

Et c’est quoi maintenant ? Un quartier de hipsters ? Un Peu. Depuis 2011. C’est avant tout un bout de tissu urbain jadis interlope, comparable en esprit et bars à que l’on appelle SouthPigalle à Paris.

Au delà de l’anecdote, ce que j’aime aussi dans cette image est la superposition de plans/niveaux/couche de temps si lisboète. Quoiqu’elle se puisse généraliser à l’ idée même de toute ville…

J’adore effectuer la montée en bus dans cette rue qui vient de la gare de C(as)ais Do Sodre, en contrebas à droite du pont. Qui montera par coudes jusqu’au Jardim Botanico, Pràça do Principe Real.
Après le Mirador Sao Pedro de Alcantara et le désormais trop modeux-bierreux-airbnandbeux Bairro Alto.
Le charme subsiste au-delà des effets et des elfes des modes. Le charme susbsistant en est un subside, un adjuvant du temps passé que le ville réinvente de strate en strate, de couche temporelle en calque postal, carte postale pour instagram…
Bonus nu : Ma vidéo atmosphérique de cette rue sous le pont ici : flickr.com
Urban Mutations : 2’59 »
Les bars ouverts Rua Nova de Carvalho ont remplacé les cabarets à entraîneuses et autres péripapéticiennes.
La où Alain Taner filma Bruno Ganz il y a 40 ans in :
« Dans la ville blanche »
near Cais do SodrePS : Lisboa, comme toutes les villes, est un boa faisant sa mue.
Les humanoïdes urbains y font leur roue,
font la moue,
leur roue
rouée
d’oiseau
enroué…
ITII comme…
I remember more *
Than i have seen
I’ve seen more
than i remember
I remember Alain Taner’s Lisboa…
* Of my 45 times in Lisboa or so, including that movie.
Dans la ville blanche : film helvetico-britannico-portugais sorti en 1983

Synopsis : Paul, un mécanicien de marine, s’établit dans un petit bar-hôtel lors d’une escale à Lisbonne. La jolie serveuse, Rosa, devient très vite sa maîtresse. Paul continue cependant d’écrire à sa compagne restée en Suisse, Élisa. Il ne se décide pas assez vite et Rosa s’éclipse…

Distribution

Vous pouvez youtuber le film (fonctionnant en mon esprit comme cerise sur mémoire franco-germano-portugaise) ici
Filmographie d’Alain Taner

Alain T, pour autant que je sache, coule une fin de vie heureuse au bord d’un lac suisse. Il est le grand-père d’une Charlotte qui fut amie de mon aînée.

Mues tue temps, temps se transmuant, passe-temps, temps pacsant entre ses lignes et couches, mutations urbaines entre ombres et lumières.

+ ou – L’Infini se déguste sur le pouce…

2015-03-22 16.00.46

2 réflexions sur “Dans la ville blanche/Lisboa, mues urbaines, boa

  1. Betty dit :

    Je me souviens pour ma part de plus que je n’ai vu. Vous devriez essayer.. le moment délicieux où un lieu existe tant pour vous que vous vous demandez si finalement vous n’y seriez pas déjà allé..Dans un rêve ou une autre vie ou une autre réalité.

  2. Betty dit :

    Alors que la triste réalité sera d’avoir vu plus que ce dont on se souvient…

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