Sons des oiseaux, Basse-Terre, Trois-Rivières

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mai 31, 2015 par Parallèles Potentiels

Écoutez yeux fermés ce son chaud recueilli sur la Basse-Terre, en revenant des Saintes ou de la Soufrière.
Juste les tropicoiseaux du soir, siabd on circule entre bananiers, ylang illang, fruits de la passion tombant mûrs, manguiers.
Au parc du gîte antikasa de Marie, francontoise installée ici depuis 22 ans. Originaire de Rivière, elle s’est installée à Trois-Rivières. Pas la ville au Québec, celle de la Basse-Terre…

image

Puis lisez ces là
Aérien, si les oiseaux du choeur
ont frôlé qui de droit en vous
Si maracuja vous parle
Recette
Magie
Sons

Écoutez
Ce son des tropicoiseaux du soir
Du matin du monde tous les soirs
Décrescendo, cette boucle de chants sans fins
autres que le papotage mélodieux codé

Du jardin de Trois-Rivières
Sériel
Dans celui des bananes vertes à Saint-Claude
C’ est presque le même
qui bercerait même
l’insomniaque atrabileux
Tapi en soi
Le colibri vibrant qu’on verra plusieurs fois
La dernière après l’ averse
D’ un dimanche dernier

Pointe aux pitres d’un passé trop passé
Aristophane est loin
On est en avion
L’Atlantique traversée
mine de rien, faut se la fader
Quand la fendant du coude à la lisière
D’ un entre deux monde nomades
Elle affiche 8h 30 de traversée  au compteur
D’ un pot au noir
A résilience plus que modérée
Ocean Atlantique d’un côté,
mer des Caraïbes de l’autre
8h30 vers Pointe-à-Pitre
Arrivée.

Aérien
Trajet via
Halifax longtemps en bordure
Après mes Açores longtemps survolées
Chacune d’ elle
Comme autant de possibles
De mon âme immortelle jetées aux orties

L’ odeur du riz sillonnant l’Atlantique ridée
De tout avenir, l’ami don
L’oubli de soi qui tardait a venir
Ce n’était pas son fort
Beaucoup de travail encore

6310 miles from/to destination
Et le temps s’oubliait
Bordant l’Atlantique
Entre st John et St Jean
Les îles proches de la fin déjà

Tandis que les frères humains d’avion
Amorphes
Patients Comme la promesse de une retraite rémunérée
S’ effaçant de leur propre
Champ de vision
Quelle abnégation dans l’égoïsme stérile

Cet oubli du temps pesé
Une rampe de 2h 46/1310 miles restant a parcourir
En un ignoble sur place de masse,
muette
Comme toujours
de sa naissance a sa mort mainstream

D’acheteurs de yaourts
Consommés par leur propre néant
Rabat
Caracas
Boston
St john’s surdouée à gauche du moniteur
Et des réacteurs
Classe économique
Trajectoire d’ un énième avion dans un ciel
Réinvente par tant de cerveauxaux pensées agrégées
Par le principe de dépense cher à Bataille

Il paraît que l’énergie noire serait discréditée :
La matière noire ne serait qu’illusion :
L’univers s’avérerait non homogène
Concave ou convexe selon la densité de telle
ou telle zone galactique
Cela ame laissait rêveur a l’ unisson
Des chapelles galactiques imposables.
Je songerait aussi au projet de réintroduction des lamentins
En baie de Grand cul de sac marin

Disons impossibles avec principe négociable
D’éternel retour
Insomniaque à  la croisée des consciences interstellaires
Nuit dans le jour dans la nuit
L’ on se contenterait pour aujourd’hui de cela

chaque jour
3 minutes de miel en plus
Et en vol la tournure généreuse des choses
La courbure du 737-A
Virant de bord de Paris à Caracas
S’affichant
Sur le simulateur de vol rustique
En 3 d carton pâte

Cayenne pas si loin
Mais je je n’irais pas 2 mois plus tard
Comme espéré
Quoiqu’ayant manœuvré
En ce sens depuis 18 mois
Le temps de deux enfants a naître de plus en surface de planète

Virant de bord avec son
tracé de carburant rouge
L’avion
Comme une saignée vidéo
Tandis que
New York apparaît sur écran
Je suis en sang
Mais ce n’est qu’ une idée
Cela doit venir des 2800 minutes de vie en moins
Que j’ ai acheté à l’arrière après déjeuner
Ma fille, une Iris, me l’ avait dit samedi
En lisant okapi :
Ce sont 7 minutes en moins par cigarette
Pas 3 comme je le croyais.
La jungle chaud’humide enfin m’ attend
Comme l’idée d’un café maté
Trop chaud à infuser en soi
Respirant

Plus que 1000 kms
Kingston et São Domingo se profilent
Belém n’ est plus loin
J’ai failli y aller pour le magazine
Arcs en ciels
D’Air Caraïbes
Mais ça a capoté

A 30 minutes de l’arrivée
Cartographie éclatement cellulaire :
Elles sont toutes la
Trinidade, São José, São Luis, Sainte Lucie, Barth, Haïti

un peu nuit noir ignorée
Fort de France rappelant le temps du franc fort
Un autre monde en costume gris pompidolien trépassé
Caracas qui craint fort,
Un vrai coupe gorge

Les accras qui bourrent bien d’épices
St Domingue, St Martin où j’ ai passé
4 jours de rêve cliché
Dans un Radisson crado
Dont le proprio tomba pour trafic de cc

Les bananes vertes et celles d’Ève
Le chant des oiuseaux. C’estun gite, « Les bananes vertes », à Saint-Claude ou Laurence et Rémy, grenoblois, se sont installés il y a 15 ans, au dessus de Basse-Terre, la sous préfecture aux cases dont certaines resplendissent encore de la splendeur fanée coloniale.
Le matin, Rémy déposé une baguette chaude vers 6 heures, avant d’ aller fertiliser ses 8 mètres de vanille en fleur, ils vont aussi chercher des fèves de cacao dans d’anciennes plantations de cacaotiers pour aider une amie suisse devenue chocolatière a Vieux habitants.
« Les suprêmes » est le nom de la chocolaterie. Celui au gingembre goûté en picnic avec Chamina Voyages durant ce trek guadeloupéen de 7 jours était excellent.

Les chutes du Carbet

Deux cascades vaguement initiatiques avant la sublime ascension de la Soufrière perdue dans les brumes, qui sera raide aussi, mais un peu moins ardue. Dabs les deux cas, le parcours est gentiment engagé, à travers boyaux montagneux menant à la première cascade du carbet,  en une heure trente dans les deux cas. Oui, deux belles ascensions un peu initiatiques d’ où l’on revient enrichi.
Journée Ilet et mangrove à pousser les branches des palétuviers pour faire avancer son embarcation, on pense être parti pour quelques heures de kayak, en fait ce sera pour la journée, 10 kilomètres de pagaie vers les îlets perdus de la baie de grand cul de sac marin, a Sainte-Rose.
Joli nom, sans cul de sac en fait.

Barbecue de dorade basquaise créolisée, mangues fraiches du jardin de Frank de l’association Tam-tam pagaie, sous un hangar de la mer, tuba petits poissons, mer bleuverte dorée, pélicans gris et frégates chassant en piqué…
L’idée confortable d’aventure est encore possible jusqu’au lundi suivant, un supplément impromptu de 16 heures à Gosier, du à un sorbooking. 16 heures de plus sur place à se baigner dans la houle chaude sur la plage, pour tuer le temps. Devant l’ hôtel  La Créole où Air France nous avait casé logé. Il y a pire… Suspension très momentanée. Moments donnés.

Une réflexion sur “Sons des oiseaux, Basse-Terre, Trois-Rivières

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