L’espoir d’une fugue mûre

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août 21, 2014 par Parallèles Potentiels

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Me meut jusqu’au bout des chemins d’un Sud rêvé d’été, jusqu’en mon ciel intérieur en faire fondre le juteux mielleux en bouche, après l’avoir caressée distraitement, essuyé sa sève blanche accouchant dans ma main à la cueillette relevant déjà de l’arrachage, de l’extraction primaire. De quoi palper en paix la promesse des couchants nimbés goûteux.
Blanches, violettes, ces figues face au logis d’une semaine furent glanées ce matin… Comme tous les mois d’aôut passés dans les Corbières depuis six étés.
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Accessoirement, sur le magret, qui jamais ne fera grossir le maigre et fondant locuteur qui vous parle, je dis oui aussi. En plus de cette pierre du Sud des beaux jours, Jean Giono parlait ici du Midi noir, celui des Corbières…

Le dernier matin, pour l’espoir d’une fugue violette, je monte en équilibriste pierreux sur le muret en face de notre gîte de Feuilla cueillir les deux premières figues violettes mûres; elles voyagent dans la boîte à gants jusqu’à Oz en Oisans. L’une d’entre elles est déjà d’un ventre maternel bien tendu, christine la mange dans les deux heures suivant notre arrivée, il faut dire qu’elle a conduit tout son petit monde sans assistance. Je laisse mûrir l’autre figue deux jours sur le rebord du balcon en mélèze à motçif d’ouverture ovale, me rappelant un peu les casiers à bouteilles d’antan des vignerons.
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Il ne faisait pas beau ce jour là à Oz, mais bientôt le bleu du ciel de nouveau ozerait
On fit des randonnées de première bourre dans notre « Village du Soleil » tout compris, sans vaisselle ni plats à préparer…
Durant les randonnées j’entendis dans la colonne derrière moi des rires semblables à ceux des mouettes de gens discutant, riant du sain climat vacancier alpin, gaz d’hilarité et de bonne humeur. Quand je ne l’étais pas, je laissai les filles randonner sans moi avec leur mère, partant pour ma part gravir un raidillon le plus ardu possible en solo, puis me perdant dans le prmier télécabine ouvert, offert, jusqu’au sommet, pour retrouver ma solitude sommitale bien aimée entre deux effusions de réel fraternel. Comme j’aime…
Le rire était peut-être aussi celui d’un cormoran transplanté.

Pourvu qu’il n’y ait aucun corps mourant
la ballade du petit réel pouvait continuer
sans fin ni faim
car nous nous empiffrions au buffet du soir
et du midi de l’être…

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