Chandigarh, Brasilia @La Grande Motte

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mai 10, 2014 par Parallèles Potentiels

Au printemps, été 2014, les photos du photographe Stéphane Herbert sur ces deux villes surgies de nulle part, aux antipodes ont été exposées à la Grande Motte : les fabuleuses capitales de la modernité, certes datées, transcendantales comme l’idéal, du Corbusier et de Niemeyer : Chandigarh et Brasilia. Deux citės capitales décriées, reconnues, la brėsilienne classée UNESCO en 1987. Deux citės vintagisées par la patine de leur demi-siècle d’existence…

As « starchitects », we had :
Le Corbusier pour Chandigarh
Oscar Niemeyer pour Brasilia

En guest star
La Grande Motte et son concepteur, Jean Balladur

Cité balnéaire atypique, symbolique sculpturale
à forte valeur ajoutée en imaginaire
hybridant science-fiction et bande dessinée
(comme jadis un Moebius le fit).
D’aucuns ajouteraient en novlangue :
Une cité solaire bien perchée !

Exposition CHANDIGARH &BRASÍLIA @ La Grande Motte
Regards sur 2 capitales et 1 cité remarquables, remarquées

Présentation de l’exposition sur le site dédié aux bétons/passions :
« Concrete Hub »

Le Corbusier pour Chandigarh & Oscar Niemeyer pour Brasilia :
http://concrete-hub.com/stephane-herbert-chandigarh-brasilia-capitales-modernite/

Jean Balladur pour la Grande Motte :
http://concrete-hub.com/stephane-herbert-grande-motte-12/
http://concrete-hub.com/stephane-herbert-grande-motte-22/

Photographe : Stéphane Herbert
Introduction : Christophe Riedel
Organisation : Office de tourisme de La Grande Motte

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« Brasilia, Chandigarh, capitales de la modernité »
En partenariat avec la Station balnéaire héraultaise de la Grande Motte et l’association Globevision de Stéphane Herbert. Comme la Station de la Grande Motte (autre utopie architecturale réalisée) fêta ses 40 ans cet automne, nous exposâmes en octobre 2014 une dizaine d’autres tirages produits, si ce n’est à la sueur de son objectif, par Stéphane Herbert, avec surtout la passion et la rigueur qui lui sont coutumières !
Dans le cadre d’une commande de l’office de tourisme de la ville, à juste titre ravie d’associer son image (de cité utopique ronde et pyramidale, d’influence précolombienne, décriée à sa conception, trente ans délaissée, puis réhabilitée/dynamisée/boostée en amour-propre par le Label Patrimoine du XX siècle obtenu en 2010) à celle de ses deux grandes soeurs indienne et brésilienne.
Chandigarh et Brasilia, capitales d’un Etat indien (le Penjab) et d’un Brésil à l’honneur en 2014 pour de footeuses, pardon footballistiques (puis en 2016 olympiques) raisons.

Après le Brésil, l’Inde et un circuit français, l’exposition se posa pour 6 mois et en 3 temps à La Grande Motte (12 000 habitants l’hiver, 120 000 l’été). Cette cité est l’une des six « unités touristiques » balnéaires du littoral méditerranéen français voulues après guerre dans le cadre de la Mission Racine. Mon descriptif accompagnant l’exposition :

CHANDIGARH & BRASILIA, capitales de la modernité
Photographies de Stéphane Herbert

Regards sur deux villes remarquables surgies de nulle part, aux antipodes, bâties sur un vaste idéal fondateur, commun et singulier. Deux manifestes humanistes de la modernité architecturale : Il fallait une nouvelle entité à l’Etat du Pendjab de l’Inde indépendante et une capitale au Brésil du futur. Avec un plan pilote et un grand dessein. Deux utopies concrètes conçues par deux architectes majeurs du XXe siècle : Le Corbusier et Oscar Niemeyer.
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Puissance des volumes, fluidité des courbes, dépouillement majestueux, avec le béton pour coup de cœur, le sens du vert… et celui du vide. Jamais de trop-plein, s’il vous plaît ! Les vides sont grands pour peupler large. Des idéalisations atemporelles. Des architectures habitées qui ont été décriées, se sont patinées, parfois érodées, puis ressourcées. Donc de l’humain traversant ces images de Stéphane Herbert pour lequel :
« même si l’usage du béton par Oscar Niemeyer et par Le Corbusier relève d’esthétiques différentes – toutes deux géniales – ce sont des villes sœurs, aux principes d’urbanisme similaires, se réconciliant avec la nature. »

Pourquoi Chandigarh ?

En 1947, avec la partition de l’Inde et la création du Pakistan, l’Etat du Pendjab est coupé en deux. Le Pakistan ayant gardé sa capitale historique, Lahore, le Premier Ministre Nehru doit trouver une nouvelle capitale pour le Pendjab indien devant les contreforts de l’Himalaya. Chandigarh sera la première capitale moderne. Aujourd’hui, elle compte un 1,5 million d’habitants pour les secteurs planifiés et 2,5 pour l’ensemble de l’agglomération. Le Corbusier, loin de décliner des « Cités Radieuses » comme certains de ses collaborateurs s’y attendaient, s’imprègne sagement du mode de vie local. Constatant par exemple que les gens dorment sur le toit ou devant leur maison, il propose un urbanisme organisé par secteurs résidentiels, composés de bâtiments de deux à quatre étages en brique. En tous lieux, il use de bétons puissants, massifs, sans parements ni artifices, de briques d’un presque austère rouge terre : La beauté des choses simples.

En dehors du résidentiel, il bâtit au Nord de la ville le Capitole : un complexe rassemblant les imposants, mais non grandiloquents édifices de la Haute Cour, du Secrétariat et de l’Assemblée Il y travaille aussi la courbe. Et quelques sculptures délicieusement énigmatiques : la Tour des Ombres permettant d’observer le rythme solaire, la Main Ouverte, symbole de paix et de partage, énigme du don, pivotant au gré des vents. Main qui surplombe la Fosse de la considération, une variation corbuséenne indianisée de l’éternel rêve citoyen de l’Acropole.

Est-elle classée ?

Pas encore, mais l’œuvre de Le Corbusier, imbriquant architecture, sculpture, peinture et poésie, pourrait être classée par l’Unesco dans les années à venir. Sous une forme inédite : celle d’un projet transnational, eu égard aux interventions géographiques et à la dimension universelle de son œuvre. Rassemblant donc France, Suisse, Allemagne, Belgique, Argentine, Japon… et Inde, forcement. Car ce n’est pas encore gagné : en raison de la pression foncière (avec la démographie pour prétexte), certains y estiment que les espaces libres de Chandigarh pourraient être remplis. Si l’Inde suit le mouvement d’un classement, ce à quoi elle semble disposée, elle devra proposer une norme originale, comme Brasília sut le faire il y a bientôt trente ans.
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Pourquoi Brasília ?

La capitale fédérale du Brésil (qui compte 2,5 millions d’habitants pour le Plan Pilote et 4 pour les Villes Satellites) a célébrée ses cinquante ans en 2012. Vue du ciel, elle ressemble à un oiseau ou, selon son urbaniste, Lucio Costa, à une croix graphique. A l’intersection des axes monumental et résidentiel, un nœud circulatoire, le cœur de ville. Non loin, la fameuse Place des Trois Pouvoirs et les principaux ministères du pays.

Les bâtiments résidentiels, six étages au maximum, sont pour la plupart construits sur pilotis. Ce qui libère les sols pour circuler à pied. Le sol est public, le piéton n’a pas besoin de contourner un bâtiment ou une « Superquadra ». Il passe dessous, s’arrête, se repose à l’ombre des plus beaux arbres.
Bien sûr, la propriété privée tente de poser des barrières sécuritaires, mais l’esprit d’un espace ouvert à tous est préservé. C’est d’autant plus important que Brasília, avec son lac artificiel (aux proportions équilibrées, épousant les contours Est de la ville) et sa végétation omniprésente, offre une dimension bucolique extraordinaire : 4 millions d’arbres à hauteur de bâtiment, 100 m2 de végétation par habitant. Peu de villes au monde bénéficient d’un tel horizon, où le ciel tient le rôle sans fin de la mer, les cieux dans les yeux…

Est-elle classée ?

L’inscription de Brasília au Patrimoine Mondial de l’Unesco date de 1987, deux ans après le retour de la démocratie. Deux bâtiments seulement, la cathédrale et la baraque de chantier en bois du président Kubitschek, sont inscrits selon les normes classiques ; pour le reste, une nouvelle norme sans équivalent fut élaborée : c’est la volumétrie qui est classée, autrement dit les échelles de la ville (monumentale, résidentielle, grégaire et bucolique). Ce n’est pas le style qui est classé, mais le « vide ». Brasília est destinée à une remise à jour dans le respect des proportions initiales. Idée originale, renvoyant à cette question de fond : comment l’habitant appréhende-t-il l’espace dans l’urbanité ?
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Pourquoi la Grande Motte ?

Elle aussi, toutes proportions gardées, a été pensée par son architecte Jean Balladur comme un tout au sein duquel dialogueraient des opposés : Le féminin du quartier du Couchant aux formes courbes et ondulantes, le masculin du Levant (Centre ville) aux pyramides tronquées, angulaires et érigées vers le ciel. S’inspirant des temples pré colombiens du voyage mexicain de Jean Balladur, passé au retour par Brasilia.
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Cet architecte philosophe, un temps élève de Sartre, a su faire perdurer une Grande Motte durable, longtemps dénoncée comme une grande moche par de nombreux ennemis régionaux, où l’architecture est au service de l’humain et de la nature, avec 40 % d’espaces verts qui en font aujourd’hui une vill « HQE » avant l’heure. La ville a obtenu en 2010 le label « Patrimoine du XXe siècle » du Ministère de La Culture. Fêtant ses 40 ans la première semaine d’octobre, elle en profita pour briller aux cotés des deux cités capitales, sans chercher à rivaliser, tout en explicitant ce qu’elles ont de commun dans leur conception de cités idéales, datées mais savoureuses…
Evidemment leurs différences sautent aussi aux yeux, mais que cela soit clair et net : personne ne cherche à comparer l’incomparable. Il s’agit de poser des questions en regard sur ces trois villes, sans assener de pesantes réponses comparatives, tout en jouissant des parallèles possibles. Car si c’est bon, c’est si bon…
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wpid-img_20140301_110821.jpg La grande Motte est ici portraiturée en skyline de Grande Pyramide par Hervé di Rosa…

Christophe Riedel
Journaliste, coordinateur de l’exposition

Exposition en 3 temps :
Du 23 au 27/4, « CHANDIGARH & BRASILIA »,
Du 10/6 au 15/8, idem, en plusieurs lieux
Ici quelques visuels (pris avec un mobile) de l’installation de l’exposition à l’occasion du « FAV » Festival Architectures Vives
en bas de l’un des imeubles historiques de la cité, le Delta, où vit l’excellente habitante Annie, qui en est fort contente.
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Retour de la part de l’office du tourisme : « Cela fonctionne admirablement et les retrours sont excellents. »
Du 1/10 au ../10 « CHANDIGARH, BRASILIA et La Grande Motte »
sur la Place des 3 Pouvoirs, où se trouvent l’Hôtel de Ville et la fontaine balladurienne restaurée de belle manière…

PS : La Grande Motte résonne en moi m’apparaît un peu comme un potentiel équivalent balnéaire des Menuires (de l’architecte Philippe Douillet). Cité alpine des 3 Vallées qui fêta ses cinquante ans en février 2015 avec un son et lumière projeté sur façades à la Mondrian, pour tracer une ligne vers d’autres pionniers en leur temps.
Quels points communs ? L’atypisme, les critiques adressées, la « forte » présence en mémoire collective du bâti en béton, le bon sens commun préjugé de Monsieur Lambda qui pense que « ce n’était ni fait, ni à faire ». Un peu simplet, me semble t’il. En tout cas, cela est, donc autant en dégager les lignes de force et d’insolite… Par contre, les Menuirs sont seulement dans l’angulaire, le rectangulaire et la barre, le masculin aurait résumé Jean Balladur. Pas du tout dans la rondeur comme la seconde partie de La Grande Motte. Moins riche en contraste, mais d belle vues spectaculaires de l’immeuble Brelin, en guise de skyline montagneuse.
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Courtesy et copyright images
Christophe Riedel pour quelques unes,
et surtout Stéphane Herbert,
dont la biographie se lira ci-dessous :

EXPOSITION « CHANDIGARH, BRASÌLIA CAPITALES DE LA MODERNITÉ »

UN REGARD SUR LES VILLES DE BRASILIA ET CHANDIGARH

Stéphane Herbert
Il a grandi dans l’Unité d’Habitation de Le Corbusier à Firminy, près de Saint Etienne. Depuis près de vingt ans, il voyage entre Orient et Amériques et complète son travail de photographe. Avec passion, Stéphane Herbert produit une œuvre puisée à la source du monde. Son principal sujet de prédilection est le patrimoine moderne et la singularité de l’architecture. Il s’est particulièrement focalisé sur deux capitales de la modernité : Brasília (capital du Brésil conçue par Oscar Niemeyer) et Chandigarh (Inde, pensée par Le Corbusier). Stéphane Herbert fut l’un des premiers à pouvoir photographier la ville afghane de Herat après la guerre. Il a également été très inspiré par les couleurs utilisées par les Mayas au Guatemala.
Cette exposition fut présentée à l’occasion du Festival des Architectures Vives 2014 et tout au long de l’été dans deux parties de La Grande Motte.
A l’occasion du salon international du multicoque qui se tînt à La Grande Motte du 23 au 27 avril 2014, le photographe Stéphane Herbert présenta, en plein air, sur le quai d’honneur, une sélection de ses photos. Le photographe a su saisir avec talent et acuité toutes les facettes de ces villes « nouvelles » créées au XXe siècle. Elles partagent avec La Grande Motte de nombreux points communs que tente d’éclairer cette exposition en 20 clichés grand format : villes issues de la pensée d’un seul architecte; bâties ex nihilo, elles sont des utopies réalisées de cités construites pour l’homme.

Petite fantaisie en cerise sur la pyramide, cette photo de Stéphane prise à l’avant-dernier étage du Delta, l’une des premières pyramides tronquées de la Cité, durant ma rituelle séance de gymnastique matinale de « lézard fildeferesque » sur le balcon de l’appartement d’une habitante de la cité, Annie. On appréciera à sa juste valeur le manque de symétrie de mouvements de bras de votre serviteur, et surtout celle des bâtiments, sur fond de misaines et mâts voiliers remisés en marina…

Gym Riedel balcon Annie @LGM

CHANDIGARH and BRASILIA, capitals of modernity
Photographs by Stéphane Herbert, Globevision

A look at two remarkable cities which rose from nothingness, at antipodes, built on a vast fundamental idea, shared and singular. Two humanist manifestos of architectural modernity: the State of Punjab in India needed a new, independent entity, and Brazil wanted a capital for the future. With grand intentions and a pilot project, two major twentieth-century utopias in concrete were created by Le Corbusier and Oscar Niemeyer. Powerful volumes, flowing curves and majestic simplicity, with concrete as the favored material; a feeling for greenery…and for emptiness. Avoid overflow at all costs, if you please! Emptiness must be immense for proper filling. Timeless idealizations. Inhabited architectures which were criticized, took on a patina, sometimes wore away and then became revitalized.

Why Chandigarh?
With the partitioning of India and the creation of Pakistan in 1947, the State of Punjab was divided into two parts. While Pakistan kept its historical capital at Lahore, Prime Minister Jawaharlal Nehru decided to choose a new capital for the Indian part of Punjab in the foothills of the Himalayas. Chandigarh</em> would be the country’s first modern capital. Today, it is home to 1.5 million residents in the planned sectors and 2.5 million people in the entire agglomeration. Instead of creating a variation on the “Radiant City” expected by some, Le Corbusier carefully observed the local way of living. Noting, for instance, that people slept on the roof or in front of their house, he proposed an urban layout organized by residential sectors composed of brick buildings with two to four floors. Outside the residential areas, he built the Capitol Complex in the northern part of the city; it included the imposing buildings of the High Court, the Secretariat and the Legislative Assembly. There were also a few deliciously enigmatic sculptures, such as the Tower of Shadows for studying the effects of sunlight and the Open Hand, a symbol of peace and sharing which turns with the wind. This hand towers over the Trench of Consideration in the heart of the Capitol, Le Corbusier’s Indian-influenced version of the Acropolis, an eternal civic dream.
Has it been listed?
Not yet, but Le Corbusier’s work, which imbricates architecture, sculpture, painting and poetry, could be added to UNESCO’s World Heritage list in the coming years – in a new transnational project category because of geographical interventions and the universal dimensions of his work. It would include France, Switzerland, Germany, Belgium, Argentina, Japan and, of course, India. But this achievement is not yet certain. Because of real estate pressure, some feel that the open areas of Chandigarh should be filled. If India follows through with listing, which it now seems inclined to do, it will be necessary to propose original criteria, like Brasília did nearly thirty years ago.

Why Brasília?
The federal capital of Brazil (which counts 2.5 million inhabitants in the Pilot Plan and four million in the satellite cities) celebrated its fiftieth birthday in 2012. Seen from the sky, the city looks like a bird or a plane. But according to Lucio Costa, who was responsible for urban planning, it is a geographical cross. At the intersection of the monumental and residential axes, a traffic node is at the heart of the city. Not far away are the famous Square of Three Powers and the country’s main ministries. Most of the residential buildings, which are limited to six storeys, are built on piles. This frees the ground area for pedestrian traffic. Since land is public, pedestrians do not need to go around buildings or “super blocks”. They stroll above and can relax in the shade of beautiful trees. Of course, private property owners have attempted to impose security barriers, but the feeling of an area open to all has been maintained. This is extremely important since Brasília, with a well-proportioned artificial lake following the contours of the eastern part of the city and omnipresent vegetation, offers an extraordinarily bucolic setting. There are four million trees as high as buildings and one hundred square meters of vegetation per resident. Not many world cities benefit from a horizon like this one, where the sky is endless, like the sea, and heaven is at eye level.
Has it been listed?
Brasília has been part of UNESCO’s World Heritage list since 1987, two years after the return to democracy. Only two of the city’s buildings – the cathedral and President Juscelino Kubitschek’s wooden worksite shed – were listed according to traditional criteria. For the rest, a standard without an equivalent was elaborated, and composition of volumes was listed; in other words, city scales: monumental, residential, gregarious and bucolic. “Emptiness” has been listed rather than style. Brasília is destined for an update which will follow the initial proportions. This original idea gives rise to a fundamental question: how do inhabitants understand space in an urban setting?
Christophe Riedel, journalist


Voici deux liens d’intérêt en termes de convergence, filiations, arborescence
d’utopies urbaines réalisées, de l’aura qui en résulte, traces, perspectives …

Passé et présent :
Cette Expo au Frac Centre, Orléans :
http://www.frac-centre.fr/villes-visionnaires-605.html

Futur
Le projet Herzog & De Meuron de la Tour Triangle à Paris XV, qui connaît des péripéties, comme d’habitude (ce qui rappelle votre propre genèse polémique) :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/10/28/paris-le-projet-de-la-tour-triangle-vacille_4513825_823448.html

Descriptif de l’expo, qui vous met des ailes et du baume au coeur : )
« Conçue en deux volets, l’un historique, l’autre prospectif, cette exposition rend hommage à l’historien et critique Michel Ragon qui, dans ses ouvrages Où vivrons-nous demain ? (1963) ou Prospective et Futurologie (1978), fit découvrir les enjeux de cette architecture expérimentale au coeur de la collection du Frac Centre.

Dans l’après-guerre, des architectes refusent le diktat de l’architecture fonctionnaliste pour s’engager dans une redéfinition radicale de la ville. De l’analyse précise des mutations sociologiques de leur époque, ils tirent des
« systèmes urbains » capables d’organiser de façon globale et d’anticiper les nouveaux modes de vie occidentaux.

Yona Friedman est l’un des premiers à théoriser les principes d’un urbanisme spatial à l’échelle planétaire. Ses études sur la mobilité, énoncées dès 1956, influent largement sur le développement du courant « futurologique » qui traverse les années 1960 et dont Michel Ragon se fait le porte-voix.

Au travers de revues et au sein du GIAP (Groupe international d’Architecture Prospective), il diffuse les nombreuses recherches de cet urbanisme « prospectif » : ces cités du futur déploient de gigantesques infrastructures hors-sol, qui favorisent une circulation libre et continue des hommes et des informations.

L’exposition s’attache à restituer cette quête de nouveaux territoires et de configurations urbaines capables d’accueillir les citadins à venir, à travers six sections thématiques et une centaine de maquettes, dessins et photomontages.

Entre pragmatisme et utopie, les projets présentés, pour la plupart issus des collections du Frac Centre, incarnent l’optimisme des « années pop », le mythe d’une culture en quête de loisirs et de consommation, fascinée par le rêve cybernétique et la conquête spatiale…. »

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