Sucres emballés, glycophilie

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mars 23, 2014 par Parallèles Potentiels

Mes sucres de prédilection, semi accumulation. Trains, hôtels, avions, cafés, restaurants, chambre d’hôtel/hôte, aéroports, partout où je passe, j’aime à prendre quelques sucres emballés, que je diluerai ensuite dans mes cafés après les avoir deshabillés. Avant de les éplucher, je regarde l’adresse et la raison sociale qui figurent sur l’emballage de papier, ce qui me remémore tel ou tel déplacement… Eh bien, j’étais glycophile sans le savoir…
wpid-img_20140911_104303.jpg
En voici 10 ans bien tassés
en vrac sur une table de lumière.
cherchez les intrus ci-dessus !
Combien en ai-je absorbé par an entretemps
lesquels demeureront dans 10 ans ?

Le 14 4 14, c’était le jur d’un sucre sachet italien :
Portioli
Zuchero a eleveta sulubitla, non vendibile singolarmente
www.portioli.it

Lot sachet de sucres sugar

Le tout p’tit délice/vice de forme est que j’en garde certains religieusement, tant leur signifié me plaît. Je possède donc encore des rectangles de sucre datant de l’exposition universelle de Lisbonne en 1998, d’un voyage en Thaïlande en 1995 ou d’un bref séjour à Manosque en 2000 pour un reportage sur le quad peu après qu’il ait été été autorisé sur les routes, quelle drôle et polluante idée…

Ce n’est pas une collection, car ils seront utilisés en goutte-à-bouche matinal quelques années plus tard, mais leur quintessence m’est chère/chair, aussi parce que je suis pâte à sucre en diable.

 

Vérification faite, ma petite collectionite réversible (puisque je les consomme et jette par la suite) est dûment recensée par Wkipedia, je l »ignorai :

La glycophilie est l’art de collectionner les emballages de sucre pleins. Le collectionneur et l’amateur de sucres emballés sont des glycophiles.
La périglycophilie est l’art de collectionner les emballages de sucre vides. Le collectionneur et l’amateur d’emballage de sucres sont des périglycophiles.

J’ai notamment un faible pour les sucres belges, bruxellois ou encoe de Bruges. Exemples.

Jovado KOFFIE

Monnikenwerve 14-16

8000 Brugge

Tél.050-32.38.74

Je ne sais plus du tout ou se trouve Monnikenwerve, mais j’ai l’impression d’avoir bien connu la werve de Monique jusque dans ses recoins les plus intimes.

Et j’y retournerai peut-être un jour

Ou du moins

Au moment où disparaît

Ce petit vestige de voyage,

Englouti dans la noire amertume

Qu’il a pour mission d’adoucir

Réapparaissent dans un éclair mémoriel parfum café

Les moments que j’y ai passé.

Ces sucres sont aussi l’occasion de replonger dans mes confluences familiales (tant portugaises qu’allemandes, françaises) et professionnelles.

Il paraît que l’écrivain Marguerite Duras, pourtant richissime à la fin de sa vie, prenait des sucres dans les cafés par avarice, histoire de se faire un petit bénéfice. Cette anecdote est rapportée dans un livre sur la radinerie paru début 2003. L’auteur-narrateur y raconte beaucoup de petits traits d’avarice la concernant où je me retrouve parfois, moi qui ai, bien malgré moi, hérité des 2 formes d’avarice de mes géniteurs, et surtout de celle de ma mère, prompte à léconomie névrotique because enfance malheureuse et fauchée…

Mas je ne les garde pas de façon compulsive, mais proustienne…

Echantillons portugais :

Delta, A Verdade do cafe

Ce qui veut dire : la vérité du café. Tout un programme…

Celui-là, je l’avais pris sur le comptoir d’une pastelaria lisboète où des cols pressés bleus et blancs avalent debout, vite fait, un Galao (café au lait servi dans un haut verre transparent) et une patisserie-viennoiserie avant de filer au boulot.

Souvenirs de tassements de gens entre 8 et 9 dans cette petite brasserie près de l’appartement familial, dans le quartier populaire de Picheleira où ma mère est un peu connue comme Folle de Chaillot de passage chaque été.

Non, j’exagère, elle est surtout connue pour avoir essayé de faire interner à moult reprises son voisin de palier, un vrai fou de 45 ans qui vit seul avec sa mère de 88 ans, qu’il persécute faute d’autre souffre-douleur existentiel. Ce con met la radio toute la nuit en gueulant des trucs sans queue ni tête (quoique) à tue-tête. Il passe régulièrement se faire essorer à l’asile du coin, mais en ressort quelques jours après, au grand désespoir voisinal. Il paraît qu’il est en rechute permanente.

Un autre dans le réseau des Pousadas de Portugal, c’est-à-dire l’équivalent des chambres d’hôte de charme et autres Relais & Châteaux, où nous fîmes de jolies traces d’eau au bord de piscines en haut de collines.

Echantillons français :

Café Ruthéna, Rodez

Inséré dans un logo rond solaire jaune. Je me souviens que je l’ai pris pendant un reportage automobile sur la Formule 3 sur le circuit d’Albi, près de cette jolie cité perchée au bord d‘une rivière, Toulouse-Lautrec y gît en terre.

Comme dit le message sur l’emballage : Grillé en Aveyron, Sa qualité fait son renom

Les sachets paille des Cafés Ruthena, « grains de plaisir » grillés à Rodez, Aveyron.

J’en ai repris quand je suis allé à Rodez en mai 2003 pour suivre la transhumance des vaches de race Aubrac vers leur estive sur les monts Aubrac. Cette marque de sucre me renvoie au fait  que les habitants de Rodez sont les ruthénois et que 3000 d’entre eux m’ont empêché de retourner à mon hôtel en voiture à cause d’une manifestation sur le parvis de Notre-Dame de Rodez, la cathédrale de service, pleine des râles cégétistes le mardi 27 mai vers 18 heures. Le ton de harangue des meneurs syndicaux au micro m’écorne toujours autant plus je les entends. J’aurai envie de les griller, de les torréfier comme des sauterelles sucrées-salées. Ca me rappelle aussi à présent que je suis allé à Rodez en Fokker 100, c’était mon premier, j’en étais content comme un enfant. Et que j’ai du y passer une nuit de plus car mon vol retour prévu pour ce mardi soir a été annulé à cause d’une grève de contrôleurs aériens.

Café André, Guigamp

Le bon café depuis 1911

Tel 96 43 73 27

Pris à la faveur d’un reportage en Côtes d’Armor durant l’été 2002, tous frais payés par le comité départemental de tourisme suite au partenariat noué par mes soins pour un sujet touristico-gastronomique sur la coquille Saint-Jacques de la baie d’Erquy. Le « cdt » avait bon goût en matière hôtelière et restauratrice. Merveilleuse dérive de 4 jours à sillonner ce département avec le photographe, de Ploumana’ch aux fantastiques chaos rocheux à l’île de Bréhat (où il pleuvait des cordes), en passant par Saint-Brieuc ou Erquy, où j’étais allé en vacances avec ma petite famille et mon fils Alexis un mois plus tôt, sans oublier un passage savoureux dans un petit restaurant** étoiles au Michelin de derrière les fagots, tenu par Jean-Pierre Crouzil, aimable et  spirituel chef- cusinier, sis à Plancouët depuis 1972. Absence de dieu que c’était bon !

Groupe et Casinos Partouche

Ceux-là, j’en ai 3, j’en ai bu 2, je les avais eu au Mercure de Nancy, une vilaine barre appartenant au même groupe Accor que les casinos Partouche, où je ne suis jamais allé, faute

1)    d’attrait pour le jeu

2)    d’avoir suffisamment de cartouches.

En revanche, ma chambre au Mercure, toute de baies vitrées condamnées (toujours pareil dans ces hôtels à l’américaine) donnait sur la brasserie Excelsior, un bel immeuble nancéen de style Art Nouveau, qui me donnait l’impression d’être plus à l’est, à Munich ou à Vienne. J’avais mangé en mai 2003 dans ce très beau cadre perdu dans le temps, avec vitraux de Grüber, lampes aux formes florales de Gallé et rampe d’escalier, de style postérieur, art Déco (construite, elle, 40 ans après l’ouverture du lieu par le fils de Victor Prouvé, Jean, également concepteur à la fin de sa vie des arrondis vitrés du Forum des Halles parisien, temple consumériste à rats disséminés, de H&M à Zara, via Muji et Habitat). Bouffe correcte sans plus, caractéristique des établissements du Groupe Flo. Beau décor bourgeois et assiette décevante.

Mais revenons aux casinos Partouche, dont la consonance évoque pour moi une bande de flambeurs passés écumant leurs chiffres d’affaire et leur croissance à 2 chiffres des bonnes années sur les Côtes d’Azur et normando-anglo-deauvilloise.

Suiker Douwe Egberts,

Utrecht, anno 1753

J’aime bien le tintement à l’oreille de Sui-ker (néerlandais). Cette légende me donne l’impression de provenir d’un tableau de maître hollandais, Utrecht, vous pensez ; la contenance de 5 g est indiquée. Précision toute nordique.

Illy

Attention, le sucre banal s’est transformé en :

Zucchero semolato setacciato extrafine, solubilita immediata,

Immediatly and totally soluble sugar

Ce sucre synonyme de qualité à l’italienne est habillé dans un vrai emballage techno. C’est un vrai packaging, plat, rectangulaire, très début de vingt-et-unième siècle. Plastifié, discrètement argenté. Not to be sold Separatly, of course.

Comme il est produit par Figli di Pinin Pero & C. Spa à Nizza Monferrato (Italy), je me dis qu’il a été designé par les fils de Pinin Farina, certainement en même temps qu’un bolide de course automobile, le sucre Farina, ça sonne bien pour adoucir l’expressi avant de s’élancer sur le basalte afin de prendre la tête du Grand Prix, non ?

Les Cafés Malongo

Me rappellent la robustesse un peu âpre d’une force de la nature africaine. Puis, tout en vrac, la noirceur luisante, l’ébène, la chaleur brillante sur des peaux satinées d’élégantes ethnies africaines, la savane, Salambo de Flaubert, mon voyage au Kenya, le grand Peuhl de 2 mètres d’une folle élégance naturelle qui me conduisit à notre case au Kilimandjaro Lodge au pied de la montagne éponyme. Cela me donnait, non pas le peuhl susnommé, mais cette belle dérive kenyane en van jusqu’à la montagne, en provenance de Monbasa, via la rouge et lunaire région rocheuse de la Rift Valley (berceau présumé de l’homme préhistorique) et la réserve d’Amboseli l’impression d’être pour une fois dans la peau de l’écrivain Hemingway (plutôt que dans celle d’un correspondant téléphonique devenu journaliste dans la presse d’entreprise. L’écrivain adorait venir chasser sur les belles réserves de plus faibles grands fauves que lui (parfois moins portés aussi sur les alcools forts). C’était pour moi un cheminement de l’ordre d’au dessous du Kilimandjaro plutôt qu

Au dessus du volcan. Je me souviens que j’avais fait mettre au frais par le barman de cet hôtel à l’architecteure sur pilotis marquée sixty-savanière une bouteille de champagne Henriot millésimé 1993, amenée par mes soins jusque là de France pour des raisons de qualité supérieure et de prix inférieur à ceux pratiqués pour pareil breuvage en pareille contrée.

Et puis aussi, par association d’idée, Robert Mugabe, dictateur fort de café et le fameux combat disputé à son époque (vers 1973) dans le stade de la capitale kenyane par le boxeur Cassius Clay devenu Mohammed Ali, cocktail victorieux à base d’esbroufe agressive, de tchatche on the ring pour déstabiliser l’adversaire et de puissance de frappe réelle. Ce mélange unique fut retracé dans un bon documentaire de Wizeman, je crois (pas le chroniqueur mondain Ariel, hein, non, je veux dire Robert) et Patrice Lumumba, martyr de l’indépendance massacré.

Ce qui me fait bifurquer vers le paradigme tropico-engagé des Black Panters et de Malcolm X, émanation du Black Power propre au breuvage, et par extension à une authentique mentalité « café-innée ».

Encore un effort et j’entendrai barrir les éléphants aux roots reggae de Bob Marley rompant les chaînes de leur servitude (slavery).

Malongo me rappelle aussi que cette marque, surfant de digne façon sur un tout petit air du temps d’économie responsable, a lancé une gamme de café issu du commerce équitable, en association avec le label référence en la matière, Max Havelaar, précurseur en ce domaine et seulement connu par 15 % des Français, selon un sondage effectué après la « Semaine du développement durable » qui a eu lieu début juin en France.

J’ai discuté lors d’un Salon marchand des « terroirs du monde » avec l’une des 4 permanentes de la seule marque de commerce équitable implantée à ce jour en France, Alter Eco. Crée en 1999 par un ancien de… L’Oreal (amusant, non ?), cette structure produit et distribue depuis une série de produits issus du commerce équitable, qui va du chocolat à l’huile d’olive, en passant par une douzaine d’autres denrées. Sympathique goutte d’eau dans la mer, dont j’espère, que même vœu pieux, sa part ira s’accroissant et, surtout, sortira du ghetto chic de la distribution auprès des consommateurs du seul segment marketing des CSP +( Catégories socio-professionnelles supérieures) qui les trouvent chez Monoprix et dans les 130 magasins Artisans du Monde, premiers acteurs du genre depuis les années soixante-dix.

Le Marché du Commerce Equitable :

Chiffre d’affaires dans le Monde : 400 M USD.

Chiffre d’affaires en France : 9.9 M euros.

Chiffre d’affaires du café : 7 M euros (6 M euros en grande distribution et 0.7 M euros dans les magasins spécialisés). Part de marché : 6,5%.7 hypermarchés sur 10 et 3 supermarchés sur 10 vendent du café labelisé Max Havelaar. Potentiel de croissance très fort : 90% des consommateurs déclarent être prêts à acheter un produit du commerce équitable s’il est au moins aussi bon. Mais s’en tiennent souvent au stade du déclaratif, de l’intention…

Le Consommateur : Cible clé : 25-59 ans , 70 % de femmes, principalement une population urbaine, de classe moyenne et supérieure. Attiré par le concept innovant du Commerce Equitable. La qualité est une impulsion d’achat majeure pour le consommateur (ça, c’est le genre de donnée d’étude qui ne mange pas de pain bio).

Taux de satisfaction : 98.2%

Un consommateur extrêmement fidèle. Carrefour est la première enseigne citée par les consommateurs comme lieu d’achat pour les produits du commerce équitable

Handicaps majeurs : – manque d’informations, un réseau de distribution sous-développé. Mais ça vient. Bon, ça me rappelle quand même un peu le sympathique chanteur café au lait de luxe bien pensant qui voulait « changer le monde avec des bouquets de fleurs ». Mais de bonnes intentions valent mieux que rien du tout, non ?

Maintenant, tout sur ma petite manie, recensée àma surprise, mais pas tant : car on se croit seul à collectionner dieu sait quoi, et on s’avère toujours légion. Il s’agit donc de la :

(Péri)glycophilie :Le nom est apparu officiellement en 1968 dans le bulletin <Cartes postales et collections>. Le terme est inscrit dans le Quid uniquement en 1982.

Emballages

Historique

C’est en 1854 qu’un épicier français, Eugène François, inventa la machine à casser le sucre. Cependant il fallut attendre 1908 pour avoir le premier sucre emballé. Présenté par la société ASEPT , l’emballage était constitué par une simple feuille de papier qui se repliait sur les quatre côtés pour emprisonner le morceau de sucre, les extrémités réunies étant maintenues par une pastille dorée. La fabrication d’emballages et de sachets de sucre cessa en 1918. En effet, un décret du 12 janvier 1918 interdisait de servir du sucre dans les endroits publics.

L’usage du sucre enveloppé en sachet ne reprendra qu’à partir de 1928. Pour pallier le manque de sucre, les consommateurs transportaient sur eux quelques morceaux de sucre contenus dans une petite boite de métal ou de bois.

En 1928, Eusébio Constante FUENTES d’Hendaye, déposa deux modèles d’emballages de sucre. Ce premier sucre enveloppé était, en fait, un étui de papier blanc enrobant le sucre et muni d’une bande de garantie. Il était produit par la « Manufacture Hygiénique de Sucre en Etui » à Hendaye et il semble bien que ce modèle fut le premier sucre emballé « Nominatif » (Voir la section Classement).

Puis en 1931, une société strasbourgeoise, la société PURSUC déposa un modèle de sucre emballé. À partir de cette date et jusqu’à la deuxième guerre mondiale, l’emballage de sucre se présenta sous la forme d’une bande entourant le sucre, lui même enveloppé dans un papier protecteur. À noter que cette présentation est toujours utilisée de nos jours, notamment en Allemagne, en Hollande ou en Autriche ainsi qu’en Thaïlande, à Hongkong ou en Russie.

Quelques années après la seconde guerre mondiale, l’emballage adopta la forme que nous lui connaissons aujourd’hui : le sucre est enveloppé dans l’emballage proprement dit.

Le club des glycophiles français a recensé plus de 25 000 emballages français sur les 250 000 emballages ou sachets supposés exister dans le monde.

Support graphique

Les producteurs de sucre, agences de publicité et autres sponsors ont compris depuis longtemps l’impact marketing du sucre et l’exploitent. Les premiers à s’en servir comme vecteur publicitaire furent tout naturellement les sucreries puis les torréfacteurs suivis des restaurants et débits de boissons.
Les grands événements culturels et sportif (passage à l’an 2000, à l’euro, coupe du monde de football, etc.) ont eu leur(s) série(s).
Les emballages sont aussi un outil pour la promotion touristique : séries sur les coiffes régionales ou les armoiries, pays, drapeaux, monuments célèbres,…
Il existe également des séries pour la promotion du sucre, ses dérivés, son histoire,…

Modèles

  • Les morceaux : il s’agit de la présentation la plus courante en France (plus de 50 % de la consommation française comparés aux 6-7 % au niveau mondial). On compte plusieurs calibres selon la taille et le poids des morceaux. Les plus courants contiennent un seul morceau de 5,5 grammes (calibre 4). Chaque sucrerie-raffinerie possède ses propres dimensions et calibrages. Le papier est le plus souvent mat mais quelques raffineries utilisent du papier glacé pour certaines séries. Les emballages anciens étaient équipés d’une languette destinée à faciliter l’ouverture. Aujourd’hui, certaines sucreries mettent des pointillés moins pratiques pour le collectionneur.
  • Le sachet : ce format est le plus répandu au niveau mondial, et plus particulièrement aux États-Unis, en Italie et au Japon, alors présentés sous forme de fines pailles. Ils ont tous une forme rectangulaire ou carrée de taille variable. Les sucres de synthèse, très consommés aux États-Unis, sont uniquement présentés en sachet, sous forme de pilules ou en poudre.
  • Les buchettes : leur taille et forme ne varient guère d’une raffinerie à l’autre. Elles peuvent être numérotées (souvent de un à dix), créant ainsi une série pour le glycophile.
  • Le berlingot : c’est un petit sachet ressemblant à un morceau, spécialité de la raffinerie Erstein.
  • Le ‘Tetrapack’ : de forme similaire au Tetra Pack d’origine (Tetra Classic), on en trouve plusieurs exemples en Belgique.

Les nominatifs sont les marques de cafés, hôtels, restaurants…

Les séries sont les chats, le langage des fleurs, les 24 h du Mans, etc.

Voici le classement des sucres « séries françaises » adopté par le Club des Glycophiles français. Il permet de classer sa collection par thème et de façon chronologique. Il est très simple et donne une référence à chaque sucre, chaque série. Grâce à lui, le collectionneur peut construire ses mancolistes et ainsi favoriser les échanges par courrier, par internet…
Il est constitué de 16 rubriques correspondant aux 16 premières lettres de l’alphabet:
A: les animaux
B: armes-uniformes
C: armoiries-drapeaux-figures héraldiques
D: chansons-fables-proverbes
E: fêtes
F: fleurs-fruits
G: jeux (dominos-cartes)
H: monuments-statues-paysages-chateaux
I: moyens de locomotion
J: personnages-musiciens-la mode
K: la prévention routière
L: signes du zodiaque
M: les sports
N: le sucre
O: séries commémoratives
P: divers

Dans chaque rubrique, un chiffre est associé à la série en fonction de la chronologie de sa parution.

Après ce chiffre, on trouve une indication sur le format ou le type des emballages. En effet, pour une même série, on distingue plusieurs formats d’emballage:
Par exemple, pour la marque Beghin-Say, on distingue:
Format A: 70mmx50mm: il y a trois petits carrés de sucre enveloppés
Format B1: un morceau emballé dans un papier fin
Format B2: deux petits carrés enveloppés
Format D: un morceau dans un papier épais. L’emballage une fois développé présente deux rectangles de centrage sur la gauche (un en haut et un en bas).
Format E: un morceau dans un papier épais. L’emballage une fois développé présente deux rectangles de centrage sur la partie supérieure (à droite et à gauche).
Sachet A: sachet carré de 10 g de sucre en poudre
Sachet B: 5 g

Mise à jour/mise en abyme d’un mois de septembre (en 14 ou 54 après le pseudo-bug de l’an 2000) :
Sachets souvenirs glanés au fil de pérégrinations balbutiantes, trop vite expédiées, il faut être productif
(donc hâtif, fini les années d’antan où l’on restait deux semaines ou même 8 jours complet sur une destination, cela revient trop cher).
Ci- dessus, flagrant délit accumulatif, glycophile de 9 à 10 ans d’ancienneté. Chaque grain de sucre est micron de fiction, leur somme m’est consubstantielle. Voyages de l’âme sans âge, Croatie, Asturies, Café Florian, bistrot des Açores au marché de Porto Alegre, Mercado do Bulhao de Porto, bâtons de cannelle lisboète servis avec le café…
J’en retiens un grain, une averse essuyée à pieds joints sur le sentier d’Aristote à Olympiada la semaine dernière :bJ’avais dit on monte, on y va, malgré les grains incessants de la Grèce du Nord (si rares début septembre jadis, se lamentait- on rituellement).
Là, il pleuvait tant entre deux éclaircies, près de la mine d’or d’Alexandre Le Grand toujours active,  exploitée par les Canadiens miniers d’El Dorado depuis 2011…
J’avais dit on y va quand même, gravir gravure ce sentier rocailleux aux cailloux striés de métal argenté. On n’est pas en sucre, disais-je en dévisageant mon piètre désir de dépassement du soi. On est donc monté malgré le gris plombé du ciel, malgré le grain qui s’annonçait : on s’en prit un gros, on l’avait voulu par volontarisme, c’st ainsi que l’humanité avance. Il tombait des trombes, des hallebardes lestées de moines célestes, de clones aristotéliciens direct from sky venus en découdre avec de nouveaux locuteurs, en rafales dodues sous la bure… Des moines et des philosophes aristocratiques, n’ayant que ça à faire et penser, chus de la pleine lune et des orages incessants de ce début septembre.
Le mont Athos n’en avait cure
il s’en lavait les pieds
sacrés de ces pluies

J’ai fondu en montée sur la colline de Stagira, birth place of Aristoteles
Stagira
mes sucres prélevés au café, dans le restaurant d’Olympiada, après les beignets de moule et le Bâtlava, gâteau à l’orange du désir de dessert, y sont bel et bien passés.
Après l’inondation consécutive, venue des monts macédoniens, tout le petit monde des cafetiers réparait les dégâts liquides du grain sur le front de mer sous leurs terrasses, y compris le nouveau maire, restaurateur qui voudrait bien changer la mentalité des habitants. Moi, j’essuyai avec mes torchons d’art, grain par grain, la nimbée de mes souvenirs cuits au torchon avec ceux de mes 7 milliards de congénères, pour ne citer que les vivants.

Oubliée, annulée, la ballade prévue sur le bateau du capitaine Manolis à la découverte de la moule labellisée d’Olympiada ! On s’en désolait pour moi, rien n’allait comme prévu ici, du côté de Thessalonique (à une heure, et dont je n’aurai pas vu la vieille ville, juste le conglomérat de tours blanchâtres constituant le gros du tissu urbain. Pas eu le temps de voir la maison d’Attaturk transormée en consulat de Turquie, bien sûr, dont mon hôte grecque, Maria Pappas, me garantissait qu’elle n’avait pas d’intérêt particulier, contrairement à un ami photographe).
Monastère Zigou1
Rêvant déjà d’Ossétie, de la proche Bulgarie bizarre, oublieux de moi même en éternel observateur.
Captain Manolis and I Olympiada
Ici, on me photographie avec Antonios, du susnommé restaurant Kapitan Maniolis d’Olympiada. Sa fille vient de me montrer dans une seau la tortue qu’elle à trouvée en bord de mer, elles sont toutes deux si mignonnes que l’avenir vaut la peine d’être… Je les imagine en 2114, la tortue aura mine d’or, meilleure mine toutes proportions gardées.

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