Maudits algorithmes 11/12/13 Où serais-je ?

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décembre 7, 2013 par Parallèles Potentiels

Mais ou étais-je le 10/11/12 ?

Je ne m’en souviens jamais,

Paris perdu, j’étais jeton jetable

jour interchangeable, destinée inter-opérable

j’aime cette petite musique de chiffres unique

de dates a date uniques vaguement ubiques

dans une vie

Tandis que l’Aube, héraut sans jour chevauchant tout le réel,
Offre au monde endormi un toast « Au Vain »
Le Soleil répand l’or matinal sur les toits de la ville –
Royal Hôte du jour, remplissant sa cruche -je passe te voir d’ici Noël image

Où serons-nous le 12/13/14 ?

il faudrait pour le savoir un treizième mois

ce n’est pas tout neuf, ce désir de rémunérer l’inexistant

la carotte et le bâton du salarié du privé

quand sa boîte manque de foi

privé de treizième mois !

alors tournée générale,

treizième mois pour tous

et que ça saute !

Pleins d’espoirs sublimes

pour les soifs de l’instant

les gabarits d’envie non formatées

les désirs revenus à la sauteuse

Ne nous en privons pas :

un petit énoncé fantasmatique ne saurait faire de mal.

Où serais-je le 11/12/13 ?

En lyre tgvéenne, Paris Lyon Lyria10h40 ferroviant vers l’Autriche

où je mettrai avec joie

les pieds pour la première fois

via la Suisse

Bâle je crois

à peine passer me verra

Hier est passé, n’y pensons plus
Demain n’est pas là, n’y pensons plus
Pensons aux doux moments de la vie
Ce qui n’est plus, n’y pensons plus »

Basel n’en a cure

ne me verra même pas

mon je ne lui manquera pas

et vice versa

« Ce vase était le pauvre amant d’une bien-aimée
Il fut piégé par les cheveux d’une bien-aimée
L’anse que tu vois, au cou de ce vase
Fut le bras autour du cou d’une bien-aimée!  »

«

Ou étais-je le 13/11/13 à 13h 11 ?

D’un Peninsula à un autre

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Sur la ligne à GV chinoise

de Shanghai à Pékin

bridée hélas à 320 km/h depuis un accident tragique (en année inaugurale)
à 400 k/h…

j’étais voiture 5, place 5 A,

entre deux immenses businessmen chinois

Alors que le MagLev,

un méta rer chinois 10 fois moins cher

que le racket tarifaire

d’Orly ou Roissy

(même toutes proportions gardées de niveau de vie)

Le Maglev

(rêve de lévitation magnétique ?)

menant de Shanghai ville à l’aéroport de Pudong

file comme un trait électro à 420 km/h

il avale le trajet en 13 mn

j’aime le MagLev,
image

Y a t’il de quoi l’encenser ?

Oui, et vous savez quoi ?

Il m’aime aussi (celui-ci est japonais),

supraconducteur menant à la vitesse pure

de la perte de soi

avec schèmes et représentations d’un futurisme daté

qui me comble d’aise rétro-hâtif

Et je hais les maudits algorithmes de Criteo, une société française

à juste titre fière d’elle

(en termes économiques, s’entend)

Maudit prodige de la pub en ligne :

Ce sont ces ingénieurs des Mines et de Supelec

qui ont planché

trois longues années sur un algorithme

permettant de connaître les goûts des internautes

et ainsi de leur diffuser

« la bonne bannière publicitaire au bon moment »

pour parler comme un marketeux

Elle passe bien vite cette caravane de notre vie
Ne perds rien des doux moments de notre vie
Ne pense pas au lendemain de cette nuit
Prends du vain, il faut saisir les doux moments de notre vie »
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Allez, développement ici :

L’aventure de Critéo fait partie de ces histoires qui nous mettent du baume au cœur dans une actualité franco-française pour le moins anxiogène. Cette entreprise est à la fois un bijou de technologie et un concentré d’idées. Elle vend de la publicité sur internet mais pas de n’importe quelle manière : grâce à des algorithmes poussés, Critéo repère le goût des internautes et va ensuite proposer aux marques et enseignes de nous suivre, où que nous allions sur le web, pour nous proposer les dernières offres commerciales. Par exemple, vous aimez tel ou tel produit culturel, produit de beauté ou autre bien de consommation, soyez attentif : si vous avez déjà acheté un tel produit sur le net ou sur lequel vous vous êtes simplement renseigné, quel que soit le site sur lequel vous retournez, une publicité en rapport avec vos goûts apparaîtra à un endroit ou un autre de votre écran.

Comment se rémunère Critéo ?

Les espaces publicitaires sont facturés sur un modèle de coût par clic. Les annonceurs ne paient que si le client ou tout internaute clique sur la bannière publicitaire. Une idée simple mais qui rapporte gros. Il fallait la trouver. Froggies dit it !

Et qui a eu cette idée ?

Il s’appelle Jean-Baptiste Rudelle, 44 ans. On pourrait dire que c’est « Big Brother » qui s’immisce dans notre intimité. Le fait est qu’il a créé sa boîte il y a 8 ans, est parti s’installer en Californie en 2008 pour mieux s’adresser aux marchés américains et mondiaux, et puis il est revenu dans l’hexagone où il a rapatrié l’essentiel de sa R&D. Siège social à Paris et impôts payés en France s’il vous plaît… CRITEO compte aujourd’hui 15 bureaux dans 37 pays et emploie 700 personnes. 400 millions d’euros de chiffre d’affaires, en croissance permanente (plus de 200 % en 5 ans).

L’un des plus beaux exemples hexagononaux de réussite de start-up cotée depuis octobre au Naze d’ac !

Enfin, il y a bien pire  encore :

L’eye tracking… ouvre de nouveaux horizons répugnants (ou plus pragmatiquement nécessaires dans l’enfleure néo-libéraliste) pour les études de nouveau produit, de packaging, de communication publicitaire, mais aussi de signalétique et de perception et d’orientation dans l’espace. TTA (toutes taxes avalées) dispose d’une expertise inégalée de l’interprétation de ses outputs et de son apport. Cette expertise, en relation avec les indicateurs comportementaux et d’image, permet d’apporter un diagnostic approfondi de l’efficacité visuelle de votre communication et de fournir les axes permettant de l’optimiser.

Le plus : Optimise déjà ton âme, elle te dirait qui tu deviens,

un techno idolâtre

se consumant sur l’autel du Progrès,

algorithme sans fin

du démiurge humain,

ce sale môme d’adulte

bourré de nécessaires compromis

rusés, usés, abusés, désabusés, désincarnés, réincarnés

mais ne transigeant point avec

sa hiérarchie 

Le plus laid pour la fin :

le dispositif qui, ayant enregistré toutes vos visites

sur un site de billetterie

vous fait de la prestation convoitée

un tarif billetique s’élevant lors de votre nouvelle visite le lendemain.

Vous n’êtes que des clics mobiles

qu’on va vite  interagir en magasin

de faire de votre vie tracée

un promotion sans faim

–20 % sur la tablette que vous avez regardée trois fois….

Ah, j’oubliais les algorithmes bancaires des saletés de traders de l’ingénierie financière. Ils sont mieux payés que ceux de la grande distribution. Mais cela s’inversera.
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C’est ainsi, du flux sans fin
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Je préférerais d’Omar Khayam

quelques rubaiyats sur

Le vin, le vent, la vie

comme vain & divin rubis :

La vie de Khayyam est entourée de mystère, et peu de sources sont disponibles pour nous permettre de la retracer avec précision. Les chercheurs pensent généralement qu’Omar Khayyam est né dans une famille d’artisans de Nichapur (son père était probablement fabricant de tentes). Il a passé son enfance dans la ville de Balhi, où il étudie sous la direction du cheik Mohammad Mansuri, un des chercheurs les plus célèbres de son temps. Dans sa jeunesse, Omar Khayyām étudie aussi sous la direction de l’imam Mowaffak de Nishapur, considéré comme le meilleur professeur du Khorassan.

La légende dit qu’Abou-Ali Hassan (Nizam al-Mulk) et Hassan Sabbah étudiaient alors également sous la direction de ce maître et qu’un pacte légendaire aurait été conclu entre les trois étudiants :

« Celui d’entre nous qui atteindra la gloire ou la fortune devra partager à égalité avec les deux autres ». Cette alliance reste improbable lorsqu’on sait que Nizam al-Mulk était de 30 ans l’ainé d’Omar et que Hassan Sabbah devait avoir au moins 10 ans de plus que Khayyam.

Nizam al-Mulk devient cependant grand vizir de Perse et les deux autres se rendent à sa cour. Hassan Sabbah, ambitieux, demande une place au gouvernement ; il l’obtient immédiatement et s’en servira plus tard pour essayer de prendre le pouvoir à son bienfaiteur. Il devient après son échec chef des Hashishins  (dont j’avais appris l’existence en lisant une nouvelle de Jorge Luis Borgès l’Argentin cabalisste bien aimé).

Khayyam, moins porté vers le pouvoir politique, ne demande pas de poste officiel, mais un endroit pour vivre, étudier la science et prier. Il reçoit alors une pension de 1 200 mithkals d’or de la part du trésor royal ; cette pension lui sera versée jusqu’à la mort de Nizam al-Mulk (tué par un assassin).

« Khayyam, qui cousait les tentes de l’intelligence,
Dans une forge de souffrances tomba, subitement brûla ;
Des ciseaux coupèrent les attaches de la tente de sa vie ;
Le brocanteur de destins le mit en vente contre du vent. »

Chagrin et désespoir

« En ce monde, contente-toi d’avoir peu d’amis.
Ne cherche pas à rendre durable
la sympathie que tu peux éprouver pour quelqu’un.
Avant de prendre la main d’un homme,
demande-toi si elle ne te frappera pas, un jour. »

« Tu peux sonder la nuit qui nous entoure.
Tu peux foncer sur cette nuit… Tu n’en sortiras pas.
Adam et Ève, qu’il a dû être atroce, votre premier baiser,
puisque vous nous avez créés désespérés ! »

Lucidité et scepticisme

« Contente-toi de savoir que tout est mystère :
la création du monde et la tienne,
la destinée du monde et la tienne.
Souris à ces mystères comme à un danger que tu mépriserais. »

« Ne crois pas que tu sauras quelque chose
quand tu auras franchi la porte de la Mort.
Paix à l’homme dans le noir silence de l’Au-Delà ! »

Sagesse et épicurisme

« Au printemps, je vais quelquefois m’asseoir à la lisière d’un champ fleuri.
Lorsqu’une belle jeune fille m’apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut.
Si j’avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu’un chien. »

« Luths, parfums et coupes,
lèvres, chevelures et longs yeux,
jouets que le Temps détruit, jouets !
Austérité, solitude et labeur,
méditation, prière et renoncement,
cendres que le Temps écrase, cendres ! »

Réveille-toi ! Car le matin, dans le bol de la nuit,
A jeté la pierre qui met en fuite les étoiles :
Et voyez ! Le chasseur de l’est a saisi
La tourelle du sultan dans un nœud de lumière.


Tandis que l’Aube, héraut du jour chevauchant tout le réél,

Offre au monde endormi un toast « Au Vin »
Le Soleil répand l’or matinal sur les toits de la ville –
Royal Hôte du jour, remplissant sa cruche.

Hier est passé, n’y pensons plus
Demain n’est pas là, n’y pensons plus
Pensons aux doux moments de la vie
Ce qui n’est plus, n’y pensons plus »

« Ce vase était le pauvre amant d’une bien-aimée
Il fut piégé par les cheveux d’une bien-aimée
L’anse que tu vois, au cou de ce vase
Fut le bras autour du cou d’une bien-aimée!  »

« Elle passe bien vite cette caravane de notre vie
Ne perds rien des doux moments de notre vie
Ne pense pas au lendemain de cette nuit
Prends du vin, il faut saisir les doux moments de notre vie »

Eveille-toi, dormeur ! Vois déja l’aube qui luit.

Le troupeau craintif des étoiles s’enfuit

Devant le chasseur d’or dont  l’épée incendie

Les murs du palais des milles-et-une nuit.

 

Les espérances terrestres

Que les homm

es rongent les coeurs

Tombent en cendres

-ou prospérent, et sont autant de leurres;

Car comme la neige ne blanchit le désert qu’un moment,

Elles non plus ne dureront qu’une heure.

 

Ecoute la rose qui rit, sachant pourtant son sort :

Dans ce vaste monde je viens à peine d’éclore,

Déja je dechire le lacet de ma bourse, et

Répand sur le jardin tout son humble trésor.

 

Ah! Remplis la coupe! A quoi bon répéter

Combien vite le temps se dérobe  sous nos pieds?

Pas encore ne demain,  et déja mort hier,

A quoi bon t’en faire, si ce jour t’est donné ?

 Avec eux j’ai semé, travaillant et peinant,

La graine de savoir si chère aux vrais savant.

Et voici la moisson que j’en ai récoltée:

Je suis venu comme l’eau, et je m’en vais comme le vent.

 

Tant que la rose fleurit le long de la rivière,

Bois le vin avec moi, qu’il soit doux ou amer.

Et lorsque l’ange  noir t’offrira son breuvage,

Prends-le, sans peur,  et sans vaines prière.

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Compromis entre yeux rouges de lapin, lustre immergé et temps de cerveau…

www.smtdc.com/en Appearance of Maglev Train. Elegant Crew. Train Intercrossing. Maglev Science Hall Ticket & Fare of Shanghai Maglev Demonstration Line · Shanghai comme un énoncé fantasmatique décapsulant le réel avec du Imagepanache néo-Déco

Chūō Shinkansen mochi mochi ! = un trait de vitesse à 500 k/h bien daté… Et retour vers le 09/10/11… le 08/09/10, le 07…

Je me souviens du 01/01/01. Un premier Janvier 2001 auquel je suis maintenant revenu

avant de reprendre le Chūō Shinkansen vers le premier Janvier 2000 (01/01/00),

le 01/01/00, où étais-je ?

Dans la neige ?

J’étais dans le désert tunisien,

à Tozeur, où nous avions la veille fêté

le changement de millénaire

(sans bug de l’an 2000 annoncé par les vendeurs de logiciel pour effrayer les vieilles)

en plein air froid de désert, concert de nuit jusqu’à pas d’heure avant feu d’artifice de minuit

en djellaba bleue marine pure laine fournie par l’hôtel,

j’ai longtemps gardé la mienne à la cave,

avant d’être forcé de la jeter par la féminine et rangeuse autorité de service.

On assistait pour fêter cette date unique,

seul changement de millannées qu’il nous serait donné de connaître

à un mega-concert de l’improbable, respectable – et déjà à l’époque en come back

vieille gloire – chanteuse : Gloria Summer ! Hihihihhilarant

C’était bien de l’avoir vu une fois dans ma vie,

je l’avais déjà enterrée en idée en tant que chanteuse.

Et il y avait aussi du Raï, Cheb Mami, et j’en oublie…

Boucle bouclée

Où serais-je le 11/12/13 ?

J’irais le matin vers la neige

vers le VorAlberg, lle Tyrol

En lyre tgvéenne, Paris Lyon Lyria10h40

ferroviant vers l’Autriche

où je mettrai avec joie

les pieds pour la première fois

via la Suisse

Bâle je crois

à peine passer me verra

Basel n’en a cure

ne me verra même pas

mon je ne lui manquera pas

et vice versa

Le Vorarlberg est le Land le plus occidental de l’Autriche. Situé « devant l’Arlberg » (en allemand : vor dem Arlberg), sa superficie est de 2 601 kilomètres carrés et sa population était de 372 001 habitants en 2009. Il est bordé à l’ouest par la Suisse et le Liechtenstein, au nord par l’Allemagne, au sud par la Suisse et à l’est par le land du Tyrol. C’est le seul Land alémanique d’Autriche.

La route du col de l’Arlberg, rendue carrossable en 1825, et le tunnel ferroviaire long de 10 250 m, terminé en 1884, ont créé un lien permanent entre le Vorarlbeg et le Tyrol. Le tunnel routier de l’Arlberg, long de 14 km, ouvert fin 1978, constitue une liaison sûre entre ces deux provinces en toute saison.

Ce land est connu pour avoir réussi à devenir autonome en énergie, par des démarches d’intelligence collective, de partage des ressources et de synergies collaboratives et coopératives, sur le modèle des villes en transition…

Hier est passé, n’y pensons plus
Demain n’est pas là, n’y pensons plus
Pensons aux doux moments de la vie
Ce qui n’est plus, n’y pensons plus »

 

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