Musée des meubles modestes, Bassan

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juin 28, 2013 par Parallèles Potentiels

Près de Béziers, dans le mimi village de Bassan (bien évidemment, l’association culturelle municipale s’est baptisée Les fous de Bassan) il faut visiter un jour dans une vie le Musée des Meubles Modestes

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Alain Fornells, infirmier de métier, génial créateur du Musée des meubles modestes, bâtit des meubles concepts à partir d’une idée, d’un mot, illumine ses oeuvres par sa parole quand il reçoit ses visiteurs…
il reçoit sur rendez-vous le weekend, la visite vaut trois fois rien (3 euros), il aimerait s’occuper de son lieu à plein temps. En attendant s’inspire des relations qu’il a en tant qu’infirmier avec des personnes âgées pour nourrir son oeuvre de mobilier modeste d’un chamanisme un peu thérapeutique.
Je le soupçonne fortement d’être la réincarnation du Facteur Cheval, il a réalisé ainsi une bonne partie de ses rêves, il est capable de les mettre en formes, lui !
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Chaque meuble représente 200 à 300 heures de travail. Exemple : un insolite juke box comportant les noms des 108 sous-mariniers russes sacrifiés du Koursk, coulé en 2003 dans des circonstances aussi peu claires que VladPoutine, aka (also known as) l’empaleur de libertés…

Le MMM est le hobby magnifique et passionné d’un moderne Facteur Cheval : un infirmier concepteur de meubles dadas transcendant ses possibles et ses réflexions.

Musée des meubles modestes d’Alain Fornells à Bassan, près Béziers.

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Il faudrait d’ailleurs que certains des ses meubles insolites soient exposés au MIAM (Musée international des Arts Modestes) de Sète de son confrère en imaginaire, mais artiste professionnel, le volubile et pertinent Hervé di Rosa (créateur en 2000 du Musée international des Arts modestes, il vit par ailleurs depuis 2013 à Lisbonne, ma ville bien-aimée, et vient bien sûr souvent en son musée).

Ce sera certainement le cas dans quelques années : la chargée de communication de l’office de tourisme de Sète, Marie-France Parra, milite en ce sens. Elle y parviendra certainement, aidée qu’elle est en cela par Monique Boulze-Pillevesse, sa consoeur de l’OT de Béziers, qui a d’ailleurs fait réaliser un dossier de presse du MMM par ses élèves (d’IUT filière communication, la dame enseigne aussi) au printemps 2013. Je l’ai eu entre mes mains (pas Monique, le dossier) et il est très bieng

Chamane sautillant quand il anime l’un de ses meubles à mécanismes ingénieux, assez léonardiens, tel est Alain Fornells, habile diablotin nourri de ses rêves… qui rappelle malicieusement qu’à Bassan, certains le traitent de Fada … vous savez comment sont les bonnes gens : normatifs et envieux…

Laissons lui la parole, telle qu’extraite de son très inventif site internet :

« Quand enfant je faisais un jouet, j’en tolérais le réalisme incomplet qui ne lui enlevait pas son pouvoir d’idole.
Il était base tangible de mon jeu lent et abstrait, symbolique gràce à sa simplicité.
Mes meubles sont une manière de collectionner des fragments, de les assembler avec cette coutume d’économie transmise qui fait l’identité de mon travail.
Parce que je ressens en moi un chaos de restes hétéroclites, j’ai l’impression de me consolider, de restaurer mes idées dans cette action et j’agis avant tout pour moi-même.
Le hasard des récupérations guide le jeu : J’obéis au hasard et aux objets jetés que personne ne me dispute.
Je retrouve ainsi ma pauvreté ancestrale et l’expression de ma propre histoire dont je vous fais part.
En terminant l’objet je le découvre, je le reconnais à son air de vieux jouet, fait à temps perdu.
Je le retrouve là, investi de présence, comme si un autre l’avait laissé dans l’atelier pour m’épauler dans quelque dénuement. »  Alain Fornells :

Cet homme virtuose de la victuaille intérieure prouve qu’on peut- être au four et au moulin, sans pourfendre ses convictions rêveuses… et ici, à la fontaine, sur la place de Bassan, dont les fous sont des gens assez ordinaires, soignés, en tout cas  en plus value d’imaginaire, par leur inventif infirmier, dont la fille est d’ailleurs devenue… artiste professionnelle, me confia sa maman. Bref, au zoo des meubles d’Alain, allez-y, il vous subjuguera peut-être, il mériterait d’en vivre à temps plein. Ou au moins en troisième mi-temps ! DSCF4267

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