Aphorismes quotiriedeliens

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mars 5, 2013 par Parallèles Potentiels

Diverses choses dont ma vie est faite s’entremêlent

sans suite et sans logique apparente,

autant de parallèles potentiels

alimentés selon l’humeur

du capitaine instant

à la barre

2013-12-13 14.45.07

Cochez la bonne case pour cet
aphorisme riedelien pur jus de matin inspiré par un philosophe allemand moustachu.
3 choix possibles.
Tout ce qui ne me tue pas me rend plus…

fort\faible\fou\toutou\loup\genou\caillou\hibou\mou\cou\tout
Bonus : Roux, roue ?
Photo. dog day in Montmartre, Paris

L’image contient peut-être : arbre et plein air
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Rubrique je me souviens :
J’étais au festival JazzàJuan le 14/7/16 soir, on apprit dans le coin presse de façon confuse l’attentat (un camion kamikaze franco-tunisien de 31 ans tuant 100 personnes sur son sillage sanglant de 2 km de Promenade des Anglais) par un organisateur.
Qui a demandé de quitter immédiatement ce coin presse, quil allait fermer.
Rationaliste en diable, J’ai bêtement demandé : quel rapport entre Nice et le village presse sécurisé de Juan, le terrorisme ferait-il rhizome jusque-là ? Le type, stressé, m’a traité de blaireau…
Je m’abstins de lui dire que le terme blaireau n’avait plus cours depuis 1989 au bas mot, ce qui est un mauvais signe sur le locuteur en usant près de 30 ans plus tard.
Le concert continua : un set free très inspiré de Didier Lockwood et son combo mandchou-fusion…
Une réaction obtenue sur FB : C’est clair. Pourquoi leur seule réponse semble être de fermer les portes ? J’aurais plutôt tendance à tout ouvrir. Free free…
Version développée
Rubrique je me souviens : J’étais au festival Jazzàjuan le 14/7 soir, on a appris de façon confuse en off une histoire de camion fonçant dans la foule à Nice. Au village presse, par un orga qui demanda de fermer ce coin presse. J’ai bêtement dit quel rapport entre Nice et le village presse sécurisé de Juan, le terrorisme ferait-il rhizome jusque-là ? Le type, stressé car il en savait plus que moi, me traita de blaireau… Je quittai promptement les lieux (sans objecter que le terme blaireau n’avait plus cours depuis 1989 au bas mot, un mauvais indice sur le locuteur en usant). Mi-honteux de ma saillie rationaliste, qu’on pût après-coup juger très déplacée… On baignait dans l’irréel et le proximité du drame, qui se chuchotait parmi certains rangs. Le troisième et dernier concert continua : un set free très inspiré du génial Didier Lockwood et son combo mandchou-fusion… Puis annulation des concerts du 15 au 19 : ils reprirent le 20 juillet.#rip #nice

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Concernant le mot évaporation, je dirais que :
le temps est une illusion qui m’embarrasse et me déb-harasse.

Et la mémoire reconstitue les choses et les déforme, à sa guise, telle la pâte à modeler dans les mains des enfants. D’ou ce beau nom : 6 place Paul Painlevé
Un photographe faisant poser sa grand-mère de 93 ans en tenue décalée
L’émouvant destin du poète allemand Odon von Horvath, qui s’est pris à 38 ansune branche d’arbre devant le théâtre des Champs-Elysées.

Une course à la pleine lune, plein jour, plein ciel : je m’y voyais déjà,
cime en l’air,
hors taxes du réel,
lune quasiment chevauchant,
doublant, semant
au nez
et à la barbe de papa.

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Ce que je  retiendrai des paysages entrevus, des natures lascives, des filles adorées, de la beauté du monde qui fait ce qu’il peut ? Peut-être un sentiment d’éternité, entraperçu de mon vivant. Fugacement de l’auteur.

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J’en ai assez de l’obsolescence programmée : Parce qu’il a 7 ans, mon ordinateur présente des incompatibilités logicielles grandissantes. « Fire Box 3, le navigateur que vous utilisez, n’est pas compatible avec ce nouveau monde de flux, plus deleuzien que lacanien » m’indique t’on en message sur mon navigateur. Pourrais-je me mettre à jour sans être neuf?

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Réconfort à la rubrique fait divers de terroir : le coût du PIB (bonheur inclus ttc ) était parti tout seul. Sans lapin chasseur cachant chasser.

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Being Arnaud Montebourg : vu hier dans son propre rôle, de redresseur de torts de l’honneur perdu de la France. Drôle de bête. Il monte des coup de com autour de rencontres avec 3 objets innovants pour dire que le futur existe : Cela a le mérite de changer de la morosité auto-destructrice et médiatoc viande de cheval. Un personnage de roman, tonitruant, on aimerait parfois couper le son, l’animal est attachant.

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Même pas toxique,en plus, le chevalon !
A moins qu’il se décante qu’on l’ait nourri
à la farine de moustaches d’chat poisson

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Peinture. A-t-on retrouvé le visage de l’Origine du monde » ?

Comme disait l’acteur auto-baptisé La Luchina (Fabrice) sur Inter, l’heureux élu « l’a acheté 1700 euros, il la revendra 45 Millions » : un compte de faits abusif comme l’époque, immoral, oui da ! Mais pourquoi l’argent-roi à flots hémoglobiques dégoûtants,ca ne m’est pas arrivé, à moi ?

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Un champagne qui s’appelle « Zarb ? 

Well, well, this is not as zarb as i thought : only funny buzz/art packaging for hipsters.
Inside a rather good small bubbled champaign (elaborated  by Baron Fuenté),
That i met & tasted yesterday in Paris for « Be mine« , Fátima Lopes’s new Perfume’s launch.
Zarb was involved with an upside down white bed photocall for 3 and it was a good thing because i love that portugueese stylista. Also beacuse she’s  the only left since Ana Salazar sold her brand last year… As the nice young Mannequin used for Fatima’s campaign answered me yesterday… Too bad…

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A propos de Fatima Lopès, la seule grande créatrice de mode portugaise, depuis que Ana Salazar a vendu l’année dernière pour cause de crise. elle a lancé à Paris « Be mine », un parfum si portugais conçu par Givaudan. Sainte Fatima Lopès, seule grande créatrice portugaise restante à l’international, souriante et sincère d’allure, comme mes Portugais bien-aimés, lance sa fragrance, Be Mine. Un parfum de plus ? Oui, et pas désagréable, un peu fort de Santal et de rose fantasmée. En la matière, on n’échappe pas au story telling…

J’étais présent car dans un monde futile, autant l’être tout autant parfois. c’était plaisant comme paillettes volent au vent. Voici mon commentaire post partum sur sur son mur FB :

I was yours yestersday and that was cool, you look so young and full of light, made your perfume appear the same way : I guess Portugal also needs such icons & symbols. Of course, it has got nothing to do with ist distress, with the crisis. Yet, it has 🙂 Longa vida para o Portugal & Be mine Perfumo for free for all portuguese young unemployed people ! Barroso will certainly pay for that cause ! 🙂« 

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Moi en thon de cockpit
(façon fisheye)
piquant du nez sur Porto
par un clair matin d’été, grâce à l’anniversaire des 5 ans de la ligne Paris/Porto Transavia

J'ai réaiguillé la destination, Porto ou lieu de Chennai, par MTA (méditation transcendantale appliquée) et autosuggestion, convertissant aussi le pilote aux vertus du jeune. Plus fort que le Dalaï Brahma...

J’ai ré aiguillé la destination, Porto ou lieu de Chennai, par MTA (méditation transcendantale appliquée) et autosuggestion, convertissant aussi le pilote aux vertus du jeune. Plus fort que le Dalaï Brahma…

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22 décembre 2012 : Après la fin d’un monde repu (privé de dessert divin), jouir et jouer de la renaissance, lâcher un plein de ballons sonde, respirer au réveil le grondement de l’océan sans fin.

« les Maiens avaient acheté un calendrier qui s’arrêtait le 21, alors ils ont cru que c’était fini, mais en fait non. » Iris, 9 ans

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Enseignes décaties de mon coeur bien renées

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Barbe à papa convoquant le ciel, céans.

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Luz, Licht, Lumiel : être dans de beaux draps.
Installation de chemises in situ sur une placette de Guimaraes, Capitale européenne de la culture 2012

Installation de chemises in situ sur une placette de Guimaraes, Capitale européenne de la culture 2012

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Le vie m’est miel de chatons chatoyants

Fugacement dans un train de Lyon vers Moutiers. Je les avais déjà croisé en correspondance à La Pardieu, en terrasse d'un café, calés dans le panier de leur maman humaine, elle aussi flanquée de deux petits.

Fugacement dans un train de Lyon vers Moutiers. Je les avais déjà croisé en correspondance à La Pardieu, en terrasse d’un café, calés dans le panier de leur maman humaine, elle aussi flanquée de deux petits.

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La aussi, chat va comme ça va : O les beaux jours, à  déguster tee shirt blanc douceur, concert en  festival teinté d’été sur hauteurs du jardin de Belleville. Avec barbu détouré de belle facture.

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Une fois l’an ressortent des placards les bus à impériale, dont l’enfantMoi connut la fin vers 1972. Ligne 30 ‪#‎paris‬ ‪#‎zaziedanslemetro‬ ‪#‎exercices‬ de style ‪#‎christopheriedel‬

Bus Imperiale

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Rubrique « Sic transit gloria mundi des flux sans fin » : on annonce le bouton dislike/j’aime pas FaceBouc. Le « rien à f… » et « gardez vos humeurs « se feront attendre jusqu’à complète disgrâce de ce réseau ?

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Irremplaçables cartes postales : substance, essence, matérialité d’une missive fictive. ‪#‎cartespostales‬ ‪#‎ecriture‬ ‪#‎writing‬ ‪#‎postcard‬ ‪#‎whoknowswhere‬‪#‎towhom‬ ‪#‎envoi‬ ‪#‎send‬ ‪#‎mailbox‬ ‪#‎fiction‬ ‪#‎love‬ ‪#‎lips‬

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Aligner les cailloux des souvenirs trépanés ‪#‎toursaintjacques‬ ‪#‎paris‬‪#‎remember‬ ‪#‎remembering‬ ‪#‎jemesouviens‬ ‪#‎light‬‪#‎makeyourownofalmosteverythingmet‬

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Scène jardin, fleur de chat, château lumière en Espagne, désidératas, taffetas, idées sans crépuscule. Petits plaisirs majuscules ‪#‎jardin‬‪#‎makeyourownreligion‬ ‪#‎whateveryoufeel‬ ‪#‎whateveryoulove‬‪#‎whateveryouloveyouare‬ ‪#‎petitsplaisirs‬ ‪#‎petitsplaisirsdelavie‬ ‪#‎satisfaction‬‪#‎whateveryouare‬ ‪#‎whoknowswhoheis‬

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‪#‎makeyourownreligion‬ of lave, left loves & leaves ‪#‎ChristopheRiedel‬‪#‎mafournaiseintėrieure‬

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On dirait Le Corbu, non ? En fait, à gauche, la silhouette est celle de l’ambassadeur de Suisse du moment…
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Au Château d’If, bâtir des songes de fin d’été. ‪#‎marseille‬ ‪#‎frioul‬‪#‎ChristopheRiedel‬ ‪#‎hopitalcaroline‬

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Sur la Route Napoléon, il y eût une aquarando à 12° dans les gorges du Verdon dont je crus qu’elle aurai ma peau (l’eau glacée sous la combinaison),1 lost caravane, du bleuDubonnet place Tivoli à Sisteron. ‪#‎GR406‬‪#‎routenapoleon‬ ‪#‎visit04‬ ‪#‎ChristopheRiedel‬
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Thym glané en escaladant les Pénitents des Mėes, cairn et pommette de la Route Napoléon, figue de 72h en bas de ‪#‎Moustierssaintemarie‬, doudou mascotte de ‪#‎digneslesbains‬ , Sirop citronnelle Monin mélange avec feuilles et infusion de verveine de la ‪#‎villagaïa‬ , eau florale d’ ‪#‎immortelle‬ du‪#‎parcbotanique‬ ‪#‎saleccia‬, chute de talon métallique ramassé au pied de la forteresse de Sisteron. Un conte rond. ‪#‎visit04‬ ‪#‎alpesdehauteprovence‬‪#‎routeNapoléon2015‬
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21 terres de‪#‎dignelesbains‬, oeuvre (que j’envisage) de ‪#‎hermandevries‬.
Étoiles fossiles de Saint-Vincent serties en bijoux/
Le tout au Musée Gassendi de Digne-Les-Bains, un très réussi
Cabinet de curiosités où le contemporain rėinterroge les collections. ‪#‎visit04‬ ‪#‎alpesdehauteprovence‬
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 Autant en emporte le climat…

Qui pense que la Conférence sur le climat Cop 21 accouchera d’autre chose que d’une souris,
d’un volontarisme politique climatoc
d’un soufflé de déclarations d’intention composite ? De doubles discours et autres effets d’annonce de tous les pays engagés, se désengageant derrière leurs gages apparents, donnés pour la galerie médiatique, 6 mois après la mousse des retombées verbales ?

‪#‎Cop21‬: nos amis bisounours volontaristes à forte valeur ajoutée en effets d’annonce (de serre) parviendront-ils à sauver la Terre de 2° d’ici 2055,2100, 2222, 3333 ?
Les crocs des lobbys velus pragmatiques et des financiers pragmatiques mangeront-ils nos espoirs tout crus ?
Tenons bon contre adverses Citės, vents & marées !
Tic, tac….

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Espère t’on , car la conférence Cop(a) 21 (au moins, ce jambon est bon, même s’il est gras)se tient à Paris, le rayonnement d’un Humanisme de tour Eiffel en guise de Deus ex Machina providentiel ?
On prend les paris ?
La conférence de Rio 1992 ne donna rien
celle de Johannesburg 2002
( à laquelle j’eus le bonheur frelaté/résigné d’assister en partie pour le compte mercenaire épistolaire d’une multinationale française du secteur de l’environnement)
ne donna rien
Rien de plus que les autres jusqu’à celle ci
mis à part bone conscience
Cette année, en cerise sur le gâteau inutile et énergivore
il y eut aussi la bouffonerie milanaise
« Nourrir la planète »
pleine de jolis pavillons nationaux très durables
De l’image de marque, c’est bien tout…
Alors, est-ce mieux que rien ?
Oui, oui non, non non oui2014-09-18 16.44.32
Jolie petite maison en bois eco-durable, adorable.
L’époque adore le bois en façade…
et le théâtre des Sommets étatiques
clinquants avec tous ces gens filmés en sortant
ou pendant pour faire authentique
avec du off,
avec un peu de participatif
pour le Grand public
et des effets
ménagés

Les 2 degrés de plus à éviter du GIEC,
mission possible ou non
le monde s’assoie dessus posément
Il faudrait pour lutter contre les avaries de l’ère de l’Anthropocėne,
l’ère du Poubellien
comme le disait cette femme co-responsable du GéoPark de Digne-les Bains
(ou se tînt le premier sommet de la Terre)

il faudrait
100 000 milliards de dollars
qui ne seront injectés dans la machine-Terre en peine
ni par les riches entreprises avares de leurs plus values actionnaires
ni par les États rapetissés
et avariés
par le lobbying
roi…

Je serais si heureux que le futur me donne tort
Qui m’aime me contredise
En attendant,marron en emporte le vent
Qui croit à cela ?
qui gobe encore ces grandes messes d’édicules ?

Ps : « La dette est une construction artificielle créée par les banques avec le consentement des états pour dépouiller les peuples et en faire des esclaves à leur solde. » Michel Rocard, en quête de rémission, en fin d’existence. Le commentaire anarchosimpliste glané sur un forum : « Les gouvernants sont au courant… et ils laissent faire ! « . Quelle surprise…

Chaque grain de sable d’une plage terrestre équivaut à 10 000 planètes.
Oh Venus, Pourquoi n’y a t’il personne au grand bal cosmique ?
Mais ou sont donc passés les ET (et les gazelles) ?
Rappel : « Une croissance de 2 % par an pendant quelques millénaires grille nécessairement le système planétaire qui en subit l’expérience. »

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PS d’un lundi jour d’ouverture de la Copa21

Livraison en vrac et au détail, comme un lundi : La France, première consommatrice de pesticides d’Europe, troisième pour les fongicides et insecticides. Aucune indication ni mention de taux de pesticides dans les vins, l’un de nos trésors nationaux. A nous la Coupe XXI ?
Rien n’est simple ni durable,mis à part le volontarisme affiché et le travail de sape souterrains des lobbys vomitifs.
Autre chose : Vu apparaître le ‪#‎Robocop21‬. Tout est complexe, déstabilisant, la communication pavée d’infernales -et déroutantes- bonnes intentions. Prendre son mal (de planètre) en… ‪#‎impatience‬ serait-il salvateur ? M’enfin, tant qu’on « naît vivant » pour faire de bons maux…
Fin du fourre-tout du jour : Tant qu’on est pas assez bête pour colporter théories de complots, votes protestataires au service des absences d’idées des imbéciles bleu blanc borgnes faisant recette…
‪#‎Planêtre‬ ‪#‎Pleinetre‬ ‪#‎fenêtresenidée‬ ‪#‎portesouvertessansrésignation‬
« Le drame de la France, des Français, est d’être toujours contre, pas assez pour » disait un ami. C’est aussi pour cela que les FNAndouilles Triple C
(Con, Confondant, Con au tournant) font recette…

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12314303_10207856330746614_5123104425359189334_oJoseph Trompette ~ Grotesques, Reims, France, ca. 1870-95

Sujet pour Bac philo 2018

Le politique tend-il par essence vers l’obscénité de la posture ? Quelle est la date de péremption de toute prétendue authenticité de campagne, une fois au pouvoir ? 3 mois ?
Quelle serait, si nous prenions leur place, notre propre (im)posture ?
Peut-on se draper dans la volupté de l’honneur du cybercitoyen commentatif conchiant le pouvoir en place, le précédent, puis le prochain ? Un peu comme on se soulage dans l’ombre de la frustration.
On en revient toujours a ce constat :


Le Pouvoir est exécrable, grisant, enviable, plein de basses trahisons shakespeariennes peu enviables. Pourquoi veut-on devenir dirigeant de Parti et le prendre, ce Pouvoir ? Parce qu’on est né mâle Alpha dominant (ou femme, mais il n’y a guère qu’Angèla) dominant de base, bouffi d’égo et d’intelligence froide, capable de tout pour se maintenir, revenir, comme l’autre nabot.


Ferait-on mieux ? Je l’espère tant.
J’aurais accepté Snowden, il aurait même pu camper durablement dans la cour de l’Élysée.

Dieu que la figure du politique providentiel est grotesque. Et vaine en un monde réellement mené par 3000 marques reines, leur lobbying débilitant, les 1% d’hyper riches répugnants. Créant parfois des fondations sur le tard pour se disculper. Ce qui est mieux que rien…

Voila. C’était ma séquence FriedrichArlette. Ma propre posture : mépris du Pouvoir, distanciation vis a vis de son aspect suspect, comme du mien. Par essence. Sur fond de fusion idéologique des camps d’antan.
La nausée de ce qui attend au tournant politique de l’alternance, bien pire a mes yeux que ceux au Pouvoir du moment.

Nouvelle distanciation
Pd: Avant tout, le délice,
le privilège d’exister encore
émerveillé d’être à chaque réveil et coucher
De recommencer
Chaque jour de ma vie est une vie.
Quand même, il y a de la démocratie
Sécurité, liberté…
Tout est politique, je n’aurai pu l’être
trop bêtement sincère.

Ma posture
Mon imposture :
La volupté d’un honneur
Un tantinet misanthrope
Vomissant sur l’idée même
De « meneur d’hommes »
De tribun beau parleur
De manager
De toute espèce

Rubrique je me souviens : J’étais à Jazzàjuan le 14/7 soir, on a appris de façon confuse l’attentat au village presse par un orga qui a demandé de fermer le coin presse. J’ai bêtement demandé : quel rapport entre Nice et le village presse sécurisé de Juan, le terrorisme ferait-il rhizome jusque-là ? Le type, stressé, m’a traité de blaireau…Le concert continua : un set free très inspiré de Didier Lockwood et son combo mandchou-fusion…
C’est clair. Pourquoi leur seule réponse semble être de fermer les portes? J’aurais plutôt tendance à tout ouvrir. Free free…
Rubrique je me souviens : J’étais au festival Jazzàjuan le 14/7/16 soir, on a appris de façon confuse en off une histoire de camion fonçant dans la foule à Nice. Au village presse, par un orga qui demanda de fermer ce coin presse. J’ai bêtement dit quel rapport entre Nice et le village presse sécurisé de Juan, le terrorisme ferait-il rhizome jusque-là ? Le type, stressé car il en savait plus que moi, me traita de blaireau… Je quittai promptement les lieux (sans objecter que le terme blaireau n’avait plus cours depuis 1989 au bas mot, un mauvais indice sur le locuteur en usant). Mi-honteux de ma saillie rationaliste, qu’on pût après-coup juger très déplacée… On baignait dans l’irréel et la proximité du drame, qui se chuchotait parmi certains rangs. Le troisième et dernier concert continua : un set free très inspiré du génial Didier Lockwood et son combo mandchou-fusion… Puis annulation des concerts du 15 au 19 : ils reprirent le 20 juillet.
#rip #nice
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J’en profite pour partager ce texte, très post nietzschéen. Un constat à la désamiable, un bon siècle après le Crépuscule des dieux, qui sonne comme un manifeste de la génération née vers 1990 :

« Puisque tout est fini, alors tout est permis »

« Nous avons grandi dans une impasse. Cernés d’un réseau de petites phrases anxiogènes qui s’aggloméraient comme des narcotiques dans nos cerveaux en formation. Enfants, nous avons pris connaissance du monde en même temps que de sa fin imminente: pas un jour sans qu’on entende à la radio des nouvelles de ces deux sœurs morbides, Mme Dette et Mme Crise, dont les ombres dans nos têtes enflaient sans cesse. Finiraient-elles par exploser? Non: c’est le chômage, le trou de la Sécu et son acolyte de la couche d’ozone qui s’en chargeaient. Les tours aussi, le 11 Septembre de nos 11 ans. Dans nos têtes d’enfants saturées de ces traumatismes subliminaux, l’idée de l’Apocalypse naissait au début des années 2000.

Nous n’avions pas 20 ans: nous arrivions trop tard

Au lycée, on nous avertit d’emblée que l’Histoire était finie. On nous expliqua que Dieu, le Roman et la Peinture étaient morts. Sur les murs de la capitale, on nous apprit que l’Amour l’était aussi. Nous n’en connaissions pas le visage que déjà, nous n’avions plus le droit d’y croire. Notre adolescence a passé comme ça, sans que jamais rien ne se passe. A l’université, nous nous découvrions «postmodernes» – dans les livres de Gilles Lipovetsky, d’Alain Finkielkraut, de Marcel Gauchet. La formule, ailleurs, revenait souvent, recouvrant indistinctement tout ce qu’il y avait de contemporain: on l’accompagnait généralement d’un sourire sarcastique, que nous imitions sans tout à fait le comprendre. On nous inculquait ce schéma ternaire «prémoderne, moderne, postmoderne», grille de lecture ou tenaille qu’on nous présentait comme neutre quand, insidieusement, celle-là avait déjà décidé pour nous qu’il n’y avait plus rien à faire. On était déjà à l’épilogue du récit mondial de l’humanité. L’hypothèse communiste? Un délire de pyromanes. Mai 1968? Une bataille de boules de neige. L’idéal du progrès ? On avait vu Hiroshima. Les utopies avaient toutes été ridiculisées, la poésie rendue barbare après Auschwitz, les rêves, n’en parlons pas. Nos ambitions se réduisaient au quart d’heure de gloire warholien, un éphémère, et puis s’en va. Avec les autres époques, nous avions le sentiment de ne plus tenir la comparaison. Français, nous étions saturés de rêves de gloire en même temps que divorcés de l’Histoire – comme affligés d’un complexe d’infériorité à son égard. Toujours, et sans que nous n’ayons décidé quoi que ce soit, nous nous situions après, une génération de retardataires qui se sentaient tout petits en face des statues de pierre. Nous n’avions pas 20 ans: nous arrivions trop tard.

Alors que faire? Mourir, éventuellement. En restant vivant si possible. Devenir un spectre de soi-même avec l’ennui et l’orgueil comme seuls moteurs, prenant comme modèles des anti-héros mégalomanes : Michel Houellebecq («souvenez-vous-en : fondamentalement, vous êtes déjà mort»), Yves Adrien (l’auteur, virtuellement mort en 2001, de F. pour fantomisation) ou Frédéric Beigbeder («Je suis un homme mort. Je me réveille chaque matin avec une insoutenable envie de dormir»).

A nouveau que faire ?

Une autre issue: regretter. Avec Muray, Dantec et les autres, pester contre l’homo festivus. Le jour fustiger les Bisounours, puis la nuit, pudiquement, rêver aux chevaleries d’avant. A l’extrême rigueur, enfin, agir à l’extrême. Devenir une bombe, prôner la haine de l’autre, exercer la terreur; à défaut de savoir comment s’y comporter, travailler à l’extermination du monde tel qu’il est. Une nouvelle triade de la résignation: celui qui disparaît, celui qui regrette, celui qui tue. Pour les autres, il reste l’oubli: la consolation des objets, l’anesthésie par les loisirs. De toutes ces figures possibles, nous ne nous reconnaissons dans aucune. Alors, à nouveau, que faire?

La réponse est simple: renaître, comme il nous plaira. Nous sommes comme les personnages de la pièce de Shakespeare fuyant désormais un modèle de société qui nous a déjà bannis. Etant tout sauf désabusés, nous n’avons plus d’autre choix que celui d’inventer une nouvelle voie. La place est déjà prise? Trop prisée? Nous irons ailleurs, explorer. Sur les ruines des Trente Glorieuses, certains d’entre-nous au-dessous du seuil de pauvreté, nous ferons très exactement ce que nous voulons. Tant pis pour le confort, tant pis pour la sécurité, et tant pis si nous ne sommes plus capables d’expliquer à nos parents ce que nous faisons de nos journées. Nous sommes soutenus par l’amour que nous nous portons. On nous l’a de toutes manières assez répété: il n’y a plus d’issue. Dont acte.

Indépendants, multitâches et bricoleurs

A distance d’un théâtre politique dont on ne comprend plus la langue, nous aspirons à l’émancipation, quitte à consentir à une certaine précarité. Le système D s’ouvre, comme une alternative possible au salariat. Nos petites entreprises côtoient, et à nos yeux égalent, les grandes institutions. Dans les marges et grâce à Internet, nous explorons les micro-économies souples. Les intermédiaires sont court-circuités. Nous produisons et distribuons notre propre miel. Plus rien n’est entre nous et la musique: l’énergie et la foi suffisent pour la créer, un ordinateur pour la mixer et la distribuer tout autour du monde. Nous sommes cosmopolites mais pratiquons le local: dans des sphères restreintes et de fait habitables, nous façonnons des objets qui nous ressemblent, puis nous les partageons. Dans nos potagers numériques, nous cultivons les liens, IRL comme URL, échangeant nos enthousiasmes, nos connaissances et les nuances de nos vies intérieures. Partout, nous nous réapproprions nos heures. Par la conversation, nous prenons le temps d’inventer des mots nouveaux pour désigner des choses nouvelles. Nous sommes indépendants, multitâches et bricoleurs. Conscients de notre chance comme de l’effort à fournir, nous refusons le cynisme et la plainte. S’il faut manger des pâtes, nous les mangeons sans rechigner. S’il faut sacrifier les vacances, nous l’acceptons. Nous échangeons nos vêtements, nos logements, nos idées.

Sans faire de bruit, une révolution discrète, locale et qui ne cherche à convaincre personne a déjà eu lieu. Nous acceptons désormais d’être sans statut, retirés dans les marges joyeuses, par nécessité comme par choix. L’avenir est pour nous dans les friches. C’est dans les terrains encore vagues qu’adviendra une nouvelle renaissance. Nous ne réclamons ni n’attendons plus rien de la société telle qu’elle va: nous faisons. Par-dessus tout, et fragilement.

Parvenu à un certain degré, le désespoir devient une panacée. Puisque tout est fini, alors tout est permis. Nous sommes après la mort, et une certaine folie s’empare de nous. Pareils à des ballons déjà partis trop haut, nous ne pouvons plus redescendre: dans un ciel sans repères, nous cherchons les nouvelles couleurs. Le monde est une pâte à modeler, pas cette masse inerte et triste pour laquelle il passe.

« Des futurs multicolores nous attendent. N’ayez pas peur, il n’y a plus rien à perdre. »

Par Le Collectif Catastrophe publié par Tricastel Burgalat label

2 réflexions sur “Aphorismes quotiriedeliens

  1. BG dit :

    la branche qui a frappé et tué O von Horvath l’ atteint devant le théâtre Marigny (qui porte un plaque commémorative) et non le théâtre des Champs Elysées….

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